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Journées d'études |
Les Journées
d’Études Ciné-Travail proposent de prendre le temps
d’une réflexion partagée et approfondie sur des
thèmes où se pose de manière aiguë la
question de la mise en visibilité et en débat du travail,
et de ce que le cinéma fait de cette question. Elles sont
ouvertes à tous, sur inscription, dans la limite des places
disponibles.
Vendredi 27 novembre 2009 : "D’UN TRAVAIL A L’AUTRE"
Journée d'étude organisée par [Les journées
d'étude Ciné Travail] et Le Festival « à
nous de voir » Science & Cinéma dans le cadre du
thème « EXILÉ EN DES LIEUX INCERTAINS »
En présence de Caroline BUFFARD, Anne GEORGET, Jéremy GRAVAYAT, réalisateurs
et d'Alexis SPIRE, sociologue.
Le vendredi 27 novembre 2009 de 10h. à 17h.
Au Théâtre de la Renaissance 7, rue Orsel 69600 OULLINS
Mardi 13 septembre 2005 : Filmer le travail : avec Jean Michel CARRE
« Entre activité et subjectivité »
en présence du réalisateur Jean Michel CARRE et avec la
participation de Philippe DAVEZIES, enseignant chercheur en
santé au travail, Lyon 1
De 9h. à 17h, à l’Institut des Sciences de l’Homme
6 Mars 2003 : Nucléaire et risques industriels,
réflexion sur le travail dans les industries à
"très hauts risques" pour la santé et pour
l’environnement
A partir de 3 films de René
Baratta, réalisés en 2002 dans le nucléaire, pour
le CE national d’EDF :
« Le travail »
Quelle est la réalité du travail dans le nucléaire
et dans les industries à risques ? Les objectifs de
sûreté ne sont-ils pas mis en concurrence avec les
objectifs de production (et de rentabilité) ? Comment les
salariés, individuellement et collectivement, parviennent-ils
à résister à une organisation du travail qui
« oppose » les salariés de l’entreprise et les
sous-traitants ? les agents de « terrain » et
l’encadrement ? la production et la maintenance ? etc...
Qu’en est-il du sentiment de maîtriser la situation ?
« La santé »
Quel est le vécu des salariés qui garantissent la
sûreté des sites industriels à risque pour la
santé et l’environnement ? Où et comment
s’exprime-t-il ? Quelle visibilité a-t-on des
conséquences de la sous-traitance sur la santé des
salariés (entreprises utilisatrices et entreprises
sous-traitantes, salariés et encadrement) ? Quel rôle
jouent les CHSCT dans ce domaine ? Quelles sont les observations des
professionnels et des scientifiques de la santé au travail ?
Comment les syndicalistes interviennent-ils sur ces questions ?
« L’action »
Quelle est la place du point de vue de ceux qui travaillent dans les
choix d’organisation ? Quel est l’impact des choix
organisationnels sur la qualité et la sûreté ?
L’appel à « participer », «
s’engager » et « se responsabiliser » dans le
travail s’accompagne-t-il de véritables espaces permettant
à chacun d’apporter son expérience, son avis... ?
Comment s’organise le débat sur le travail ? Quelles
démarches syndicales ? Comment s’opère la
réflexion et comment se construisent les « contre-pouvoirs
» ? Les sous-traitants : quelle place dans ces actions et dans
ces débats ?
Débat en présence de :
Michel Llory, ingénieur-consultant, auteur de « Accidents industriels : le coût du silence »
Annie Thébaud-Mony,
sociologue, spécialiste des questions de sous-traitance, auteure
de « L’industrie nucléaire : sous-traitance et
servitudes »
Dominique Huez, médecin du travail
Michel Lallier, syndicaliste CGT, secrétaire de CHSCT, co-auteur des films
30 Janvier 2004 : Le film comme outil d’analyse sociale
A partir de 3 films de B. Ganne et J-P.
Pénard sur les métamorphoses successives d’une
entreprise industrielle.
« Appartenances »
de l’entreprise familiale à la crise des années 70
Une usine, le village, le domaine, les ouvriers : un patron «
impérator », un métier éprouvé, un
ordre social totalisant ; immuable ? Rattrapée par le temps,
confrontée à la crise, l’entreprise familiale doit
« serrer les boulons ». Plus qu’une simple
transformation, les heurts d’un changement de mondes.
« Rumeurs d’atelier »
« vous avez dit flexible ? »
Le « management participatif », la «
flexibilité », ces maitres-mots des années 90,
quelle réalité ont-ils eu dans les entreprises ? Avec ce
film de 110 mn, suite directe du précédent qui voit
l’entreprise observée s’adonner au participatif,
supprimer les contremaîtres, développer les ERE (Equipes
à Responsabilité Elargie), c’est bien le temps qui
guide et fonde l’approche délibérément
choisie par le chercheur. Ici, on ne surfe pas sur « la question
», mais on la construit par de l’observation longue et
patiente des ateliers afin de rendre « visible » et «
observables » les transformations industrielles : gageure ?
« Annonay Quingdao »
chronique d’une mondialisation
Après s’être « flexibilisée », au
tournant des années 2000, l’entreprise se mondialise...
Dans ce troisième volet, dernière et ultime étape
observée de cette évolution industrielle, l’usine
s’exporte ou plutôt exporte son savoir-faire en Chine...
Nouvel éclatement, nouveaux bouleversements : la mondialisation
vue ici et là-bas. Analyse et écoute des
anxiétés : une plongée dans notre
aujourd’hui...
Débat en présence de :
Bernard Ganne, réalisateur et chercheur en sociologie,
Philippe Davezies, enseignant-chercheur en médecine et santé au travail,
Des syndicalistes de l’usine,
Thierry Rochefort, sociologue et responsable de département à l’ANACT
6 Décembre 2004 : Le travail au féminin (ici et ailleurs, hier et aujourd’hui)
Ouvrières du Monde
Film de Marie France Collard, 2000
Derrière la nouvelle évangile de la
compétitivité, se cachent des vies singulières :
celles d’ouvriers, d’ouvrières qui, dans les pays du
Nord comme dans ceux du Sud, en font l’expérience directe.
C’est leur parole, leur rencontre, leur vie quotidienne que le film nous propose de suivre.
En Belgique et en France, Rosa et Marie-Thérèse vivent
leurs derniers mois de travail dans les usines Levi’s. Leur
histoire se conjugue à celle de Yanti et
d’ouvrières anonymes du secteur textile pour qui, en
Turquie, en Indonésie, aux Philippines,… le seul horizon
semble représenté par 10, 12 ou 14h d’âpre
travail par jour, pour un salaire plus que dérisoire…
Débat en présence de...
Marie-France Collard, réalisatrice
Une ex-salariée, Levi’s France,
Catherine Teiger, ergonome, chargée de recherche au CNRS,
Mais qu’est-ce qu’elles veulent ?
Film de Coline Serreau, 1976
Elles sont ouvrières, paysannes, mères de famille...
Elles s’interrogent sur leur vie, leur place dans la
société... Elles sont clivées entre ce que
l’on attend d’elles et ce qu’elles veulent
être... Elles se battent à leur manière contre les
inégalités, les préjugés, les conditions
qui leur sont faites... Elles ne renoncent pas, et se livrent à
la caméra les yeux grands ouverts sur le monde.
Coline Serreau dans ce film dérangeant, dresse des portraits de
femmes à une époque où elles cherchent les voies
d’une émancipation la plus élémentaire :
gagner en autonomie, être reconnue, « empoigner sa vie
»... C’est dans ce contexte que les femmes construisent
leur rapport au travail, et les questions qui se posent dans cette
quête d’identité sont peut-être encore
d’actualité...
Débat en présence de...
Danièle Gendron, factrice, militante syndicale,
Natacha Duraffourg, militante féministe à Lyon,
Annick Houel, professeure de psychologie sociale à l’université Lumière Lyon 2
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