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 Historique des films projetés




« La tôle et la peau »
Réalisation : Claude Hirsch ( 2010, 55 mn)

9 livres, 10 ouvriers, pour nous dire l'usine de l'intérieur. Récits mêlés, images croisées pour circonscrire ce monde, le donner à saisir par touches, par tranches. Celles de la vie de ceux qui produisent, dans le bruit et la fureur, dans la précarité et la fraternité... Des ouvriers nous disent la vie d'usine à travers des extraits de livres écrits de l'intérieur. Les textes sont interprétés face caméra. Neuf livres et dix ouvriers-interprètes qui se réapproprient un récit dans lequel ils se reconnaissent. Ces témoignages sont rythmés par des images et des sons d'usines en activité. De cette palette se dégage une vision concrète de la condition ouvrière d'aujourd'hui par ceux qui sont "dedans".

Ce film a été projeté le jeudi 2 avril 2015 à 19h00 au Rize, 23 Rue Valentin Hauy, 69100 Villeurbanne
Suivi d'un débat avec Claude Hirsch, réalisatrice et de Colette et Pascale, ouvrières et actrices du film, en partenariat avec le Rize



« LES REGLES DU JEU »
Réalisation : Claudine Bories et Patrice Chagnard (2014, 1h46)

Etes-vous Job ready ? Lolita n'aime pas sourire. Kevin ne sait pas se vendre. Hamid n'aime pas les chefs. Thierry parle wesh. Ils ont vingt ans. Ils sont sans diplôme. Ils cherchent du travail. Pendant six mois, les coachs d'un cabinet de placement vont leur enseigner le comportement et le langage qu'il faut avoir aujourd'hui pour décrocher un emploi. A travers cet apprentissage, le film révèle l'absurdité de ces nouvelles règles du jeu.

Ce film a été projeté le jeudi 19 mars 2015 à 20h00, au Cinéma LE TOBOGGAN, 14 av. Jean Macé - 69150 Décines
Séance suivie d'un débat en présence de chercheurs et représentants de « l'univers singulier », de la recherche d'emploi



« Rêver le travail »
Réalisation : Marcel Trillat et Cécile Mabileau


Ce film a été projeté le lundi 2 mars 2015 à 20h00 à la MJC de Monplaisir
Dans le cadre d'une soirée débat organisée par la MJC de Monplaisir : "Au travail: ne pas perdre sa vie à la gagner! Pressions, souffrances, violences au travail... qu'elles actions possibles?



« Les deux font la paire »
Réalisation : Marie T Lemaitre (2010)

Deux enseignants expérimentent le "co-enseignement", avec, entre autres, le but de favoriser l'autonomie des petits. Ils travaillent en duo avec leurs deux classes réunies. Le dispositif permet toutes les configurations de travail, du grand groupe avec deux adultes, jusqu'au travail d'un enfant seul avec un enseignant. Comment les tout-petits s'y retrouvent-ils dans le grand groupe, avec beaucoup d'adultes? Cela n'implique-t-il pas une profonde transformation du métier d'enseignant? Cette organisation est-elle généralisable

Ce film a été projeté le lundi 2 mars 2015 à 19h30 à la salle des Rancy, 249 rue Vendôme 69003 Lyon
En partenariat avec la MJC, suivi d'un débat.



« De mémoires d'ouvriers »
Réalisation : Gilles Perret

Ce film commence par une histoire locale et finit par raconter la grande histoire sociale française ! De la naissance de l'électrométallurgie, en passant par les grands travaux des Alpes et la mutation de l'industrie, jusqu'au déploiement de l'industrie touristique, c'est l'histoire ouvrière en général que racontent les hommes rencontrés par Gilles Perret.
Dignes et lucides, ils se souviennent de ce qu'ils furent et témoignent de ce qu'ils sont devenus dans la mondialisation.

Ce film a été projeté le jeudi 26 fevrier 2015 à 19h00 au Rize, 23 Rue Valentin Hauy, 69100 Villeurbanne
En partenariat avec le Rize, suivi d'un débat avec Jean Luc De Ochandiano



« Rêver le travail »
Réalisation : Marcel Trillat et Cécile Mabileau

À Paris, le grand magasin des Galeries Lafayette est, au même titre que la tour Eiffel, un symbole de la vie parisienne. Des réunions de direction aux scènes de vente quotidienne, rythmées par les joies et les peines de chacun, nous plongeons au sein des mécanismes d'une grande entreprise et de ses contradictions..
Que vous apporte votre travail ? Qu'en attendez-vous ? L'aimez-vous ?
Ces questions ont été posées à des travailleurs (une caissière, un ouvrier, un juge, une infirmière, une chômeuse, un jardinier...) pour réaliser ce documentaire militant.
Depuis des années, on ne parle plus que de l'emploi, du chômage, mais le travail, les enjeux du travail, le vécu du travail sont oubliés. Quand les salariés ont peur de perdre leur emploi, il n'y a plus de luttes pour défendre les conditions de travail, les salaires, et le travail se dégrade. Faire de la « belle ouvrage », ils en rêvent. Ils aiment leur travail, ils y trouvent leur dignité d'êtres humains, leur épanouissement. Leur crève-coeur c'est qu'on les empêche de plus en plus souvent de bien faire leur métier. Comment rétablir un vrai sens au travail pour tous ?
Comment imposer un réel droit d'intervention des salariés dans la gestion de leur entreprise ?
Ce film a été projeté le mercredi 24 février 2015 à 19h00, Cinéma Saint Denis, 77 grande rue de la Croix Rousse Lyon 4
Débat animé par Cine Travail et Espaces Marx



« Bienvenue au grand magasin »
Réalisation : Julie Bertucelli (France - 1999)

À Paris, le grand magasin des Galeries Lafayette est, au même titre que la tour Eiffel, un symbole de la vie parisienne. Des réunions de direction aux scènes de vente quotidienne, rythmées par les joies et les peines de chacun, nous plongeons au sein des mécanismes d'une grande entreprise et de ses contradictions..

Ce film a été projeté le lundi 12 janvier 2015 à 19h30 à la salle des Rancy, 249 rue Vendôme 69003 Lyon
En partenariat avec la MJC, suivi d'un débat avec un salarié du commerce et un représentant syndical



« Petites et grandes soustractions »
Réalisation : Christine Thépenier (France, 2008, 60 min. et bonus 2014,12 min.)

Dans un contexte de chômage en augmentation permanente et de creusement des inégalités, assurer une base financière à une population précarisée est une politique majeure de solidarité. Contrôles, criminalisation des fraudes, manque de moyen pour assurer une véritable insertion. dans les faits, cette aide ne devient-elle pas une arme à broyer les plus démunis ?
Film : D'un côté du bureau il y a un allocataire venu signer un contrat d'insertion ou bien demander une aide ponctuelle, un conseil... De l'autre côté du bureau, il y a l'assistant de service social (l'AS) calculette à la main, cherchant des solutions... et qui dénonce le manque de moyens et l'hypocrisie d'un système d'aide sociale qui généralise les contrôles pour limiter les dépenses...
En partenariat avec la MJC du Vieux Lyon

Ce film a été projeté le jeudi 18 décembre 2014 à 20h00, salle Léo Ferré, 5 MJC du Vieux Lyon, place Saint-Jean - 69005 LYON
Suivi d'un débat " Le temps, c'est de l'argent " avec Christine Thépenier, réalisatrice du film



« PÔLE EMPLOI, NE QUITTEZ PAS »
Réalisation : NORA PHILIPPE (2013 / FRANCE / 78')

« DANS LA BOÎTE »
Réalisation : JULIETTE GUIBAUD (2013 / FRANCE / 18' AUTOPRODUCTION) )

« ON VIENT POUR LA VISITE »
Réalisation : LUCIE TOURETTE (2013 / FRANCE / 53' VEZFILM LIMITED SUITE)


TRAVAIL, PRÉCARITÉ, DROITS, RÉSISTANCES :

Le vendredi 21 novembre 2014 , Au Théâtre de la Renaissance, 7 rue Orsel - Oullins , dans le cadre du festival A nous de Voir

EN PRÉSENCE DE :
Philippe Davezies, enseignant-chercheur en médecine et santé au travail à l'Université Claude Bernard (Lyon 1)
Nicolas Jounin, sociologue au Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris (CRESPPA), maitre de conférences à l'université Paris VIII Saint Denis
Maud Huynh, productrice Gloria Films
Lucie Tourette, réalisatrice



« L'anniversaire de Thomas »
Réalisation : Jean-Paul Menichetti, 1982, 82'

L'histoire d'immigrés italiens qui sont descendus de leurs collines pour s'enfoncer dans les mines et usines dans la Lorraine du Nord. Cent ans après, les hauts-fourneaux ont cessé d'embraser le ciel jour et nuit. Sont demeurés des hommes sans travail, sans identité. Leurs enfants les prolongent à travers ce film. Un anniversaire sans bougies... le ciel s'est éteint.

En partenariat avec les archives municipales de Lyon

ce film a été projeté le mercredi 12 novembre 2014 à 18h30 aux archives municipales de Lyon
Suivi d'un débat avec le réalisateur et Jean-Luc de Ochandiano, historien de l'immigration



« La Main au-dessus du niveau du coeur »
Réalisation : Gaëlle Komar (Belgique - 2011 - 79')

Un documentaire tranchant au cour des abattoirs.
A l'aube, les animaux pénètrent par centaines dans l'abattoir. Des hommes les réceptionnent, la mise à mort est la première étape de leur transformation. La chaîne, une fois alimentée, imprime le rythme de travail : la nature animale, comme le savoir-faire de l'ouvrier, sont soumis à la cadence. De la bête à la viande, du systématisme industriel aux produits conditionnés, comment se détermine notre consommation ? Comment un mode de production détermine-t-il notre culture, nos aspirations ; pour quelle marchandise et pour quelle humanité?
Comment le cinéma peut-il évoquer l'expérience du travail à la chaine ? Comment peut-il nous permettre d'éprouver la cadence, le bruit de l'usine, la condition de « l'opérateur » ? Comment mettre en visibilité les atteintes à la santé liées aux gestes répétitifs sous contrainte de temps ?

En partenariat avec la salle des Rancy

Suite à un problème technique, ce film n'a pas été projeté le lundi 9 octobre 2014
Un débat a néanmoins eu lieu en présence d'Alain GROSSETETE, médecin du travail



« L'eau salée »
Réalisation : Nelly Girardeau (2011, France 32 min, GREC)

Le langage de la navigation dit la place que l'on tient et le lieu précis où l'on se trouve dans un monde mouvant et instable. Au lycée maritime de La Rochelle, les adolescents apprennent les gestes et imaginent un avenir possible. Face à la mer immense, ils vont grandir.


Ce film a été projeté le samedi 20 septembre 2014 de 15h00 à 16h30 - bibliothèque 7e Jean-Macé 2 rue Domer - 69007 Lyon, en partenariat avec la bibliothèque


« ENTRÉE DU PERSONNEL »
Réalisation : MANUELA FRESIL ( 2013/59'/FRANCE)

L'abattoir est loin de tout, tout au bout de la zone industrielle. Au début, on pense qu'on ne va pas rester. Mais on change seulement de poste, de service. On veut une vie normale. Une maison a été achetée, des enfants sont nés. On s'obstine, on s'arc-boute. On a mal le jour, on a mal la nuit, on a mal tout le temps. On tient quand même, jusqu'au jour où l'on ne tient plus. C'est les articulations qui lâchent. Les nerfs qui lâchent. Alors l'usine vous licencie. A moins qu'entre temps on ne soit passé chef, et que l'on impose maintenant aux autres ce que l'on ne supportait plus soi-même. Mais on peut aussi choisir de refuser cela.

Ce film a été projeté le mardi 27 mai 2014 à 18h30, Université lyon 2 (quai) Amphi SAY 4 bis rue de l'Université Lyon, 69007, sur l'invitation de l'association Table Rase. Avec la participation de Philippe DAVEZIES, enseignant chercheur en médecine et santé au travail à l'Université Claude Bernard Lyon1


« Les deux font la paire, Co- enseigner en maternelle »
Réalisation : Marie-T Lemaître ( 2010, 30')

Deux enseignants expérimentent le "co-enseignement", avec, entre autres, le but de favoriser l'autonomie des petits. Ils travaillent en duo avec leurs deux classes réunies. Le dispositif permet toutes les configurations de travail, du grand groupe avec deux adultes, jusqu'au travail d'un enfant seul avec un enseignant. Comment les tout-petits s'y retrouvent-ils dans le grand groupe, avec beaucoup d'adultes? Cela n'implique-t-il pas une profonde transformation du métier d'enseignant? Cette organisation est-elle généralisable

Ce film a été projeté le mardi 20 mai 2014 à 19h30, à espace 6 MJC, 100 rue Boileau Lyon 6. En présence de Patrick Magnier, professeur des écoles et de Marie-T Lemaitre, réalisatrice, en partenariat avec la MJC


« Nos jours heureux »
Réalisation : Gilles Perret

Entre mai 1943 et mars 1944, sur le territoire français encore occupé, seize hommes appartenant à tous les partis politiques, tous les syndicats et tous les mouvements de résistance vont changer durablement le visage de la France. Ils vont rédiger le programme du Conseil National de la Résistance intitulé magnifiquement : « Les jours heureux ». Ce programme est encore au cour du système social français puisqu'il a donné naissance à la sécurité sociale, aux retraites par répartition, aux comités d'entreprises, etc ...

Ce film a été projeté le mercredi 5 mars à 19h30, au Cinéma Saint Denis, en partenariat avec le Front de Gauche Croix Rousse


« Pot de thé, pot de fer »
Réalisation : Claude Hirsch (2011)

Les ouvriers de l'usine Fralib de Gémenos, groupe Unilever, sont en lutte contre la menace de fermeture pour délocalisation. Ils parlent de leurs conditions de travail, de leur révolte contre le patron et le capitalisme, de leur lutte pour continuer à travailler ici, maintenant, collectivement, pour eux, pour leurs enfants. IIs s'interrogent. Ils résistent. Ils s'affirment...

Ce film a été projeté le jeudi 20 février 2014 à 20h00 , à la MJC du Vieux Lyon.


« La mise à mort du travail : l'aliénation »
Réalisation : Jean-Pierre Viallet

En France, 3 salariés sur 4 travaillent dans les services. S'il y a une crise du travail, c'est donc de là qu'il faut l'observer Nous nous sommes installés dans une entreprise anodine, une entreprise comme il en existe aujourd'hui des dizaines de milliers dans le monde : Carglass. Mondialisée, standardisée, Carglass est une filiale du groupe anglais Belron présent dans plus de 30 pays du monde. Ici, deux credo : une productivité maximale et un client roi totalement satisfait. Deux notions qui, aujourd'hui, dans toutes les entreprises de services du monde, imposent la mise en place d'un management de la manipulation...

Ce film a été projeté le mardi 3 décembre 2013 à 18h00, sur l'invitation de l'association Table Rase à l'Université lyon 2 (quai) Amphi SAY 4 bis rue de l'Université Lyon, 69007


« AUCUN RISQUE ! PAROLES DE COMPAGNONS »
RENÉ BARATTA 1991 / FRANCE / 60'

« On en rediscute »
Réalisation : Gabriel Fernandez et Yves Clot ( 2013, France)

« Être Là »
Réalisation : Régis Sauder ( 2012, France, 94'


Filmer le travail, une journée d'échanges avec Yves Clot :

Le vendredi 29 novembre 2013 , Au Théâtre de la Renaissance, 7 rue Orsel - Oullins , dans le cadre du festival A nous de Voir

En présence de : Yves Clot, titulaire de la chaire de pyschologie du travail du CNAM, René Baratta, documentariste et ergonome, Régis Sauder, réalisateur et Sophie Sirere, psychiatre


« Entre nos mains »
Réalisation : Marianne Otéro (2010)

Pour sauver leur emploi, des femmes décident de reprendre le pouvoir dans leur entreprise de lingerie en créant une coopérative. Au gré des épreuves et des rebondissements, elles découvrent avec bonheur et humour la force du collectif, de la solidarité et une nouvelle liberté. L'entreprise devient alors un petit théâtre où se joue sur un ton espiègle, entre soutiens-gorge et culottes, des questions fondamentales, économiques et sociales.

Ce film a été projeté le jeudi 14 Novembre 2013, à 19h00, au Rize, 23 Rue Valentin Hauy, 69100 Villeurbanne , avec Les Atelières et Marianne Otéro (sous réserve), réalisatrice du film, Jean-Luc Cipière, membre d'une SCOP et intervenant sur les questions du travail


« Les deux font la paire, Co- enseigner en maternelle »
Réalisation : Marie-T Lemaître ( 2010, 30')

Deux enseignants expérimentent le "co-enseignement", avec, entre autres, le but de favoriser l'autonomie des petits. Ils travaillent en duo avec leurs deux classes réunies. Le dispositif permet toutes les configurations de travail, du grand groupe avec deux adultes, jusqu'au travail d'un enfant seul avec un enseignant. Comment les tout-petits s'y retrouvent-ils dans le grand groupe, avec beaucoup d'adultes? Cela n'implique-t-il pas une profonde transformation du métier d'enseignant? Cette organisation est-elle généralisable

Ce film a été projeté le jeudi 17 Octobre 2013 à 18h00 à la bibliothèque municipale de Jean Macé Lyon 7, en présence de Patrick Magnier, professeur des écoles et de Marie-T Lemaitre, réalisatrice et Marc Prouchet, chercheur au centre Michel Delay


« « 3E nuit du cinéma militant » »
Organisation : MJC du Vieux Lyon, Formation Action Citoyenne, Ciné-Travail et Collectif Item

Tout le programme est visible sur cette page

Ces films ont été projetés le samedi 2 juin 2013 de 19h00 à 4h00 à la MJC du Vieux Lyon



« Pot de thé, pot de fer »
Réalisation : Claude Hirsch (France / 2011 / 1h10 / Documentaire )

Septembre 2010, le groupe Unilever a annoncé son projet de fermeture de Fralib Gémenos. Les salariés et leurs syndicats ont démontré à plusieurs reprises que l'argumentaire économique avancé par la direction ne tenait pas la route. Unilever a tout mis en oeuvre pour plomber l'usine de Gémenos pour délocaliser la production en Pologne. Pot de terre pot de thé témoigne de la lutte des « Fralib » pour déjouer les velléités prédatrices du groupe Unilever. Invoquer le manque de rentabilité, la baisse de la demande, créer artificiellement des déficits, entreprendre des déménagements sauvages, ces « grands » groupes sont prêts à tout pour arriver à leur but allant jusqu'à pratiquer la politique de la terre brûlée.

Ce film a été projeté le jeudi 14 mars 2013 à 19h30 à la MJC de Monplaisir, en présence du réalisateur. Programmation "Autres Regards"



« Disparaissez les ouvriers ! »
Réalisation : Christine Thépénier, Jean-François Priester ( France / 2012 / 1h18 / Documentaire)

Durant plus de 140 jours, les ouvriers de Legré-Mante ont occupé « leur » usine pour dénoncer une liquidation frauduleuse, manifester leur colère et réclamer justice. Ils n'ont rien obtenu et ont perdu aussi le procès en appel de la décision du tribunal de commerce qui avait prononcé la liquidation judiciaire. Pourtant, quand on voit l'état d'abandon des bâtiments et des ateliers, pas besoin de beaucoup d'explications pour comprendre dans quelles conditions travaillaient les ouvriers de Legré-Mante. Pas besoin non plus de beaucoup de preuves pour penser que cette fermeture était planifiée depuis longtemps et cela au profit de la vente du terrain idéalement situé face à la mer, au pied du futur parc des calanques à Marseille.

Ce film a été projeté le dimanche 10 mars 2013 à 19h00 au Zola. Programmation "Autres Regards"


« TU SERAS MANUEL, MON GARS. »
Réalisation : Catherine Pozzo Di Borgo (52', 1998)

Les jeunes en échec scolaire sont souvent envoyés dans des lycées professionnels pour leur enseigner les bases d'un métier. Beaucoup, toutefois, ne souhaitent pas faire des travaux manuels et tous savent qu'en dépit des savoir-faire qu'ils acquièrent, leurs chances de trouver un travail stable et bien rémunéré sont de plus en plus limitées. En conséquence, ils sont souvent démotivés et sans illusion sur leur avenir. Le film suit quelques jeunes tout au long d'une année scolaire et pose des questions de fond sur le rôle des lycées professionnels aujourd'hui.

Ce film a été projeté le jeudi 29 novembre 2012 à 20h00 , salle Léo Férre, dans le cadre des débats citoyens organisés par la MJC du Vieux Lyon



« ET SI LE PUBLIC REPRENAIT DU SERVICE »
Réalisation : PATRICK VIRON 2006 / FRANCE / 31'

Réalisé avec le concours des cheminots, ce film aborde la question de l'évolution des transports ferroviaires régionaux sur fond de dégradation du réseau ferré. Il place les politiques publiques - opérateurs des transports, SNCF et associations - face à leurs responsabilités : engagements financiers et sauvegarde du service public.br>

« EXERCICES DE STYLE »
Réalisation : DANIEL FAÏTA, GUY LAMBERT et LAURENCE RITZENTHALER 1996 / FRANCE / 20'

Deux conducteurs de train ont été associés à une recherche menée sur le thème de la dimension humaine de la conduite des trains et ont été filmés au cours de leur activité de conduite. On les suit dans le cadre de leur activité, ce qui a permis de confronter leurs pratiques respectives. Ils ont ensuite été confrontés aux documents vidéo, avant de s'engager dans un débat.

« PARIS SAINT-LAZARE - TERMINUS DES OUBLIÉS »
Réalisation : BENOÎT GRIMONT 2010 / FRANCE / 52'

Janvier 2009. Un conflit social d'une envergure inégalée jetait à Saint-Lazare des dizaines de milliers d'usagers dans le désarroi et la colère, et conduisait à la fermeture de la gare - une première dans l'histoire de la SNCF. Ce film propose une immersion de plusieurs semaines aux côtés des cheminots et des usagers de Saint-Lazare.br>

« OMNIBUS »
Réalisation : SAM KARMANN 1992 / FRANCE / 10'

Un homme, qui effectue le même trajet tous les jours en train. Un jour, la SNCF modifie les horaires, transformant l'omnibus en train direct. L'homme ne peut plus descendre.

« NADIA ET LES HIPPOPOTAMES »
Réalisation : DOMINIQUE CABRERA 1999 / FRANCE / 100'

Décembre 1995. La France est paralysée par la grève des transports en commun. Une jeune femme, Nadia, qui vit du RMI, élève seule depuis six mois son fils Christopher. Un jour, elle croit reconnaître le père de l'enfant dans un reportage télévisé, tourné gare d'Austerlitz sur les cheminots grévistes. Elle décide de partir à sa recherche..

Ces films ont été projetés le vendredi 23 novembre 2012 Au Théâtre de la Renaissance, 7 rue Orsel - Oullins , en partenariat avec le festival A nous de Voir

EN PRÉSENCE DE : DANIEL FAÏTA, réalisateur, professeur de linguistique GUY LAMBERT, enseignant-chercheur BENOIT GRIMONT, réalisateur de Paris-Saint-Lazare, terminus des oubliés PHILIPPE CORCUFF, sociologue DOMINIQUE CABRERA, réalisatrice de Nadia et les hippopotames JEAN PÉNINGUY, conducteur de train


« LE FACTEUR HUMAIN »
Réalisation : THIBAULT LE TEXIER (2011 / FRANCE / 28')

Mêlant des images de films institutionnels américains tournés entre les années dix et soixante-dix à des extraits de manuels de gestion du début du XXe siècle, Le Facteur humain vise à montrer la genèse du taylorisme et les principaux effets de sa diffusion au sein des sociétés industrialisées. C'est aussi une histoire d'amour.
« LA GUEULE DE L'EMPLOI »
Réalisation : DIDIER CROS (2011 / FRANCE / 94')
À la fois évaluation de compétences et entreprise de déstabilisation, l'entretien d'embauche est une véritable épreuve dont on sort rarement indemne. Vous voici au cour d'un recrutement collectif de commerciaux pour une grande entreprise d'assurance, c'est aussi un regard porté sur le monde du travail d'aujourd'hui.

Ces films ont été projetés le samedi 17 novembre 2012 Au Théâtre de la Renaissance, 7 rue Orsel - Oullins , en partenariat avec le festival A nous de Voir


« la nuit du cinéma militant »
Organisation : MJC du Vieux Lyon, Formation Action Citoyenne, Ciné-Travail et Collectif  Item

Tout le programme est visible sur cette page

Ces films ont été projetés le samedi 2 juin 2012 de 19h00 à 4h00 à la MJC du Vieux Lyon


« Rêver le travail »
Réalisation : Marcel Trillat et Cécile Mabileau
Que vous apporte votre travail ? Qu'en attendez-vous ? L'aimez-vous ?
Ces questions ont été posées à des travailleurs (une caissière, un ouvrier, un juge, une infirmière, une chômeuse, un jardinier...) pour réaliser ce documentaire militant.
Depuis des années, on ne parle plus que de l'emploi, du chômage, mais le travail, les enjeux du travail, le vécu du travail sont oubliés. Quand les salariés ont peur de perdre leur emploi, il n'y a plus de luttes pour défendre les conditions de travail, les salaires, et le travail se dégrade. Faire de la « belle ouvrage », ils en rêvent. Ils aiment leur travail, ils y trouvent leur dignité d'êtres humains, leur épanouissement.
Leur crève-coeur c'est qu'on les empêche de plus en plus souvent de bien faire leur métier.
Comment rétablir un vrai sens au travail pour tous ? Comment imposer un réel droit d'intervention des salariés dans la gestion de leur entreprise ?

Ce film a été projeté le mardi 22 mai 2012 à 20h00 à la Maison des fêtes et des familles de la Duchère
Soirée-débat organisée par le Front de Gauche et Ciné Travail, en présence des candidats aux élections législatives



« D'égal à égales »
Réalisation : Corinne Mélis et Christophe Cordier

CE FILM S'INTERESSE A DES PIONNIERES.
Elles sont migrantes ou filles d'immigrés, et syndicalistes. Elles ont choisi de s'engager face à la dureté des conditions de travail et à la précarité des salariés, notamment dans les secteurs des services aux particuliers et aux entreprises, où l'on retrouve nombre de femmes issues de l'immigration. Activistes en milieu masculin, elles sortent des rôles féminins attendus. Elles prennent la parole, librement inspirées par les ouvrières en lutte de LIP qu'elles redécouvrent à travers le film "A pas lents" du collectif ciné-luttes (1977). Par-delà les conflits du travail, elles nous racontent une démarche d'émancipation individuelle et collective dans une société où sexisme et racisme restent d'actualité, tandis que s'accentue la précarisation du salariat. Dans l'espoir d'être traitées, enfin, "d'égal à égales".

Ce film a été projeté le mardi 15 mai 2012 à 20h00 à la Maison des fêtes et des familles de la Duchère
Soirée-débat organisée par le Front de Gauche et Ciné Travail, en présence des candidats aux élections législatives



« (La) tôle et la peau - Dire l'usine »
Réalisation : de Claude Hirsch ( 2010)

9 livres, 10 ouvriers, pour nous dire l'usine de l'intérieur. Récits mêlés, images croisées pour circonscrire ce monde, le donner à saisir par touches, par tranches. Celles de la vie de ceux qui produisent, dans le bruit et la fureur, dans la précarité et la fraternité... Des ouvriers nous disent la vie d'usine à travers des extraits de livres écrits de l'intérieur. Les textes sont interprétés face caméra. Neuf livres et dix ouvriers-interprètes qui se réapproprient un récit dans lequel ils se reconnaissent. Ces témoignages sont rythmés par des images et des sons d'usines en activité. De cette palette se dégage une vision concrète de la condition ouvrière d'aujourd'hui par ceux qui sont "dedans".
Avec Gino, Jean-Marie, Viviane, Nenes, Pascale, Raymonde, Omar, Patrice, Serge, Colette

Ce film a été projeté à et en partenariat la médiathèque de Vaise, en présence du réalisateur, de Nénes et Hubert


« Grandpuits et petites victoires »
Réalisation : Olivier Azam ( 2011)

Octobre 2010. Le gouvernement veut faire passer en force sa réforme des retraites. L'attaque d'un des acquis sociaux les plus importants de l'histoire populaire de France réveille une partie du pays qui descend dans la rue... Après l'enlisement de la situation, les dépôts et raffineries de pétrole sont bloqués. Situation inédite depuis Mai 68. Malgré eux, les grévistes de la raffinerie de Grandpuits, en Seine et Marne, vont alors se retrouver sous les projecteurs des médias parisiens et devenir le symbole de ce mois d'octobre, le fer de lance de la lutte. Réquisitions, charges policières, propagande, le pouvoir concentre sa charge contre les raffineurs pour briser le conflit dans son ensemble, ce qui aura pour conséquence de créer un grand mouvement de solidarité nationale et internationale.

Ce film a été projeté le dimanche 15 avril 2012 au Zola, séance "Autres Reagards"


« Moulinex, la mécanique du pire »
Réalisation : Gilles Balbastre

Comment, en deux décennies, Moulinex, leader européen de l'électroménager, a-t-il laissé sa place à ses principaux concurrents dont le français SEB ? C'est ce que ce film veut éclairer, en racontant les décisions qui ont conduit au dépôt de bilan, accompagnées tout au long de ces années par de nombreux plans sociaux. Au-delà du cas emblématique de Moulinex, à qui profite le crime ? Qui perd et qui gagne à ce jeu défini par les tenants de la société du risque ?

Ce film a été projeté le jeudi 5 avril 2012, dans le cadre des débats citoyens de la MJC du vieux Lyon


« D'égal à égales »
Réalisation : Corinne Mélis et Christophe Cordier

CE FILM S'INTERESSE A DES PIONNIERES.
Elles sont migrantes ou filles d'immigrés, et syndicalistes. Elles ont choisi de s'engager face à la dureté des conditions de travail et à la précarité des salariés, notamment dans les secteurs des services aux particuliers et aux entreprises, où l'on retrouve nombre de femmes issues de l'immigration. Activistes en milieu masculin, elles sortent des rôles féminins attendus. Elles prennent la parole, librement inspirées par les ouvrières en lutte de LIP qu'elles redécouvrent à travers le film "A pas lents" du collectif ciné-luttes (1977). Par-delà les conflits du travail, elles nous racontent une démarche d'émancipation individuelle et collective dans une société où sexisme et racisme restent d'actualité, tandis que s'accentue la précarisation du salariat. Dans l'espoir d'être traitées, enfin, "d'égal à égales".

Ce film a été projeté le jeudi 8 mars 2012 à la MJC Monplaisir, à 19h30
Programation [Autres Regards ] en collaboration avec le planning familiale, suivie d'un débat en présence des deux réalisateurs



« 2084 »
Réalisation : Chris Marker

«Le coup des lendemains qui chantent, on nous l'a tellement fait (...) Devant le bilan de l'époque des grandes vérités tranchées, il est plutôt sain d'imaginer autre chose...». Imaginer autre chose, la CFDT s'y est essayée, en dix minutes, sur Antenne 2, le 29 mars 1984. À l'occasion du centième anniversaire de la législation des syndicats, elle s'est interrogée... sur l'avenir.

« L'avenir ne tombera pas du ciel »
Réalisation : Jean-Luc Cohen
Huit mois durant, la caméra de Jean-Luc Cohen s'est faite oublier pour restituer les petits moments ordinaires du quotidien d'Emmanuel Poirier, délégué syndical à la SCR, filiale troyenne du groupe Eiffage. Avec un chiffre d'affaires de 35 milliards de Francs, près de 30 000 ouvriers et 550 sociétés autonomes réparties dans l'Hexagone, le groupe Eiffage est l'un des plus grands du BTP français. Comme un grand frère, tuteur d'une famille nombreuse, Emmanuel Poirier a pris en charge l'aspiration au mieux-être de tous ces ouvriers, craignant pour leur emploi, mais qui, fins de mois obligent, étouffent leur grogne. Au cour de leurs doléances : la retraite à 55 ans et un salaire à la mesure de leur travail pénible. La préparation d'une grève et d'une manifestation nationale le 17 novembre 1997 à Paris a fourni au réalisateur le fil rouge de ce portrait d'un autre type.


Ces films ont été projetés le Jeudi 19 janvier 2012 au Rize
Projection suivie d'un débat avec Jean-Luc Cohen, réalisateur du documentaire, Emmanuel Poirier , syndicaliste filmé et Sophie Beroud, maître de conférences de science politique à l'université Lumière Lyon-2



« Les impactés » Réalisation : Thibault Dufour

En 2007, France Télécom est en pleine restructuration. Le comité d'établissement d'Ile-de-France avait alors commandé à la compagnie Naje une pièce de théâtre sur la souffrance des salariés, conséquence de cette réorganisation massive. Un documentaire de 45 minutes qui alterne extraits de la pièce, témoignages de salariés et d'élus syndicaux.

Ce film a été projeté le Jeudi 12 janvier 2012, dans le cadre des débats citoyens de la MJC du vieux Lyon
EN PRÉSENCE DE LA FONDATRICE DE LA CIE DE THÉÂTRE FORUM NAJE



« Quand la télévision rencontre le travail »
Réalisation : C. Pozzo di Borgo

« Une journée de travail »
Réalisation : Adrien Line

« Vue du chariot »
Réalisation : Aurélie Le Faurestier

« Sur la touche »
Réalisation : Jérémie Bretin

« Le geste est ce qui reste »
Réalisation : Sébastien Seixas

Ces films ont été projetés le vendredi25 novembre 2011, "LE TRAVAIL VU PAR LE CINEMA" : Journée Ciné Travail, en collaboration avec le festival Filmer le travail, dans le cadre du festival SCIENCE & CINEMA " A nous de voir"
En presence de :
Catherine POZZO DI BORGO, réalisatrice, Professeur associée en 2007 à la Faculté de Philosophie et de Sciences Humaines et Sociales, Université de Picardie Jules-Vernes à Amiens, dans le cadre de « Cinéma et Travail, une filmographie
Guy Lambert, Maître de Conférences à l'Université d'Aix-Marseille 1 ; auteur avec Corine Eyraud de Filmer le travail, films et travail. Cinéma et sciences sociales, Université de Provence, coll. « Hors champ », 2010.
François Perlier, Coordinateur et programmateur du festival Filmer le Travail



« 0,39 »
Réalisation : Juan Bidegain Urruzuno ( 6mn10, 2010 )

« The Job »
Réalisation : de Johnathan Browningt ( 3mn, 2008 )

« A verdade do gato (La Part du chat) »
Réalisation : Jeremy Hamers ( 2006 )

Ces films ont été projetés le samedi 29 octobre 2011 dans le cadre " des rencontres des cinémas du monde" à Grigny


« De bon matin »
Réalisation : Jean-Marc Moutout (2011)
Avec : Jean-Pierre Darroussin, Valérie Dréville, Laurent Delbecque, Yannick Renier, Xavier Beauvois

Lundi matin, Paul Wertret, se rend à son travail, à la banque où il est chargé d'affaires. Il arrive, comme à son habitude, à huit heures précises, sort un revolver et abat deux de ses supérieurs. Puis il s'enferme dans son bureau. Dans l'attente des forces de l'ordre, cet homme, jusque là sans histoire, revoit des pans de sa vie et les évènements qui l'on conduit à commettre son acte.

Le réalisateur explique son envie d'adapter ce fait divers sur grand écran : "A l'été 2004, j'ai entendu cette brève à la radio : un banquier a tué ses deux supérieurs, puis s'est suicidé. Depuis, cette histoire m'a hanté. Une nécessité obscure de m'approcher de l'homme qui a fait ça, de l'imaginer. Un cadre modèle, un père de famille ordinaire qui sombre dans la folie. Un forcené dit-on, pour ne rien dire. Avec "Violence des échanges en milieu tempéré", je pensais en avoir fini avec la représentation des rapports humains au travers du travail. Mais c'est aussi pour m'y être penché que je voyais dans ce fait divers l'ultime résonance de ce qui m'effraye dans la société. La décomposition d'une existence à cause d'un conflit de travail. Un homme qui périt par ce qui l'avait construit.

Ce film a été projeté le jeudi 27 octobre 2011 au cinéma le Toboggan

Séance en collaboration avec le Toboggan, suivie d'un débat en présence d'Odile Riquet, médecin du travail et de Nicolas Fraix, psychologue du travail.


« Terre commune »
Réalisation : Yoann Laffort

« 0,39 »
Réalisation : Juan Bidegain ( 6mn10, 2008 )

« Les bateaux meurent aussi »
Réalisation : Jeanne Drouet et Mathilde Mulot, Olivier Calonnec

Ces films ont été projetés le samedi 14 mai 2011 dans le cadre des "10 ans de [Ciné travail] " à l'Autre Côté Du Pont
Projections suivies d'un débat avec les réalisateurs.


« Derniers jours »
Réalisation : Yohan Laffort

Exerçant des métiers difficiles, souvent modestes, les personnages du film entretiennent un rapport passionnel à leur travail. Le film les accompagne quelques mois ou quelques jours avant leur dernier jour de travail qui clôturera pour chacun cette période d'activité rémunérée avant d'entrer dans celle de la retraite.En revenant sur toute une « vie de travail », au moment de la quitter, le réalisateur a voulu interroger le sens donné à sa vie tout entière, à son existence, le jour où une nouvelle vie reste à imaginer. Que reste-t-il de toute une existence passée à travailler ? La nécessité économique de gagner sa vie n'a-t-elle pas été pour certains une façon de la perdre ? La place (trop) importante accordée au travail a-t-elle eu des conséquences sur la vie privée de chacun, sur certains de leurs choix, de leurs inclinations ? A contrario, le travail leur a-t-il permis de se réaliser, d'accéder à un certain niveau de responsabilité, de savoir-faire, à un certain niveau de vie, d'accéder à une existence et à une reconnaissance sociale inimaginables autrement, et que leurs envient ceux qui sont justement privés de travail ? Quel regard portent-ils sur la valeur du travail, sans le sacraliser ni le vouer pour autant aux gémonies ? Comment enfin imaginent-ils vivre ce temps libéré, enfin palpable, qui devient de plus en plus concret au fur et à mesure des jours qui passent ?

Ce film a été projeté le vendredi 13 mai 2011 à la médiathèque de Vaise
Projection suivie d'un débat en présence du réalisateur, et de salariés ayant participé au film.


« Remue Ménage »
Réalisation : Ivora Cusack

À Paris en mars 2002, des femmes de chambre employées par la société Arcade pour travailler dans les hôtels Accor, se mettent en grève. Leurs revendications principales : la baisse des cadences de travail et le paiement de toutes les heures travaillées. La plupart des grévistes sont des mères de famille d'origine africaine qui vont pour la première fois lutter pour leurs droits. Ce documentaire de 70 mn, réalisé par Ivora Cusack, a été réalisé par un collectif de cinéastes qui cherchent à construire des formes d'existence alternatives. Il permet de s'interroger à la fois sur la manière dont le cinéma peut construire un point de vue spécifique pour rende compte d'une réalité sociale, et sur le travail du cinéaste, souvent peu interrogé car lui aussi précarisé.

Ce film a été projeté le samedi 30 avril 2011 au CCO. Soirée organisée par Grand Ensemble en partenariat avec l'association Ciné-Travail
Projection suivie d'un débat avec le collectif "360° et même plus, Guy Lefrêne (syndicaliste du groupe ACCOR) et de Sophie Beroud .



« Les cuisiniers »
Réalisation : Guillaume Kozakiewiez (2009)

Le film propose une plongée dans le quotidien d'un restaurant d'insertion, où des hommes et des femmes venus de différents horizons apprennent la cuisine française. En suivant les discussions et en montrant la transmission des techniques culinaires, le film traduit la pulsation de cette cuisine, cosmopolite et professionnelle, où chacun, entre humour et concentration, rêve de trouver un emploi.

Ce film a été projeté le mercredi 25 janvier 2011 .
Séance en partenariat avec la bibliothèque de Jean Macé .



« Entre nos mains »
Réalisation : Mariana Otero ( 2010)

Confrontés à la faillite de leur entreprise de lingerie, des salariés - majoritairement des femmes - tentent de la reprendre sous forme de coopérative. Au fur et à mesure que leur projet prend forme, ils se heurtent à leur patron et à la réalité du « marché ». L’entreprise devient alors un petit théâtre où se jouent sur un ton espiègle, entre soutiens-gorge et culottes, des questions fondamentales économiques et sociales. Les salariés découvrent dans cette aventure collective une nouvelle liberté.

Ce film a été projeté le dimanche 5 décembre 2010 au Zola.
Séance "Autres Regards".



« La dépossession ( 3ème volet de la mise à mort du travail »
Réalisation : Jean-Robert Viallet

« R.A.S. nucléaire, rien à signaler »
Réalisation : Alain De Halleux

« Putain d'usine »
Réalisation : Rémy Ricordeau et Alain Pitten

Ces films ont été projetés le vendredi 26 novembre 2010
"LE TRAVAIL À COEUR" », Journée d'étude proposée par Ciné Travail dans le cadre du festival SCIENCE & CINEMA " A nous de voir" à Oullins,
en présence de MICHEL BERTHET, Ergonome, DOMINIQUE HUEZ, Médecin du travail en centrale nucléaire, RÉMY RICORDEAU, Réalisateur, JEAN PIERRE LEVARAY, écrivain, auteur du livre "PUTAIN D'USINE



« 100 000 cercueils, le scandale de l'amiante »
Réalisation : José Bourgarel ( 2009)

L'amiante a tué, tue et tuera encore. Pourtant on aurait pu éviter cette hécatombe, car on sait depuis fort longtemps que ce matériau est cancérogène, donc mortel. Pourquoi, comment un tel scandale de santé publique a-t-il été possible? Comment le lobby de l'amiante a-t-il pu être plus fort que l'Etat ? Et qu'en pensent tous ceux qui tentent de faire reconnaitre enfin leur calvaire par la justice ?

Ce film a été projeté le mercredi 24 Novembre 2010 au théâtre de la Renaissance, dans le cadre du festival SCIENCE & CINEMA " A nous de voir" à Oullins
Débat en présence du réalisateur et de François DESRIAUX, journaliste et membre fondateur de l'ANDEVA (Association nationale de défense des victimes de l'amiante). 


« Les Fagor et les Brandt »
Réalisation : Anne Argouse et Hugues Peyret

En 2005, l'entreprise espagnole Fagor rachète Brandt et devient un des leaders du secteur de l’électroménager européen. Les salariés français sont inquiets et redoutent les licenciements. Mais Fagor n’est pas une entreprise comme les autres ; c’est une coopérative. Élire et révoquer ses dirigeants, voter les salaires et la redistribution des bénéfices, c’est le mode de fonctionnement de Fagor. Confronté à la mondialisation, ce modèle est-il exportable ?

Ce film a été projeté le samedi 13 novembre 2010 à la MJC Vieux Lyon.
Débat en partenariat avec F.A.C et CINÉTRAVAIL.



« Notre santé n'est pas à vendre »
Réalisation : ADCFA (Association dauphinoise de coopération franco-algérienne 1975/76 )

Séance suivie d’un débat en présence des membres du collectif de réalisation du film

Ce film a été projeté le samedi 6 novembre 2010
Cette séance a eu lieu dans le cadre de la journée de projections-rencontres « Archives militantes - Luttes des travailleurs immigrés » organisée par Les Inattendus et Gadagne/Musée d'histoire de Lyon



« On n'est pas des machines »
Réalisation : Sophie Averty et de Nelly Richardeau

Comment changer le travail pour qu'il ne soit plus un lieu de souffrances mentales et/ou physiques ? Comment débattre collectivement au sein de l'entreprise de ce que chaque salarié vit, isolé comme un drame personnel ? Comment penser le travail pour mieux le transformer ? Comment concilier deux logiques, l'une centrée sur la prise en compte du fonctionnement humain au travail, l'autre sur la productivité ? C'est là tout le défi auquel doivent répondre des consultants d'un nouveau genre : les psychodynamiciens du travail. Le film retrace le travail de deux d'entre eux sur une mission de plusieurs mois au sein de l'entreprise SKF, installée à Saint-Cyr-sur-Loire, près de Tours.


Ce film a été projeté le mardi 25 Mai 2010, A la médiathèque du Bachut .
Projection suivie d’un débat en présence de Sophie Averty, réalisatrice et de Damien MERIT, consultant.



« « ça travaille » »
Réalisation : Louis Salignat

« « les impactés » »
Réalisation : Thibault Dufour, film réalisé par la compagnie Naje à le demande du CE de France Telecom

« l'aliénation »
Réalisation : film extrait de la trilogie "la mise à mort du travail" de Jean-Robert Viallet

Ces films ont été projetés le vendredi 10 avril 2010 : « De la souffrance.au travail : quelles représentations dans l'espace public ? », journée d'étude proposée par Ciné Travail , en présence de Louis SALIGNAT, réalisateur, Jean-Robert VIALLET, réalisateur, Fabienne BRUGEL, directrice de la compagnie NAJE, François DESRIAUX, rédacteur en chef de la revue Santé & Travail




« Les femmes de la Bruckman »
Réalisation : Isaac Isitan

Décembre 2001, une crise économique profonde frappe l'Argentine. À Buenos Aires, les patrons de la Brukman abandonnent leur usine de vêtements pour hommes. Les employés, pour la plupart des mères de famille, se retrouvent sans travail. Dans un geste audacieux, elles prennent possession de l'usine et lui redonnent vie à leur manière.


Ce film a été projeté le jeudi 18 Mars 2010, à la MJC Vieux Lyon.
Projection suivie d’un débat.


« La chaîne du silence »
Réalisation : Agnès Lejeune et Eric Monami (2000)

Parler du suicide au travail n’est pas chose facile. Agnès Lejeune, par une investigation résolument tournée vers la recherche de compréhension, non pas tant d’un « geste », mais du silence qui l’a suivi, nous conduit à la réflexion sur le lien pouvant être établi entre travail – collectif de travail – et prise en compte de la souffrance (physique et psychique) au travail. Réalisé dans une entreprise de production d’automobiles en Belgique, ce film relate l’histoire de cette volonté de comprendre, à partir de l’étonnement suscité par le déni collectif du drame qui s’est produit sur le lieu de travail, devant les collègues et la hiérarchie. En allant chercher du côté familial, la réalisatrice découvre non sans stupéfaction, que ce salarié a raconté durant plusieurs années, une souffrance qui s’origine dans un accident du travail et qui le conduit, peu à peu, à un isolement social caractérisé par l’incompréhension, comme stratégie d’occultation de son vécu par le collectif (y compris les syndicats), et par une organisation dans l’impasse...

Durée du film : 1h06

Ce film a été projeté le mardi 9 Mars 2010, à la Médiathèque du Bachut.
La projection a été suivie d’un débat en présence du Dr Font le Bret, psychiatre spécialiste de la souffrance au travail.


« Les quais »
Réalisation : Denis Gheerbrant (2009)

Les Quais est l'un des sept films composant La république Marseille réalisé par Denis Gheerbrant.
La république Marseille nous emmène à travers différents univers, celui d'un docker, de militants ouvriers, des femmes d'une cité jardin ou des habitants d'une énorme cité ghetto et, dans ses replis, à la rencontre de tout un peuple, celui des quartiers nord de la cité phocéenne. Au sein de cet ensemble, le film Les Quais part à la rencontre de Rolf, "docker de l'Estaque" qui porte en lui une double identité, celle du port et celle d'un quartier populaire, ouvrier, toutes immigrations brassées. Blessé au travail, il reprend son activité après deux ans d'arrêt. Mais, les projets immobiliers et la désindustrialisation aidant, l'Estaque de Rolf est en train de bien changer et l'avenir du port est en jeu.
« Derrière la simplicité des questions posées par Gheerbrant à tous ceux qu'il rencontre, ce qui peu à peu se dévoile est immense : un même exil intérieur, une commune expérience de la défaite, la nostalgie du collectif ou d'un ailleurs disparu, raccordant chacun à beaucoup plus grand que lui - classe sociale, peuple, mémoire des luttes ou Histoire. Entre le cinéaste et ceux qu'il filme frappe d'abord la qualité des échanges, de l'ordre d'une reconnaissance immédiate et spontanément fraternelle » (Patrick Leboutte)

Durée du film : 46 mn

Ce film a été projeté le mardi 23 Février 2010, à la bibliothèque municipale Jean-Macé.
Une rencontre-débat a suivi la projection en présence du réalisateur.


« En service »
Réalisation : Cyril Brody (2006)

Dans le cadre d'un contrat d'insertion lié au RMI, Cyril Brody a proposé à une vingtaine de personnes de son entourage de leur rendre un service et de le faire filmer : « Ce qui vous dépanne - ce qui vous arrange - ce que vous ne savez pas faire - ce que vous faites tous les jours - ce que vous ne pouvez pas faire seul - ce que vous voulez faire depuis longtemps - ce dont vous vous passeriez - ce qui vous emmerde la vie - ce qui vous dégoûte - ce qui vous ressemble - ce que vous oubliez - ce qui vous dérange, vous soucie, vous travaille - ce qui vous plait - ce qui vous passe par la tête - ce que vous avez sur le bout de la langue - ce que vous aimeriez que je fasse avec vous, pour vous... je le ferai ».
Ces situations alternent avec ses rendez-vous récurrents chez une conseillère d'insertion, dans un parcours qui interroge le travail, le lien social, la demande, la gratuité et la générosité.

Durée du film : 59 mn

Ce film a été projeté le vendredi 29 janvier 2010, à la médiathèque de Vaise.
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur et de Pierre-Alain Four, docteur en sciences politiques, spécialiste de la place des productions artistiques dans la société.


« « Yu » »
Réalisation : de Manon Ott

Yu, une jeune fille d’origine birmane, a fui son pays en espérant se construire une vie meilleure à l’étranger. Dans une lettre, elle annonce à ses parents qu’elle compte demander l’asile en France. Attentes, incertitudes et rêves se mêlent alors entre hier et « bientôt »…

« «Un autre jour sur la plage » »
Réalisation : de Jeremy Gravayat

Nous avons rencontré Rashid durant l'été 2002. Comme tant d'autres il attend, assis sur le sable, les yeux rivés vers l'horizon où brillent les lumières de la côte anglaise. Comme chaque soir, il espère passer de l'autre côté. Mais, sur la plage de Sangatte, seuls les jours passent et ces hommes continuent d'attendre, à la frontière d'une nouvelle vie

« « N’entre pas sans violence dans la nuit » »
Réalisation : de Sylvain George

La rage au cœur. De plein fouet. Gueules ouvertes. Rafles. Octobre 2005. Un quartier de Paris se révolte, spontanément. Et l’écho du désespoir et de la colère n’a d’égal que l’injustice qui frappe les habitants jour après jour. Gestus historique qui renvoie aux luttes populaires les plus belles, les plus ténues, les plus fragiles : esclaves de Spartacus, insurgés de la Commune, Noirs et Latinos américains…


« « La demande d’asile » »
Réalisation : de Caroline Buffard

Dans le parcours d'Anna, jeune Soudanaise de 17 ans qui demande l'asile à l'État français, la première confrontation aux institutions est le début d’une autre épreuve. Il lui faut « rebondir », même si pour elle, après un départ précipité, violent et des conditions de voyage inhumaines, un but semblait atteint. Le saisissant dialogue qui s’instaure entre la jeune femme et ceux qui, pour elle, représentent l’État français (une association d’aide aux demandeurs d’asile), pose sans compromis la question des moyens d’accueil mis en œuvre pour les demandeurs d’asile au "pays des Droits de l’homme".

« « En quête d’asile » »
Réalisation : de Anne Georget

La Convention de Genève de 1961 définit un réfugié comme une personne persécutée par les autorités de son pays "du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques". La France, signataire de ce texte, s'engage à offrir l'asile à quiconque répond à cette définition. L'Office Français pour la Protection des Réfugiés et des Apatrides est chargé de déterminer si les demandeurs fuient réellement les persécutions prévues par la Convention. Pour la première fois les portes de cette institution nous ont été grandes ouvertes et par là même la possibilité d'explorer l'application concrète d'une valeur fondatrice de la République


Ces films ont été projetés le vendredi 27 novembre 2009 : "D’UN TRAVAIL A L’AUTRE", journée d'étude proposée par Ciné Travail dans le cadre du festival SCIENCE & CINEMA " A nous de voir" à Oullins , en présence de Caroline BUFFARD, Anne GEORGET, Jéremy GRAVAYAT, réalisateurs et d'Alexis SPIRE, sociologue.




« Rien de personnel »
Réalisation : de Matthias Gokalp (fiction) (2009)

La société Muller organise une réception à l'occasion du lancement d'un nouveau produit. Au cours de la soirée, on découvre qu'il s'agit en réalité d'un exercice de coaching pour les cadres de l'entreprise. Progressivement, les rumeurs sur le rachat prochain de la société vont bon train et chacun se retrouve à tenter de sauver sa place.

Durée du film : 91 mn

Ce film a été projeté le dimanche 4 octobre 2009, au Zola, .
Séance "Autres Regards", Projection en présence du réalisateur


« Travail et démocratie »
Réalisation : Cédric Bottero, Mathias Blanc (2007)

"L'entreprise ne peut pas être un no man's land où le patron a tous les droits." Le processus décisionnel dans l'entreprise se trouve exclusivement entre les mains des actionnaires et des technostructures. Ainsi, bien que bénéficiaires, les usines Lustucru à Arles et Nestlé à Marseille sont délocalisées malgré la résistance des travailleurs. Sans état d'âme, pour accaparer plus de profits, les actionnaires ont décidé de jeter à la rue des centaines d'employés. Pourtant, les usines ATEM à Marseille et ACCM à Vitrolles, deux Sociétés Coopératives de Production (SCOP), présentent un fonctionnement où chaque salarié sociétaire dispose d'une voix pour élire le conseil d'administration et sanctionner sa gestion en assemblée générale…

Durée du film : 52 mn

Ce film a été projeté le jeudi 1er octobre 2009, à la MJC Monplaisir .
Séance "Autres Regards", projection suivie d’un débat en présence des réalisateurs, de Kevin, militant et De l’autre côté du pont, restaurant coopératif


« Pour 300 appels par jour »
Réalisation : Christophe d’Hallivillé (1999)

Réalisé en 2000 à Amiens , "capitale française" des centres d'appels, ce documentaire est l’un des rares à tenter de rendre compte des conditions de travail et d’emploi des salariés de ce secteur en pleine expansion qui s’associe avec des écoles et les services de l’emploi pour organiser leur propre filière. Alternant des entretiens avec quelques « téléconseillers » et des images du travail, le film dresse progressivement le tableau d’un nouveau taylorisme, combinant flexibilité des horaires, bas salaires, cadences élevées et surveillance permanente de la hiérarchie. L’engagement subjectif dans ce travail de relation de service est à la fois requis et en même temps, strictement encadré par des scripts standardisés. Il s’ensuit une fatigue nerveuse chez les salariés qui se traduit par un turn-over important.

Durée du film : 58 mn

Ce film a été projeté le mardi 12 mai 2009, à la médiathèque de Vaise.
Débat en présence d’Annie MOSNIER, syndicaliste dans un centre d’appels, et de Christian TORRES, médecin du travail.


« CULTIVONS LA TERRE »
Réalisation : Honorine Perino (2008)

"En prenant comme fil directeur la présentation des OGM agricoles actuellement sur le marché - des plantes transgéniques tolérantes à des herbicides et des plantes insecticides - ce film propose des solutions pour construire u ne agriculture durable, respectueuse de l'homme et de l'environnement, et qui ne nécessite pas d'OGM ; chercheurs, agriculteurs et consommateurs, main dans la main." Une bouffée d'air frais pour comprendre les enjeux actuels auxquels l'agriculture doit se confronter.

Durée du film : 90 mn

Ce film a été projeté le jeudi 30 avril 2009, en partenariat avec la MJC du vieux Lyon, débat en présence de la réalisatrice et de paysans.


« SMOKING ROOM et CASUAL DAY »
Deux films proposés par les réflets du cinéma ibérique et latino-américain au Zola

SMOKING ROOM
Espagne / 2002 / 1h33 / vostf
Réalisation : JulioWallovitz & Roger Gua
Avec : Eduard Fernández, Francesco Garrido, Antonio Dechent
Lorsque la succursale espagnole d’une entreprise américaine est obligée de mettre en vigueur l’interdiction de fumer à l ’intérieur de ses locaux, Ramirez, un des employés, décide de faire signer une pétition contre cette mesure qu’il estime injuste et déplacée. Il souhaite qu’une salle inoccupée de la société serve d’espace fumeurs. Cette pétition va révéler la réelle personnalité de ses collègues…
Pour leur premier film, Julio Wallovitz et Roger Gual obtenait en 2002 le très prometteur Goya du Meilleur Nouveau Réalisateur avec ce huis-clos tendu, réaliste, oppressant et parfois drôle, qui dépeint un milieu du travail masculin lâche et hypocrite.

CASUAL DAY
Espagne / 2007 / 1h34 / vostf
Réalisation : Max Lemcke
Avec : Juan Diego, Javier Ríos, Luis Tosar
Le « Casual Day » est une méthode de management de groupe venue des Etats-Unis. Chaque vendredi, les employés sont invités à troquer leur costume cravate contre une tenue plus décontractée et à participer à des activités de groupe visant à améliorer les rapports entre collègues et le rendement général de l’entreprise. Ruy est un jeune homme intelligent d’une vingtaine d’années et qui a toujours vécu selon ses envies. Aujourd’hui, il se trouve dans une situation délicate : José Antonio, le père de sa fiancée, lui a obtenu un poste important dans l’entreprise. Il veut faire de lui son successeur. Ruy aimerait dire non à ce poste, à José Antonio, à Inés et même à cette farce de « Casual Day »…
A l’instar de La Méthode (2005) ou de Smoking Room (2002), Casual Day est un film doux amer sur le monde de l’entreprise. Alliée à des dialogues ciselés, l’interprétation enlevée et inspirée de Juan Diego et de Luis Tosar transcende ce film jubilatoire.


Ces film ont été projetés le lundi 9 mars 2009, au Zola.
En partenariat avec le Zola , soirée suivie d'un débat avec Jean-Luc Deochandiano et Nicolas Fraix , membres de [Ciné Travail]


« Attaches »
Réalisation : François Ralla-Andreoli, Eli Commins, Joseph Confavreux, Vincent Lemire et Stéphanie Samson

Le documentaire Attaches s'intéresse à l'usine Mure qui, à Gerland, fabriquait des armatures métalliques pour le béton armé. Elle a été, pendant longtemps, la plus grosse entreprise et le plus gros employeur du quartier avant de fermer ses portes à la fin des années 90.
Tout est parti d'une rencontre, en octobre 1998, entre de jeunes historiens et l'usine, tout juste désertée et sur le point d'être détruite : " Dans l'urgence, nous voulons faire notre métier et sauver la mémoire d'un lieu promis à l'oubli. A notre besoin de savoir et de souvenir, les anciens ouvriers de l'usine ont répondu par un désir de raconter, de transmettre et d'expliquer. Si l'Histoire est belle, si elle est bien une science humaine, si sa pratique est bien celle d'une rencontre d'homme à homme et pas seulement la confrontation d'un chercheur à son terrain, alors Attaches, film d'historiens est aussi un film d'histoire ".

Durée du film : 86 mn

Ce film a été projeté le mardi 24 février 2009, à la bibliothèque municipale Jean-Macé.
Débat en présence de Vincent Lemire, co-réalisateur du film, historien, Université de Marne-la-Vallée et de Daniel Colson, sociologue, Université de Saint-Etienne.


« Amiante : le prix du silence »
Réalisation : Daniel Cattelain (2003)

Le point de départ de ce documentaire est l’usine Férodo de Condé sur Noireau en Normandie où l’on a filé l’amiante dès la fin du XIX ème siècle. Le thème essentiel de ce film réside dans le questionnement sur le fonctionnement de la démocratie dans l’entreprise. Si l’information sur les dangers relatifs à l’amiante existait bien, les protagonistes de l’entreprise n’y avaient pas tous accès de la même manière et n’avaient pas tous la même marge de manœuvre. Ce documentaire se propose de regarder la notion d’information sous différents angles : celui du contexte général, celui de la réaction globale des « acteurs » de l’entreprise, celui des médecins en tant qu’institution, celui des syndicats, celui de l’incidence sur la liberté du citoyen en général. Au-delà de cette problématique spécifique à l’amiante, c’est la question plus générale de l’information autour des risques professionnels et de leur prévention qui est posée.

Durée du film : 52 mn

Ce film a été projeté le mardi 3 février 2009, à la médiathèque du Bachut.
Débat en présence du réalisateur et de Francois Desriaux de la revue « Santé et Travail ».


« Le cirque : sur la plus haute branche »
Réalisation : Marianne Rigaud-Roy (1997)

Le film suit les 9 élèves de la promotion sortante de la fameuse École Supérieure des Arts du Cirque de Châlons-sur-Marne ; ils travaillent à la création d'un spectacle qui mettra un point final à leurs études et leur ouvrira les portes de la vie professionnelle. Cette année c'est le chorégraphe François Verret, figure singulière de la danse contemporaine, qui a été choisi pour être leur metteur en scène. Ainsi les jeunes artistes ont 4 mois pour forger leurs corps, le forcer à se mettre au service d'un projet et couler leur rêve de cirque dans un monde qui n'est pas le leur. Le film permet de s’interroger sur les enjeux de l’engagement du corps dans un travail artistique où l’effort de celui-ci doit disparaître derrière la magie du spectacle

Durée du film : 42 mn

Ce film a été projeté le vendredi 23 janvier 2009, à la médiathèque de Vaise.
Débat en présence de la réalisatrice, de Guillaume Bertrand et de Yann Bernard anciens élèves de l' École Supérieure des Arts du Cirque.


« Ceux des fast-food »
Réalisation : Christophe d’Hallivillé (1999)

Ce film est consacré aux jeunes qui travaillent dans les fast-foods. Étudiants et lycéens, ils perçoivent une bourse ou une aide de leurs parents, mais ils ont besoin d’un revenu complémentaire pour payer leur loyer, s’alimenter, faire face aux frais de scolarité. Aussi, de temps partiels en TD, de petits boulots en amphithéâtre universitaire, ils sont des centaines de milliers à devoir combiner emploi et études. Ici, à l’opposé d’une approche doloriste, ces jeunes décrivent leur travail avec humour et causticité. Ils miment parfois les moments les plus cocasses de leur activité. Ainsi, ce film se veut à la fois une satire du travail dans les fast-foods et une plongée dans la vie quotidienne, dans les débuts de la vie salariée d’une grande partie de la jeunesse étudiante

Durée du film : 46 mn

Ce film a été projeté le jeudi 15 janvier 2009, en partenariat avec la MJC du vieux Lyon, débat en présence du réalisateur.


« Paroles de marins »
Réalisation : Jocelyne Mallet (2008)

Ces huit marins hommes et femmes, qui témoignent de leur expérience de la navigation, que nous disent-ils ? Ces gens du métier racontent dans un langage non dépourvu de naturel, leur rythme de travail très spécifique, la mer et les navires. Ainsi que les différences qu’ils ont rencontrées, selon les pavillons des navires, sur lesquels chacun a embarqué. Car un pavillon signifie une législation, donc des règles et des droits. Outre un métier, modifier ces droits remet aussi en question tout notre environnement. L’évolution de la marine marchande vers des législations complaisantes nous amène à prendre conscience de la valeur de la réglementation sociale française définie par le Code du Travail. Ce Code du Travail, véritable colonne vertébrale de notre cadre social, qu’il soit maritime ou général et si imparfait soit-il, existe encore. Mais pour combien de temps ?
Ce documentaire n’est pas une information de plus : ces points de vue nourris d’expériences fortes invitent à clarifier notre rôle, notre responsabilité, la cohérence entre nos actes et nos aspirations, axes fondamentaux sans lesquels il ne peut y avoir de changements concrets.

Durée du film : 56 mn

Ce film a été projeté le jeudi 27 Novembre 2008 à la MJC Monplaisir, Séance "Autres Regards"
Projection suivie d’un débat en présence de la réalisatrice, de Pierre Mallet, capitaine au long cours et membre de la commission maritime d’ATTAC national, et de Ian Dufour, inspecteur du travail


« Cherche toujours »
Réalisation : Mathias Théry et Etienne Chaillou. (2008)

Quelle est la façon de caractériser au mieux le désordre ? Pourquoi l’huître est-elle nacrée ? Pourquoi h ne vaut pas lambda ? Pourquoi ça chante ? D’où vient la forme des feuilles ? Et pourquoi là, ça ne chante pas ? Pourquoi ce qui est dessous est toujours mieux que ce qui est à côté ? Comment ça marche, un chariot ? Et les tatamis, c’est pour quelle manip ? Est-ce que c’est possible d’écrire un article si l’on n’a pas de preuves ? Pourquoi il ne faut surtout pas être pédagogique ? Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à travailler ? Pourquoi faut-il faire des photos au Jardin des plantes ?... Pourquoi un chercheur cherche ?

Durée du film : 52 mn

Ce film a été projeté le mercredi 26 Novembre 2008 au théâtre de la Renaissance dans le cadre du festival SCIENCE & CINEMA " A nous de voir" à Oullins
Projection suivie d’un débat en présence de Mathias THÉRY réalisateur, Stéphane DOUADY chercheur au CNRS et protagoniste du film, et Olivier GRANDRILLON, chercheur au centre de génétique moléculaire et cellulaire au CNRS


« Le théâtre des opérations »
Réalisation : Benoît Rossel (2007)

Le théâtre des opérations est un film documentaire sur le rituel d'initiation d'un apprenti chirurgien dans le bloc opératoire d'un hôpital universitaire. Suivre les différentes étapes de cette initiation, c'est pénétrer un univers étrange et étranger, où le citoyen ordinaire ne fait que passer. Le bloc est un microcosme caché au coeur de la machine hospitalière où chirurgien, anesthésistes, instrumentistes, infirmiers et aide de salle travaillent chaque jour à réparer des vies. Les histoires qui s'y écrivent mettent en scène la mort, l'ingéniosité de l'homme, ses ambitions, ses mesquineries, sa générosité, ses peurs et son humour noir. Au bloc, il se joue en permanence des choses vitales, des choses de la vie. Tout en décrivant le quotidien du novice et d'autres "opérateurs", ce film cherche à mettre en lumière les différents enjeux humains, sociaux et scientifiques qui s'entremêlent ou s'entrechoquent dans ce "théâtre des opérations".

Durée du film :86 mn

Ce film a été projeté le samedi 22 Novembre 2008 au théâtre de la Renaissance dans le cadre du festival SCIENCE & CINEMA " A nous de voir" à Oullins
Projection suivie d’un débat en présence de Benoît ROSSEL réalisateur, Michel GILLET professeur et chirurgien protagoniste du film, et de Marie Christine POUCHELLE, directeur de recherche au CNRS (centre Edgar Morin, IIAC Institut Interdisciplinaire d'Anthropologie du contemporain), auteur de plusieurs ouvrages dont : "L'Hôpital ou le théâtre des opérations. Essais d'anthropologie hospitalière" Recherches actuelles: identités professionnelles et enjeux de pouvoir au bloc opératoire »


« Entre les murs »
Réalisation : Laurent Cantet (2008)

Librement inspiré de l'ouvrage "Entre les murs" de François Bégaudeau (Editions Gallimard, Verticales, 2006), « Entre les murs » met en scène François, un jeune professeur de français, et une classe de 4ème dans un collège difficile. Il n'hésite pas à affronter Esmeralda, Souleymane, Khoumba et les autres dans de stimulantes joutes verbales, comme si la langue elle-même était un véritable enjeu. Mais l'apprentissage de la démocratie peut parfois comporter de vrais risques.

Durée du film : 2h10

Ce film a été projeté le dimanche 5 octobre 2008 au cinéma Le Zola, en présence de Christian LAVAL, docteur en sociologie, directeur adjoint de l'Observatoire National sur les Pratiques en Santé Mentale-Précarité (ONPSMP) à l'hôpital du Vinatier. Ses recherches ont porté, notamment, sur le travail des travailleurs sociaux.

« Destin postal »
Réalisation : Daniel Ropars (2004)

Le Landy était un centre de courrier international situé dans le 18ème arrondissement de Paris. Il a fermé ses portes en 2002 laissant aux postiers un goût amer : celui d’une liquidation aussi inutile que brutale. Pendant deux ans, Daniel Ropars, postier au Landy, a filmé de l’intérieur les transformations du travail ainsi que les luttes sociales dans la mise en place des 35h et la lutte contre la fermeture du centre. A travers des images du travail et du fonctionnement collectif des postiers, le film donne à voir une face méconnue du service public, et permet de s’interroger sur le destin d’une vie collective face à un processus de privatisation

Durée du film : 76 min

Ce film a été projeté le mardi 22 avril 2008 à l'auditorium de la Bibliothèque de la Part-Dieu, en présence du réalisateur, d’un salarié de La Poste ayant participé au film, et d’une sociologue du travail ayant étudié les transformations du travail à La Poste

« Ménager la distance »
Nicola Farina (2006)

Réalisé dans le cadre d’une formation aux métiers du cinéma, ce film documentaire est une commande de la Mission Recherche de La Poste, visant l'étude du fonctionnement du « management à distance » auprès des petits bureaux de distribution dans le Vaucluse. Le film nous invite à suivre de près une cadre en charge de trois petits bureaux de poste, se rendant successivement dans chacun d’eux pour transmettre aux équipes les dernières informations ou leur donner des coups de mains. A travers ses multiples déplacements, mais aussi son travail de gestion du personnel, nous découvrons ainsi de quoi est fait le travail quotidien d’un cadre dans une petite unité opérationnelle. Ce film permet à la fois de s’interroger sur la question du statut du film de commande, de son usage privé dans l’entreprise et public à l’extérieur, et de mettre en débat les conditions de travail de l’encadrement de terrain dans des contextes de réformes.

Durée du film : 52 min

Ce film a été projeté le mardi 4 mars 2008 à l'auditorium de la Bibliothèque de la Part-Dieu, en présence de deux salariées de la Poste et de Nicola Farina

« Reprise »
Hervé Le Roux (1997)

Juin 1968. Les usines Wonder à Saint Ouen. C'est l'heure de la reprise du travail. Dans la foule, deux apprentis cinéastes de l'Idhec et cette jeune femme. Qui pleure. Qui crie. Qui assure qu'elle ne rentrera pas, qui dit que non, elle ne mettra plus les pieds dans cette taule dégueulasse...Trente ans plus tard, où est cette femme? Qu'est devenue Jocelyne ? Où est passée la classe ouvrière qu'on dit disparue. C'est l'heure de Reprise, le film enquête d'Hervé Le Roux

Durée du film : 3h12

Ce film a été projeté le dimanche 2 mars 2008 Au Zola, Séance "Autres Regards", projection suivie d’une discussion autour d'un verre.

« Génération Précaire »
Ruxandra Medrea (2006)

Au début de l’automne 2005, un groupe de jeunes portant des masques blancs intrigue les médias. Leur objectif : sensibiliser l’opinion à la précarité des jeunes diplômés, mais aussi intervenir comme groupe de pression pour une réforme du Code du Travail…

Durée du film : 52 min

Ce film a été projeté le jeudi 31 janvier 2008 à la MJC du vieux Lyon, dans le cadre du cycle « les jeunes ont une histoire », en partenariat avec FAC et la MJC du vieux Lyon.

« Les rêves de la main »
Réalisation : Jean-Luc Galvan et Renaud Verbois (1999)

A partir de la correspondance de Jules Libourel et des témoins vivant encore aujourd’hui, Jean-Luc Galvan et Renaud Verbois reconstituent l’histoire ouvrière de la ganterie de Millau, en particulier les grandes grèves de 1935. Inspiré par "La Terre et les rêveries de la volonté" de Gaston Bachelard, ce document est avant tout l'éloge d'un métier d'art, qui nous est décrit ici en détail.
Autrefois, après quatre ans d’apprentissage, trois de compagnonnage et la réalisation d’un chef d’œuvre, les maîtres-artisans gantiers recevaient l’épée. Puis, vint le temps de l’industrialisation et des exportations vers les Etats-Unis ; la ganterie de Millau employait alors 7 000 salariés. La résistance des Américains à la concurrence française entraîna la réduction des salaires qui déclencha les grèves. Les années soixante-dix marquent le déclin : pour réduire encore le prix de revient, les procédés de fabrication sont modifiés au détriment de la qualité. Aujourd'hui, en raison d'un faible marché, ce métier est plus que jamais redevenu un artisanat d'art : "L’ouvrier, poète à la main pétrissante, travaille doucement cette matière à l’élasticité paresseuse...", disait le philosophe.

Durée du film : 52 min

Ce film a été projeté le Vendredi 25 janvier à la Bibliothèque de la Part-Dieu


« Francky et Nicolas, au bord du travail »
Bernard Bloch (2003)

Ils habitent la Courneuve et sont inscrits à l’ANPE. Leurs projets d’avenir se heurtent au regard de l’autre, au poids de l’héritage familial. Portrait sans concession de deux jeunes adultes pas tout à fait prêts à entrer dans le monde du travail.

Durée du film : 90 min

Ce film a été projeté le jeudi 24 janvier 2008 à la MJC du vieux Lyon, dans le cadre du cycle « les jeunes ont une histoire », en partenariat avec FAC et la MJC du vieux Lyon.


« Les Lip, l'imagination au pouvoir »
Réalisation : Christian Rouaud (2007)

Le film donne à voir et à entendre les hommes et les femmes qui ont mené la grève ouvrière la plus emblématique de l'après 68, celle des usines LIP à Besançon. Des récits entrecroisés, des portraits, une histoire collective, pour essayer de comprendre pourquoi cette grève porta l'espoir et les rêves de toute une génération.

Durée du film : 1h52

« Fils de LIP »
Réalisation : Christian Rouaud (2007)

À trente ans, l’âge du conflit Lip, le réalisateur revient à Besançon pour tenter de faire le bilan de Lip aujourd’hui, en donnant la parole à tous ceux qu’on n’a jamais entendus, « les sans voix », dont ses propres parents qui vécurent la fin du conflit comme un drame douloureux et déchirant. Consacré au deuxième conflit Lip, le film apporte un éclairage nouveau sur cet épisode.

Durée du film : 50 mn

Projection en « miroir » des 2 films, suivis d’un débat en présence des deux réalisateurs. Séance "Autres Regards", co-organisée avec Écran Libre. Ces films ont été présentés le samedi 19 janvier 2008 à la MJC Monplaisir


« Le chômage a une histoire »
Réalisation :Gilles Balbastre (2001)

35 ans d’une histoire jalonnée par des crises économiques, des mouvements sociaux et l’évolution des politiques. Ce film nous aide à penser la question du chômage telle qu’elle se pose aujourd’hui..

Durée du film : 52 min

Ce film a été projeté le jeudi 17 janvier 2008 à la MJC du vieux Lyon, dans le cadre du cycle « les jeunes ont une histoire », en partenariat avec FAC et la MJC du vieux Lyon.


«NOTRE PAIN QUOTIDIEN »
film de Nikolaus GEYRHALTER 2007 / Autriche / 92 minutes

Au rythme des tapis roulants et des immenses machines, le film se déroule sans commentaires dans les lieux de production de la nourriture en Europe, censés nous apporter notre pain quotidien. Seuls les gestes méticuleux des travailleurs, les bruits des machines et les cris des animaux nous guident dans ce voyage mécanique où tout est réglé et chronométré. Dans cet univers particulier, la part de l’humain est minime et pourtant là, des femmes et des hommes, des bêtes jouent un rôle précis dans la logistique de ce système qui fournit à notre société sa nourriture. Un film sans commentaires, sans voix off mais dont les images parlent et demeurent

« SI LOIN DES BÊTES »
film de Manuela FRESIL 2003 / France / 56 minutes)

L’élevage, c’est dix mille ans d’histoire partagée entre l’homme et l’animal. Mais depuis les années 70, la rationalisation agricole a transformé l’élevage traditionnel en système industriel de production de viande, de lait, d’œufs, etc. Ainsi, aujourd’hui, 26 millions de porcs sont abattus chaque année en France. Si les conséquences négatives de cette industrialisation sur la société (pollution, risques pour la santé, ...) sont largement pointées du doigt dans les médias, le travail de ceux et celles qui ont pour métier d’élever les bêtes est moins connu.
Manuela FRESIL est allée enquêter en Bretagne et en Catalogne pour montrer deux conceptions très différentes du métier : d’un côté, des éleveurs qui travaillent « avec » des animaux, en essayant de leur maintenir de bonnes conditions de vie. De l’autre, des producteurs de viande qui exploitent des « machines » animales selon les prescriptions de la zootechnie, et doivent faire comme si les animaux n’étaient plus du vivant. Les « productions animales » ont construit un rapport aux animaux d’élevage basé sur une exploitation sans merci et sur le déni de cette relation de travail avec les bêtes.
Ce film témoigne non seulement des liens qui existent entre éleveurs et animaux, mais aussi des liens qui existent entre la viande dans notre assiette et nos choix de société, et plus largement entre le statut du travail et l’avenir du vivant.

Ces films ont été projetés dans le cadre du festival SCIENCE & CINÉMA « À NOUS DE VOIR » à Oullins le jeudi 29 novembre 2007 au Théâtre de la Renaissance, en présence de Manuela FRESIL, réalisatrice et de Jocelyne PORCHER chargée de recherches à l’INRA-SAD/CNA

« Voyage au pays de la Peuge »
Réalisation : Samir Abdallah, Maurizio Lazzarrato, Angela Melitopulos, Raffaele Ventura. (1990)
Prix du patrimoine, festival du cinéma du réel 1991

Tourné durant la grève de 1989, ce film collectif remonte le cours des luttes sociales et des transformations du travail qui ont marqué l'histoire "des Peugeot", jalonnée par les « dégraissages » successifs, les retraites anticipées ou les « retours au pays » des ouvriers immigrés. Par une habile composition d’images du travail, de témoignages et de documents d’archives, ce film met en perspective les discours des différents acteurs de l’entreprise (patrons, salariés, syndicalistes) et pose des questions d’actualité : nouvelles organisations du travail, précarité et statut des salariés, mondialisation, sens du travail et dignité au travail.

En partenariat avec la bibliothèque de la Part Dieu dans le cadre du mois du film documentaire

Durée du film : 60 min

Ce film a été projeté le Mercredi 7 novembre 2007 en présence de Samir Abdallah et de Marcel Durand, ouvrier retraité de Sochaux, auteur de "Grain de sable sous le capot".

« La Question humaine »
de Nicolas Klotz (2006)
Avec Mathieu Amalric, Michael Lonsdale, Jean-Pierre Kalfon ...

Paris de nos jours. Simon travaille comme psychologue au département des ressources humaines d’un complexe pétrochimique. Au cours d’une enquête que la direction lui confie sur un des dirigeants de l’usine, les perceptions de Simon se désorganisent puis se troublent de manière inquiétante. Simon vit cette expérience dans son corps, elle traverse sa pensée mais aussi son intimité et sa sensibilité. La tranquille certitude qui avait fait de lui un technicien rigoureux, vacille..

Durée du film : 2h 21min


Ce film a été projeté le dimache 28 octobre 2007, Séance "Autres Regards", projection suivie d’un débat au Zola, 117 cours Emile Zola 69100 VILLEURBANNE

« La consultation »
de Hélène de Crécy (2007)

« La consultation » témoigne d’une pratique médicale, celle de Luc Perino, médecin généraliste à Lyon, confronté quotidiennement à une diversité de maux, face auxquels la médecine n’est souvent qu’une réponse de pis-aller. En alternant des consultations filmées au cabinet et parfois à domicile, avec des commentaires du médecin sur son propre exercice, ses doutes et ses convictions quant à son rôle, le film donne à voir avec une étonnante simplicité ce qu’il en est des soucis de santé ordinaires. On devine derrière cette simplicité l’important travail préalable de la cinéaste pour trouver sa place dans l’intimité de cette relation entre le médecin et les patients.
A travers une diversité de situations, comme par exemple le désarroi d’une mère inquiète de la maladie de son fils, un jeune couple venu pour une demande d’IVG, les regards interrogatifs d’un couple de retraités venus faire interpréter une radio de la prostate, ou encore l’angoisse soudaine d’une jeune femme face à la menace d’une maladie grave si elle continue de fumer, le film restitue les manières de faire du médecin, tantôt amusé, agacé ou ennuyé, face à chaque situation, mais qui sont autant de révélateurs des rapports que nous entretenons avec notre santé.

Durée du film : 90 min


Ce film a été projeté le vendredi 26 octobre 2007, Soirée-débat en présence de Luc Perino et de Jean-Marc Grefferat, réalisateur de documentaires.

« La part du chat (a verdade do gato) »
Un film de Jérémy Hamers (2006)
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur.

Carmo do Rio Verde, au Brésil, est un village qui vit de l'exploitation de la canne à sucre. Une entreprise y gère toute la fabrication d'alcool, possède ou loue tous les champs et mobilise deux mille ouvriers, recrutés par "El Gato", "le Chat". Le travail et l'exploitation de la canne à sucre commencent. Entre sueur et cendres, le film aborde de façon poétique le prix humain de la richesse du Brésil, son carburant "propre".
Licencié en cinéma, Jérémy Hamers devient assistant au service de cinéma et vidéo documentaire de l'Université de Liège. Il vient de fonder, avec le caméraman Laurent Van Eijs, la société Trikolon Productions. Le court métrage Dehors, lui a valu, en 2003, le prix Kieslowski du meilleur scénario de court métrage.



Durée du film : 52 min


Ce film a été projeté le mardi 17 avril 2007

Soirée Penarroya
Dans le cadre du cycle « Autres regards »
Projection suivie d’un débat

 9 février-13 mars 1972… les ouvriers de l’usine Penarroya de Lyon sont en grève. Ils sont algériens, marocains, tunisiens employés à la récupération et à la fusion du plomb, du bronze et de l’aluminium.

 La grève a été dans de nombreux domaines exemplaire. Elle a en tout cas marqué l’histoire ouvrière par les salariés concernés, les revendications soulevées, la pratique collective, les formes de soutien hors de l’entreprise…

 A cette époque, et alors que la réalisation d’un film ne bénéficiait pas des moyens numériques actuels, deux documentaires ont été réalisés :

 Un premier film de 18 mn : Penarroya, les deux visages du trust.
Film préparé avant la grève pour la soutenir en cassant l’image de marque du trust et expliquant les revendications des ouvriers en lutte

 Un deuxième film de 54 mn : Comment se mettre d’accord.
Film réalisé après la grève expliquant sa préparation collective et unitaire

 Il n’existe pratiquement plus de copies de ces films qui viennent d’être numérisés pour nous permettre de nous replonger dans une période pas si lointaine ce qui représente une chance pour continuer à garder en mémoire des événements de l’histoire ouvrière locale.

 La soirée exceptionnelle que nous vous proposons le 15 avril permettra de resituer ce conflit avec notamment la présence de :

 - Laure Pitti qui travaille en tant qu’historienne sur cette lutte
- (sous réserve) d’un ancien délégué du personnel, animateur de la grève de Penarroya qui sera présent si sa santé le lui permet.
- Michel Leclercq qui a été un des animateurs du comité de soutien
- Philippe Davezies, enseignant chercheur en santé travail qui nous éclairera sur les enjeux passés et actuels de cette lutte

 

Ce film a été projeté le vendredi 15 avril 2007 au cinéma "Le Zola"
« Terre commune »
Un film de Yohann LAFFORT (2006)
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur et d’un agriculteur ayant participé au film


Autour du bourg de Marcillac, en plein cœur de l'Aveyron, nous partageons, au cours des saisons, le quotidien de quelques petits paysans qui résistent, chacun à leur manière, à l'effacement du monde paysan. Ils sont fiers de pouvoir encore vivre de leur métier aujourd'hui, fiers de leurs racines. Ayant su rester en dehors de la course effrénée au productivisme, ils résistent chacun à leur manière: Certains à la recherche d'une relation plus directe avec les consommateurs, d'autres en transmettant aux plus jeunes leur savoir et en valorisant l'entraide de plus en plus indispensable, d'autres simplement en continuant à aimer leurs vaches et leur métier et à travailler dans le respect de la Terre, sans jamais céder aux sirènes d'une modernisation outrancière. Ils se revendiquent ainsi comme de véritables «paysans» et nous invitent à réfléchir à l'avenir de notre terre commune…


Durée du film : 1h27

Ce film a été projeté le vendredi 30 mars 2007


"POUR MEMOIRE (la forge)"
Un film Jean-Daniel Pollet (1979)
Projection suivie d’un débat


A l’orée des années 80, Jean-Daniel Pollet, cinéaste hors norme, mort en 2004, a tourné pendant six mois, jour après jour, les derniers jours d'une fonderie datant de la fin du 19ème siècle. Par de lents mouvements de caméra, des plans très rapprochés sur les gestes quotidiens, l’alternance de paroles d’ouvriers et le commentaire du cinéaste, par le choix de filmer dans l’obscurité brumeuse du vieil atelier sans autre lumière que celle du rougeoiement du métal en fusion, le cinéaste a forgé avec ce film une œuvre unique sur le travail et la disparition d’un savoir-faire ancien, à la fois évocation poétique et réflexion politique.

« A partir du motif de la possession du feu et de la transformation de la matière, « Pour mémoire » nous entraîne tout à la fois sur le terrain de la mythologie, du constat social et du film en train de se faire. On y comprend que l'homme – ouvrier ou cinéaste – est sur Terre pour donner une forme aux choses, que non seulement la dignité mais encore la viabilité de sa condition dépendent de la possibilité qui lui est offerte d'accomplir cette tâche et qu'une société qui la lui refuse au nom de l'accroissement forcené du profit et de l'accélération du rendement est une société qui se déshumanise et qui ne tardera pas à retourner au chaos » (Jacques Mandelbaum, Le Monde).

Durée du film : 60 min


Ce film a été projeté le jeudi 18 janvier 2007

“ Clics et déclics : s'implanter en Chine et au Japon"
Un film de Bernard Ganne, Jean-Paul Pénard et Yveline Lecler (2006)
Débat en présence des réalisateurs, d’une personne ayant participé au film, et d’un spécialiste des coopérations internationales.


Ce film est le résultat d’un travail de plusieurs années, conduit par une équipe de sociologues et économistes industriels, qui nous entraîne sur les traces d'un équipementier automobile rhônalpin cherchant à s’implanter en Chine et au Japon. L’entreprise A. Raymond, créée en 1865 à Grenoble, conçoit et fabrique des systèmes de fixation pour le secteur automobile. Dans les années 90, l’entreprise va s’implanter au Japon puis en Chine. Retraçant les vicissitudes d’un parcours de longue haleine, le film restitue la manière dont les acteurs surmontent les différences culturelles dans les manières de travailler pour pouvoir coopérer (par exemple lorsqu’il s’agit des conceptions différentes de la qualité des produits), l’importance de l’innovation technique et l’évolution des relations entre les donneurs d’ordre et leurs sous-traitants, les réflexions des dirigeants sur la stratégie commerciale et leurs implications en termes de collaborations avec d’autres partenaires et de conséquences sur l’activité des sites industriels.


Durée du film : 60 min


Ce film a été projeté le mercredi 20 décembre 2006

“ La chambre noire de Khuong-mê ”
un film de Samuel Aubin (2002)
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur et d’un spécialiste du cinéma politique.
A 18h30, à la Bibliothèque de la Part-Dieu


Le cinéaste Khuong Mê a traversé la guerre d’Indochine contre la France, puis la guerre contre les Etats-Unis. En pleine guerre, il a installé un studio de cinéma au service de la propagande du régime vietminh. Pourtant, ses films ne se résument pas à être des outils idéologiques. Leur complexité est à l’image de ce vieil homme insaisissable que Samuel Aubin est allé rencontrer pour tenter de comprendre ce qu’ont été sa vie, son travail : Qu’est-ce qui permet de continuer d’avoir envie de faire des films malgré les contraintes d’un régime politique qui bride l’imagination ? Comment travailler sous les bombardements quotidiens ? Et, plus tard, qu’est-ce qui reste quand on a cru qu’on pourrait changer le monde en faisant la révolution ?
Samuel Aubin nous invite à cheminer avec lui, entre le Vietnam d’il y a trente ans et celui d’aujourd’hui, pour tenter de reconstituer le puzzle de la vie de cet homme, et « pouvoir raconter cette vie qui m’est si étrangère et qui me parle tant ».

Durée du film : 63 min


Ce film a été projeté le jeudi 21 septembre 2006

“ La vie par les bords ”
de François Bon et Fabrice Cazeneuve (2005)
Projection suivie d’un débat en présence des réalisateurs (sous réserve), d’élèves et d’enseignants d’un lycée professionnel.
A 18h30, à la Bibliothèque de la Part-Dieu


“ Le lycée professionnel est souvent considéré comme le symbole de l’échec scolaire. Pourtant, malgré les difficultés de tout ordre, les enseignants oeuvrent pour que les élèves trouvent les moyens de faire leur place dans le monde du travail. Une année durant, l’écrivain François Bon et le réalisateur Fabrice Cazeneuve ont travaillé avec des enseignants et des élèves du lycée professionnel Fernand-Léger d’Argenteuil, découvrant le monde du travail à l’occasion d’un stage, dans une maison de retraite ou une usine. S’appuyant sur les écrits produits par ces adolescents (lettres, carnets de bords), et alternant des temps de discussion collective et de suivi sur le terrain, le film nous propose une mosaïque de témoignages sensibles où se mêlent la déconvenue face à une voie professionnelle qu’ils n’ont pas choisie, mais aussi l’espoir d’accéder, par le travail, à une condition de vie plus digne que celle de leurs parents. "


Durée du film : 52 min


Ce film a été projeté le mercredi 9 mai 2006


“ L 611-1 ” (au cœur de l’inspection du travail)
de Jean-Yves Cauchard (2005)
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur, d’une inspectrice du travail participante au film, et d’un spécialiste en droit du travail.
A 18h30, à la Bibliothèque de la Part-Dieu


“ Les inspecteurs du travail sont chargés de veiller à l’application du code du travail et de constater les infractions à ces dispositions ” (article L-611-1 du Code du Travail).
Comment les 1300 inspecteurs et contrôleurs font-ils pour veiller au respect du code du travail dans les 1,5 millions d’entreprises en France ? “ On se débrouille comme on peut ” répond l’une d’elles. En suivant quelques uns d’entre eux dans des visites sur les lieux de travail ou en entretien avec des salariés, le film nous montre comment les inspecteurs et contrôleurs doivent faire face aux explications des uns, à l’animosité des autres, pour tenter de maintenir la force de la loi dans les situations les plus compliquées (travail clandestin, violences, harcèlement, …).

Durée du film : 55 min


Ce film a été projeté le mercredi 5 avril 2006


FEMMES PRECAIRES
de Marcel Trillat (2005)
Projection suivie d’un débat en présence de Marcel Trillat (sous réserve), d’une participante au film, et d’une sociologue.
A 18h15, à la Bibliothèque de la Part-Dieu


En France, plus de trois millions de salariés travaillent à temps partiel et gagnent moins que le Smic. Et les trois quarts d’entre eux sont des femmes, élevant seules leurs enfants pour la plupart. Pour incarner ces chiffres, Marcel Trillat a voulu donner la parole à cinq femmes.
Elles sont agent d’entretien, ouvrière agricole, intérimaire dans un centre de tri de la Poste, caissière ou employée en contrat emploi solidarité, et gagnent entre 500 et 1 000 euros par mois. Temps partiel imposé, horaires morcelés, dureté des conditions de travail, chacune d’elles partagent le lot des travailleurs précaires. Filmées dans leur quotidien, au travail ou en famille, elles témoignent à la fois de leur lassitude et de leurs espoirs.

Durée du film : 85 min


Ce film a été projeté le mercredi 8 mars 2006


J’AIME TRAVAILLER
de C. Comencini
Dans le cadre du cycle “ Autres Regards ” organisé par le Zola, projection-débat autour du film
Dimanche 15 janvier au cinéma LE ZOLA de Villeurbanne à 19h

Anna (Nicoletta Braschi) vit seule avec sa fille, Morgana (Camille Dugay Comencini) et travaille au service comptabilité d’une grande société. Aimant son travail, appréciée de ses collègues et des fournisseurs, tout bascule le jour où son entreprise est rachetée par une multinationale.

En l’honneur de la fusion, une fête est organisée; Anna est la seule employée à ne pas être saluée par le nouveau chef du personnel. Un incident banal, ou peut-être seulement un oubli ?

A partir de ce petit évènement, lentement mais inexorablement, le "groupe" se déchaîne contre elle. Les vexations commencent, petites, imperceptibles, mais réitérées quotidiennement. Ses collègues se détournent d’elle, Anna est laissée seule à table à la cantine de l’entreprise, personne ne l’invite plus à prendre le café le matin, elle n’est plus conviée aux réunions...

Quand ses directeurs la changent de poste et l’obligent à recommencer en bas de l’échelle, Anna tente de prendre cette modification de façon positive mais le comportement malveillant des salariés la déstabilise complètement. Malade, incapable désormais d’affronter son quotidien, elle ne trouve même plus le courage de s’occuper de Morgana, qui néanmoins est la seule à soutenir et entourer sa mère. Il faudra alors qu’Anna rassemble son courage pour parler à quelqu’un de ce qu’elle traverse…





Présenté le dimanche 15 janvier au cinéma LE ZOLA de Villeurbanne à 19h
Dans le cadre du cycle « Autres Regards » et des RAM (Rencontres pour une Autre Mondialisation)
La projection sera suivie d’un débat sur les questions de harcèlement, de pressions au travail avec notamment Serge Dufour (CGT).
Francesca COMENCINI est invitée pour cette soirée



Ce film a été projeté le 15 janvier 2006


PORTRAITS AU TRAVAIL (SUR FOND BLANC)
Film issu d’un atelier d’initiation au film documentaire conduit par Béatrice DUBELL
Débat en présence de la réalisatrice et de participants de l’atelier cinématographique.
Durée du film : 55 min
Bibliothèque de la Part Dieu, à 18h30

A Vaulx-en-Velin, pendant deux ans, s’est conduit une expérience artistique singulière, une exploration du monde du travail avec les habitants. Cette expérience a pris corps à travers la réalisation de deux pièces de théâtre et d’un atelier de cinéma documentaire, animé par Béatrice Dubell. Un petit groupe est ainsi allé à la rencontre des gens au travail dans cinq entreprises de Vaulx-en-Velin.
“ Il y a par chez nous des mondes cachés, où des gens passent beaucoup de temps, dans des postures étonnantes. Ils cultivent, cuisinent, creusent, construisent, assemblent, emballent, nettoient, transportent, trient. Ces petites ou grandes enclaves laborieuses battent à leur rythme propre, et composent la rumeur de la ville…Peu de mots sortent de ces lieux, peu d’humains racontent comment ils vivent là. Nous avons donc voulu aller écouter et voir de près…Alors nous avons tenté de saisir l’esprit du lieu, rapidement, mais précisément. Le vacarme des machines, le silence des bureaux. Des visages fatigués, lumineux, dignes. Quelques mots lâchés dans un souffle, un soupir, un rire, une petite histoire…Ainsi nous questionnant sur ce que travailler veut dire, tout en collectant des fragments visuels et sonores, nous composons une fresque sur le monde du travail. ”

Par une réalisation qui cherche à rendre compte des conditions matérielles du travail, et à laisser advenir une parole sur ce travail de la part des personnes rencontrées, cette réalisation collective nous propose autant de fils possibles pour débattre de la place du travail dans la société d’aujourd’hui et des manières d’en rendre compte.


Ce film a été projeté le 11 janvier 2006


« TERRE D'EXIL »
de Yohan Laffort (2002)
Débat en présence du réalisateur, d’un ou deux salariés ayant participé au film, et d'un membre de l'association TRACES, co-organisateur de cette soirée qui s’inscrit dans le cadre du 3 ème Forum régional des mémoires de l'immigration.

Bibliothèque de la Part Dieu, à 18h30

Ils ont été recrutés à Agadir en 1975. Sélectionnés "On étaient en ligne, déshabillés, ils nous choisissaient comme des moutons...". Tous se sont retrouvés dans les mines du Nord, sans leur famille, vivant en centres pour célibataires, 5 à 6 par "baraques". Ils disent : "C’est le travail qui nous a fait venir !"

Le film nous fait retrouver quelques-uns de ces moracains, travaillant à présent dans une des dernières briqueteries traditionnelles. Le travail y est dur. Sortir les briques du four, écarter les "brûlées", les transporter sur les chariots, les empiler, les déstocker… de la poussière partout. Un travail à la tache et des horaires sans fin. "Les jeunes ne veulent pas venir, ils disent que c’est un travail d’esclave...". La fatigue, ils en plaisantent, "ici, il ne faut pas être moyen !", mais les plus anciens évoquent les douleurs aux jambes et aux bras. L’un d’entre eux parle de ses disques usés et de ses 4 vertèbres écrasées…

Ils sont à présent d’ici, mais aussi de là-bas. Beaucoup ont fait venir leur famille avec beaucoup d’appréhension. La peur "que les fils tournent mal...", l’absence de lieu de culte et la nostalgie qui ne s’efface jamais. Où choisiront-ils de finir leur vie ? Ils tergiversent sur ce point. Un d’entre eux atteint de silicose dit qu’il sera obligé de rester... pour être soigné.

Durée du film : 59 min 




Ce film a été projeté le 22 novembre 2005


DES EXCEPTIONS À L’ABSOLU
Film de Florence Miettaux (95 minutes)
Production : JFR Productions et Cités Télévision

Séance à la Bibliothèque de la Part-Dieu à 18h15

Des associations de défense des droits de l’homme se mobilisent sur la question de la double peine… Débats, élaboration de positions communes, interventions, organisations d’actions collectives, discussions avec le pouvoir politique…Le film retrace l’historique des mobilisations sur cette question, et présente les enjeux politiques de la double peine (inégalité de traitement pénal entre français et étrangers, criminalisation de l’immigration...) . Ce faisant, il montre les difficultés du militantisme associatif à faire évoluer la Loi, et les tensions qui traversent le mouvement contre la double peine : difficulté à rendre publiquement légitime la cause d’individus doublement stigmatisés (étrangers et délinquants), divergences tactiques dans la définition des revendications (abolition complète de la double peine ou d’abord de celle frappant les étrangers dont les attaches avec la France sont les plus solides), légitimité éthique du recours à certaines formes d’action…
Par une caméra légère et attentive, loin de l’urgence des communiqués de presse, le film nous permet de comprendre en quoi une négociation politique est un vrai travail, , avec ses jeux de rôle et ses contraintes. Il nous invite à réfléchir sur les frontières entre militantisme et travail.

Ce film a été projeté le 14 octobre 2005,en présence de Florence Miettaux, réalisatrice, Bernard Bolze, association « Une peine . / », participant au film, et Dominique Dessors, chercheur au Laboratoire de Psychologie du Travail et de l’Action (CNAM).


ENTRE ACTIVITÉ ET SUBJECTIVITÉ [ Journée d'études ]
Journée d’études “ Filmer le travail avec Jean Michel CARRÉ
A l’Institut des Sciences de l’Homme

« FEMMES TOUTES MAINS » et « LE REGARD D’UNE FEMME DE CHAMBRE SUR SON TRAVAIL », films de Camille MAURY (10 min et 15 min) - Cinedoc films et Candela production. Films proposés par l’INRS dans le cadre des formations sur la prévention des risques liés à l’activité professionnelle.

Dans un hôtel de trente chambres, Valérie, « femme toutes mains », nettoie, aspire, change les draps. Le premier film dépeint avec minutie son activité. Deux ans plus tard la réalisatrice retrouve Valérie, lui demande de visionner le film et de commenter son travail.

Ces films ont été projetés au cours de la journée d’études du 13 Septembre 2005, «Entre activité et subjectivité : filmer le travail », avec le réalisateur Jean-Michel Carré.


« J’AI MAL AU TRAVAIL : Stress, harcèlement moral et violences », trois films de Jean-Michel CARRE – 49 min - 2004 - Les films Grain de sable.

Cet ensemble, commandité par l’INRS, est composé de trois films comprenant chacun un ou deux témoignages de personnes ayant vécu des situations de stress, de harcèlement ou de violences au travail – récits qui sont ensuite commentés par des chercheurs (un ergonome, une psychanalyste, une psychosociologue).

Ce film a été projeté au cours de la journée d’études du 13 Septembre 2005, «Entre activité et subjectivité : filmer le travail », avec le réalisateur Jean-Michel Carré.


« ON VA PAS SE LAISSER FAIRE », 1ère partie de la série LES BATISSEURS D’ESPOIR, trois films de Jean-Michel CARRE, 26 min – 2002 – Les films Grain de Sable.
Les travailleurs sociaux du Refuge, centre d’accueil de jour situé à Pantin, sont des bénévoles-professionnels « de l’écoute, de l’aide et du soin » auprès d’un public « en galère ».
Ce film, sans commentaires, nous livre les interrogations de cette équipe saisie en situation selon un parti-pris cinématographique atypique. En ne filmant jamais leur visage, le réalisateur a fait le choix de garder parfaitement anonymes ces exclus. Le film s’attarde par contre sur les travailleurs sociaux, et nous laisse ainsi concentrés sur leur activité et sur le regard qu’ils portent tant sur leur travail (à quoi servent-ils « vraiment » ?) que sur ces personnes en souffrance. Cette première partie trace le portrait de la directrice et fondatrice du centre d’accueil.


« CHARBONS ARDENTS », film de Jean-Michel CARRE – 90 min - 2000 - Les films Grain de sable
Les mineurs de Tower Colliery, au Pays de Galles, ont racheté la mine, promise à la fermeture et en ont fait une entreprise rentable, avec des conditions d’emploi et de travail améliorées. Le film montre comment ce succès s’appuie sur le difficile exercice de la démocratie dans une entreprise organisée en coopérative.

Ce film a été projeté au cours de la journée d’études du 13 Septembre 2005, «Entre activité et subjectivité : filmer le travail », avec le réalisateur Jean-Michel Carré.


Ce film a été projeté le 13 septembre 2005


LES ROUTES DU SILENCE
de Jean-Luc Cohen, Arnaud Jouve et Louis Bastin (2004)
A 18h30 à la Bibliothèque de la Part Dieu

Débat en présence du réalisateur, d’Emmanuel Poirier, et d’un spécialiste des risques toxicologiques au travail.


Emmanuel Poirier, syndicaliste, ancien chef de chantier d’une entreprise de travaux publics, mène depuis plusieurs années un combat pour faire reconnaître les risques liés aux fumées du bitume lors de son épandage, et les conséquences dramatiques sur la santé des travailleurs qui construisent et entretiennent les routes. Le film retrace son enquête auprès d’experts scientifiques, de médecins du travail, d’organisations syndicales et patronales, mais aussi auprès des travailleurs eux-mêmes sur les chantiers. Sa démarche part du constat qu’il y a une surmortalité par cancer chez les salariés de ces entreprises. Dès lors, il cherche à faire reconnaître en maladie professionnelle le type de cancer du poumon à l’origine de cette mortalité. Mais c’est un chemin long et difficile : les entreprises pétrochimiques font bloc pour affirmer l’innocuité du bitume et surtout se replient derrière le manque de preuves, évitant ainsi l’application de mesures de prévention. Par ailleurs les résultats des expertises scientifiques sont sujets à interprétation. Enfin les salariés eux-mêmes ne sont pas prêts à reconnaître les risques qu’ils encourent pour leur santé, même si parmi eux certains sont habités par le doute.

À l’instar de ce qui s’est passé pour l’amiante, ce film nous montre comment la question de la lutte contre les inégalités face à la santé est prise entre rapports sociaux, enjeux économiques et expertise scientifique.


Durée du film : 50 min


Ce film a été projeté le 24 mai 2005


CLASSE DE LUTTE
Film du Groupe Medvedkine de Besançon, 1969, 37 minutes, Slon-Iskra.
Séance à la bibliothèque de la Part-Dieu à 18h30
Débat en présence de Michel PIALOUX sociologue, auteur de "Retour sur la condition ouvrière" (sous réserve), Patrick LEBOUTTE, rédacteur en chef de la revue "L’image, le monde" (sous réserve), et un syndicaliste. Débat animé par Philippe DAVEZIES.

Mars 1967, l’usine Rhodiaceta de Besançon est secouée par une grande grève, avec occupation d’usine. En fin d’année, Chris Marker se rend sur les lieux pour filmer les grèves, il réalise « À bientôt, j’espère ». Montré aux salariés de l’usine, le film essuie quelques critiques, notamment d’être plus proche du documentaire ethnologique que d’un documentaire sur des salariés en lutte. De là naît l’envie chez des ouvriers de réaliser eux-mêmes des films sur le travail pour leur permettre « de prendre la parole et de dire leurs conditions d’OS ». Produit de la rencontre entre des cinéastes, des techniciens et des ouvriers, les Groupes Medvedkine (en référence au cinéaste russe) ont donné aux ouvriers/ouvrières, qui ne parlaient pas d’habitude, la possibilité de s’exprimer avec des mots qui étaient les leurs.
« Classe de lutte » est le premier film réalisé par les ouvriers du Groupe Medvedkine de Besançon. Il suit la lutte des ouvrières de l’usine d’horlogerie Yéma et dresse le portrait de Suzanne Zédé, jeune femme qui s’engage dans le militantisme syndical.

Film de lutte, film d’engagement, portrait-trajectoire d’une salariée, « Classe de lutte » aborde également les relations de la culture, de l’art et du travail.
Ce regard en arrière nous permettra, au cours du débat, de réfléchir aux évolutions du rapport au travail, de l’image et de la place des ouvriers dans la société, et des modalités de l’action syndicale d’aujourd’hui.


Ce film a été projeté le 12 avril 2005


LE CHÔMAGE A UNE HISTOIRE
de G. Balbastre (2001)
Soirée organisée dans le cadre du cycle Autres Regards avec le cinéma Le Zola
A la MJC Montplaisir, à 19h30.

Débat en présence du réalisateur et de Philippe DAVEZIES, enseignant-chercheur en médecine et santé au travail.

1967 : la France compte 250.000 chômeurs. L’ANPE est créée dans un contexte de crise industrielle. Mais à l’époque, une majorité de chômeurs retrouve du travail rapidement.
1993 : la barre des 3 millions de chômeurs est franchie (12 % de la population active).

Le film de Gilles Balbastre, construit à partir d’interviews et d’extraits de films, retrace 35 ans d’une histoire jalonnée par des crises économiques, des mouvements sociaux. Ce faisant, il nous montre les transformations des entreprises, les évolutions des politiques de lutte contre le chômage ou pour l’emploi, mais aussi les changements dans les représentations sociales sur le chômage et les rapports sociaux.

En faisant œuvre de mémoire, ce film nous permet de mieux comprendre cette part de notre histoire économique et sociale récente et devrait nous aider à penser la question du chômage telle qu’elle se pose aujourd’hui.

Durée du film : 1h45 min


Ce film a été projeté le 24 mars 2005


VIOLENCE DES ÉCHANGES EN MILIEU TEMPÉRÉ
de J.M. Moutout
Soirée organisée dans le cadre du cycle Autres Regards avec le cinéma Le Zola
Au cinéma Le Zola, à 19h.

Débat en présence du producteur (sous réserve) et d’un consultant.

A 25 ans, Philippe arrive à Paris pour intégrer un grand cabinet de conseil en entreprise. Le matin de son premier jour de travail, il rencontre Eva, jeune mère célibataire dont il s’éprend. Sa première mission, qu’il aborde avec enthousiasme, est de préparer le rachat encore confidentiel d’une usine par un grand groupe. Ses premiers rapports étant convaincants, il gagne la confiance de son chef qui lui confie une nouvelle responsabilité : sélectionner le personnel qui travaillera dans la future organisation de l’entreprise. Dès lors, Philippe doit se convaincre et convaincre Eva du bien fondé de sa tâche et faire face aux hommes et aux femmes dont il prépare le licenciement.

Ce film permet d’aborder de nombreuses questions liées au travail, notamment la question de l’identité et de sa construction à travers les rapport entre la vie intime amoureuse et la vie sociale du travail, ainsi que la question des tensions et des contradictions dans lesquelles chacun peut se retrouver pris.
Jean-Marc Moutout nous propose une « fiction documentée » particulièrement stimulante pour penser et débattre de la place du travail dans notre vie, et de la dimension éthique de tout travail.

Durée du film : 1h39 min


Ce film a été projeté le 20 mars 2005


AFRICASCOP
(histoires d’économie solidaire)
Film de Denys Piningre et Pierre Guiard-Schmidt (2002) Durée 53 min

Ce film, tourné au Burkina Faso, présente plusieurs histoires de solidarité qui ont pris la forme d’entreprises coopératives dans différents secteurs (artisanat textile, réparation automobile, commerce alimentaire, tannerie) et qui non seulement fournissent du travail à des personnes, mais jouent également un rôle social par des formes de prise en charge des plus démunis.

« La solidarité génère de l’économie et l’économie engendre de la solidarité » disent ceux qui se sont lancés dans cette aventure. Mais cela ne va pas de soi. En effet, si l’appui d’organisations internationales leur ont permis d’obtenir des crédits au démarrage, il leur faut souvent trouver des débouchés à l’étranger car le marché local est insolvable et l’état n’honore pas les contrats qu’il passe. Dès lors on voit comment la question de la rentabilité vient percuter les valeurs initiales qui ont présidé à la création de ces entreprises solidaires.

Ce film a été projeté le 2 février 2005 en présence d’un des réalisateurs (D. Pyningre), d’un membre d’une société coopérative lyonnaise de restauration Bio, et de Bernard Husson, enseignant au CIEDEL (Centre International d’Etudes sur le Développement Economique Local).


SI LOIN DES BETES
Film de Manuela FRESIL (2003). Durée 52 min

L’élevage, c’est dix mille ans d’histoire partagée entre l’homme et l’animal. Mais depuis les années 70, la rationalisation agricole a transformé l’élevage traditionnel en système industriel de production de viande, de lait, d’œufs, .... Ainsi, aujourd’hui, 26 millions de porcs sont abattus chaque année en France. Si les conséquences négatives de cette industrialisation (pollution, risques pour la santé, ...) sur la société sont largement pointées du doigt dans les medias, le travail de ceux et celles qui ont pour métier d’élever les bêtes est moins connu.

Manuel Fresil est allée enquêter en Bretagne et en Catalogne pour montrer deux conceptions très différentes du métier : d’un côté, des éleveurs qui travaillent « avec » des animaux en essayant de leur maintenir de bonnes conditions de vie. De l’autre, des producteurs de viande qui exploitent des « machines » animales selon les prescriptions de la zootechnie, et doivent faire comme si les animaux n’étaient plus du vivant.

Ce film permet de questionner cette organisation du travail désincarnée qui contraint les éleveurs à réprimer la part affective et relationnelle de leur travail. Il permet aussi, par la parole donnée aux éleveurs, de nous interroger sur nos comportements, souvent contradictoires, de citoyens et de consommateurs.

Ce film a été projeté le 11 janvier 2005 en présence de la réalisatrice et de Jocelyne Porcher, chercheure à l’INRA.


MAIS QU’EST-CE QU’ELLES VEULENT ? [ Journée d'études ]
Film de Coline Serreau (1976)

Elles sont ouvrières, paysannes, mères de famille... Elles s’interrogent sur leur vie, leur place dans la société... Elles sont clivées entre ce que l’on attend d’elles et ce qu’elles veulent être... Elles se battent à leur manière contre les inégalités, les préjugés, les conditions qui leur sont faites... Elles ne renoncent pas, et se livrent à la caméra les yeux grands ouverts sur le monde.
Coline Serreau dans ce film dérangeant, dresse des portraits de femmes à une époque où elles cherchent les voies d’une émancipation la plus élémentaire : gagner en autonomie, être reconnue, « empoigner sa vie »... C’est dans ce contexte que les femmes construisent leur rapport au travail, et les questions qui se posent dans cette quête d’identité sont peut-être encore d’actualité...

Film projeté lors de la journée d’études du 6 Décembre 2004, « Le travail au féminin ».

Ce film a été projeté le 6 décembre 2004


OUVRIÈRES DU MONDE [ Journée d'études ]
Film de Marie France Collard (2000)

Derrière la nouvelle évangile de la compétitivité, se cachent des vies singulières : celles d’ouvriers, d’ouvrières qui, dans les pays du Nord comme dans ceux du Sud, en font l’expérience directe.
C’est leur parole, leur rencontre, leur vie quotidienne que le film nous propose de suivre.
En Belgique et en France, Rosa et Marie-Thérèse vivent leurs derniers mois de travail dans les usines Levi’s. Leur histoire se conjugue à celle de Yanti et d’ouvrières anonymes du secteur textile pour qui, en Turquie, en Indonésie, aux Philippines,… le seul horizon semble représenté par 10, 12 ou 14h d’âpre travail par jour, pour un salaire plus que dérisoire…

Film projeté lors de la journée d’études du 6 Décembre 2004, « Le travail au féminin ».

Ce film a été projeté le 6 décembre 2004


LES SUCRIERS DE COLEVILLE
Film d’Ariane DOUBLET (2004). Durée 1h30
Produit par Quark Productions

En 2003, la sucrerie de Coleville en Normandie ferme ses portes après une ultime campagne, laissant une centaine de salariés sans emploi. « Il y 34 sucreries en France. Dans 10 ans il n’y en aura plus que 25. Coleville est la plus petite d’entre elles, donc elle doit fermer ». Et pourtant, l’usine est rentable. Que faire face à cette logique apparemment inéluctable ? Contre qui se battre ? Et se battre pour sauver quoi ?
Ici, pas de longue lutte mais un plan social qui semble satisfaire globalement les salariés. Mais c’est bien la disparition d’une communauté de travail qui bouleverse chacun d’eux.

Ariane Doublet commence à tourner au moment des premières rumeurs de fermeture. Par une attention respectueuse qui se lit dans chaque image, le film nous invite à prendre le temps de la rencontre avec ces hommes en bleus et nous fait toucher du doigt à la fois le quotidien, l’intimité des travailleurs à leur travail, leur fierté du travail bien fait et la manière dont ils sont pris par l’attente lancinante de la perte de ce travail.

Ce film a été projeté le 10 novembre 2004 en présence de deux ex-salariés de la sucrerie.


LE CLIENT ROI
(Europcar : 7000 serviteurs pour 5,5 millions de rois...)
Réalisé par René Baratta
Produit par Cinétévé

Le client est roi. L’entreprise est à son service et les salariés doivent répondre avec célérité à ses exigences. Tout en maintenant un haut niveau de productivité. Ce film nous emmène à Orly, chez Europcar, loueur de voitures, pour observer dans quelles conditions les salariés de cette entreprise relèvent jour après jour le défi.
Huit salariés nous font ainsi découvrir l’impressionnante logistique mise en œuvre pour que « tout se passe bien ». « Quoi qu’il arrive, le client doit repartir avec le sourire », affirme la formatrice qui expose aux salariés stagiaires les dix commandements de cette loi. Le client est roi ? « Bien sûr, jusqu’à une certaine limite, jusqu’à un manque de respect », affirme Karine, familière des états d’âme des quelques dizaines de souverains qu’elle sert quotidiennement. Le client est roi ? Bien sûr. Mais ce documentaire montre aussi que les dures lois de la rentabilité inspirent à Europcar un dimensionnement « au plus juste » des ressources mises à son service. Là n’est pas la moindre des contradictions...

Ce film a été projeté le 25 mai 2004 en présence du réalisateur, d’une salariée du centre commercial de la Part-Dieu, et d’un médecin du travail.


PORTO MARGHERA
Réalisé par Paolo Bonaldi
Produit par

Depuis plus de 40 ans, l’usine pétrochimique de Porto Marghera déverse sur la lagune vénitienne, aux abords de la ville, ses fumées, ses odeurs, ses déchets. A l’intérieur de l’usine, de nombreux ouvriers sont victimes d’expositions quotidiennes à des toxiques non reconnus comme tels : nombreux sont ceux qui, dans le silence et l’indifférence, sont atteints d’un cancer... Le film relate et témoigne de la lutte menée par Gabriele, un des ouvrier de l’usine chimique, pour dénoncer la situation et tenter d’y mettre fin. Son investigation minutieuse et sa bataille, isolée mais sans concession, vont déstabiliser les patrons et autres responsables du système de reconnaissance...
Après AZF, ce film est une véritable invitation à réfléchir au droit d’expression des salariés dans le monde du travail, notamment lorsque la production est dangereuse pour les salariés et pour l’environnement... Il nous invite aussi au débat sur la citoyenneté dans la cité, et sur le silence que fait peser, de part et d’autre du périmètre de l’usine, la peur du chômage, le chantage à l’emploi...

Ce film a été projeté le 29 avril 2004 en présence du réalisateur, d’un élu de la liste Motivés au conseil municipal de Toulouse, et d’un syndicaliste CGT.


SOS HÔPITAL
Réalisé par Marcel Trillat
Produit par France 2

Tourné à l’hôpital intercommunal de Créteil, ce reportage réalisé par Marcel Trillat, journaliste connu pour son intérêt pour le travail, tire la sonnette d’alarme sur l’état de « délabrement » du système hospitalier... Cette investigation menée avant l’été 2003 et sa meurtrière canicule, donne au film un caractère prémonitoire : la crise de l’hôpital ne date pas d’hier et le reportage met le doigt sur de nombreux signaux d’alerte. Il montre comment les professionnels dans l’action, face au manque de moyens, assurent néanmoins leur mission.
Ce film donne un aperçu saisissant des conséquences multiples (pour les salariés et pour les patients) des changements successifs et profonds du secteur de santé en France. Sur le terrain, de haut en bas de la hiérarchie, on s’insurge, on est « désolé » du gâchis, on lutte comme on peut, et on s’étonne que les décideurs aient tant de mal à voir et entendre l’urgence de la situation. Les professionnels de la santé, de plus en plus exaspérés, doivent gérer un quotidien parfois jusqu’à l’absurde...

Ce film a été projeté le 4 mars 2004 en présence du co-réalisateur, d’un médecin ayant participé au film, d’un syndicaliste CFDT du secteur hospitalier, et de Francis Chateaureynaud, sociologue.


APPARTENANCES [ Journée d'études ]
Film de Bernard Ganne et Jean-Paul Pénard

Une usine, le village, le domaine, les ouvriers : un patron « impérator », un métier éprouvé, un ordre social totalisant ; immuable ? Rattrapée par le temps, confrontée à la crise, l’entreprise familiale doit « serrer les boulons ». Plus qu’une simple transformation, les heurts d’un changement de mondes.

Film projeté dans le cadre de la journée d’études du 30 janvier 2004 : « Le film comme outil d’analyse sociale : 40 ans de transformations industrielles (autour des films de Bernard Ganne) »

Ce film a été projeté le 30 janvier 2004


RUMEURS D’ATELIER [ Journée d'études ]
Film de Bernard Ganne et Jean-Paul Pénard

Le « management participatif », la « flexibilité », ces maitres-mots des années 90, quelle réalité ont-ils eu dans les entreprises ? Avec ce film de 110 mn, suite directe du précédent qui voit l’entreprise observée s’adonner au participatif, supprimer les contremaîtres, développer les ERE (Equipes à Responsabilité Elargie), c’est bien le temps qui guide et fonde l’approche délibérément choisie par le chercheur. Ici, on ne surfe pas sur « la question », mais on la construit par de l’observation longue et patiente des ateliers afin de rendre « visible » et « observables » les transformations industrielles : gageure ?

Film projeté dans le cadre de la journée d’études du 30 janvier 2004 : « Le film comme outil d’analyse sociale : 40 ans de transformations industrielles (autour des films de Bernard Ganne) »

Ce film a été projeté le 30 janvier 2004


ANNONAY QUINGDAO [ Journée d'études ]
Film de Bernard Ganne et Jean-Paul Pénard

Après s’être « flexibilisée », au tournant des années 2000, l’entreprise se mondialise... Dans ce troisième volet, dernière et ultime étape observée de cette évolution industrielle, l’usine s’exporte ou plutôt exporte son savoir-faire en Chine... Nouvel éclatement, nouveaux bouleversements : la mondialisation vue ici et là-bas. Analyse et écoute des anxiétés : une plongée dans notre aujourd’hui...

Film projeté dans le cadre de la journée d’études du 30 janvier 2004 : « Le film comme outil d’analyse sociale : 40 ans de transformations industrielles (autour des films de Bernard Ganne) »

Ce film a été projeté le 30 janvier 2004


PAROLES D'INTERMITTENTS
Réalisé par Philippe Baron
Produit par ACTIONS
11 avenue du Chardonnet 35000 RENNES

Les intermittents du spectacle ont, notamment depuis l’été 2003, multiplié les actions pour interpeller l’opinion publique sur la réforme de leur statut et les conséquences pour la culture. Mais au-delà des questions sur " la création en danger ", qui sont les intermittents ? Comment parlent-ils de leur travail ?
Ce document tourné en juillet 2003 à Rennes leur donne la parole. Un récit sensible, à plusieurs voix, un film choral, 35 femmes et hommes, salariés de l’audiovisuel et du spectacle vivant,... témoignent devant un rideau noir de leur activité et de leurs conditions de travail.

Ce film a été projeté le 15 janvier 2004 en présence d’une intermittente ayant participé au film, du responsable de la coordination des intermittents du spectacle de Lyon, et de Thomas Coutrot, sociologue.


AU BOUT DES DOIGTS
Réalisé par Alban Cappello
Produit par Atypik Productions

C’est dans un hôpital en région parisienne au sein du centre de kinésithérapie qu’ont été recrutés Rachel et Guillaume, kinés mal voyants. Leur recrutement n’a pas posé de problème... sauf qu’ils ont fait le choix, l’un et l’autre, de ne pas faire apparaître « leur handicap », cette « faiblesse », dans le CV retraçant leur expérience professionnelle. Plutôt « miser sur le positif »... et comme ils le disent eux-mêmes : de toute façon, à l’entretien d’embauche, « ça se voit ».
De la même manière, ils considèrent « au bout du compte », être bien intégrés au sein du collectif hospitalier... tout en témoignant l’un et l’autre, chacun à sa manière, des efforts consentis avant l’accès à des moyens adaptés...
Ce film sensible retrace ainsi le travail nécessaire à l’intégration de personnes déficientes visuelles, et laisse à la discrétion du spectateur, tous ces savoir-faire particuliers, nécessaires à l’exercice du métier « comme tout le monde ».

Ce film a été projeté le 17 juin 2003 en présence du réalisateur, d’une salariée ayant participé au film, et de Michel Viossat médecin du travail.


LA CHAÎNE DU SILENCE
Réalisé par Agnès Lejeune et Eric Monami
Produit par RTBF

Parler du suicide au travail n’est pas chose facile. Agnès Lejeune, par une investigation résolument tournée vers la recherche de compréhension, non pas tant d’un « geste », mais du silence qui l’a suivi, nous conduit à la réflexion sur le lien pouvant être établi entre travail – collectif de travail – et prise en compte de la souffrance (physique et psychique) au travail.
Réalisé dans une entreprise de production d’automobiles en Belgique, ce film relate l’histoire de cette volonté de comprendre, à partir de l’étonnement suscité par le déni collectif du drame qui s’est produit sur le lieu de travail, devant les collègues et la hiérarchie. En allant chercher du côté familial, la réalisatrice découvre non sans stupéfaction, que ce salarié a raconté durant plusieurs années, une souffrance qui s’origine dans un accident du travail et qui le conduit, peu à peu, à un isolement social caractérisé par l’incompréhension, comme stratégie d’occultation de son vécu par le collectif (y compris les syndicats), et par une organisation dans l’impasse...

Ce film a été projeté le 13 mai 2003 en présence de Michel debout, professeur de médecine légale, auteur du rapport parlementaire sur les violences au travail, et de Anne Flottes, consultante, membre associée du laboratoire de psychologie du travail du CNAM (équipe de C. Dejours).


FIGURES DE PATRON, VISAGES D’ENTREPRISE
Réalisé par Jean-Paul PENARD et Bernard GANNE, co-auteur, et Directeur de recherche en sociologie du travail, GLYSI-ISH, Lyon

Utilisant le film dans ses recherches, Bernard Ganne filme depuis 20 ans des entreprises de l’intérieur, afin de mieux comprendre et pouvoir montrer leurs transformations internes : qu’est-ce qui a changé dans les rapports de travail et les rapports au travail (rapport aux outils de production, aux objets produits, aux autres...) ? comment a évolué l’autorité et le mode de gouvernance ? quel impact a la mondialisation du marché et de la finance sur l’organisation de l’entreprise et son organisation du travail, etc...?
Réalisé dans une entreprise de la région Rhône Alpes, ce film présente 3 portraits de dirigeants qui se sont succédés : du patron « paternaliste » au patron « mondialiste » en passant par une direction basée sur un « management participatif » des années 80, ce film explore les divers visages que l’entreprise a pu se donner au fil du temps.

Ce film a été projeté le 11 mars 2003 en présence du réalisateur, d’un représentant du MEDEF, et du directeur de l’Agence Rhône-Alpes pour l’amélioration des conditions de travail (Aravis).


LE TRAVAIL, LA SANTÉ, L’ACTION [ Journée d'études ]
3 films de René Baratta, réalisés pour le compte du Comité Central d’Entreprise d’EDF (2002)

Films projetés dans le cadre de la journée d’études du 6 mars 2003, « Nucléaire et risques industriels »

Le travail
Quelle est la réalité du travail dans le nucléaire et dans les industries à risques ? Les objectifs de sûreté ne sont-ils pas mis en concurrence avec les objectifs de production (et de rentabilité) ? Comment les salariés, individuellement et collectivement, parviennent-ils à résister à une organisation du travail qui « oppose » les salariés de l’entreprise et les sous-traitants ? les agents de « terrain » et l’encadrement ? la production et la maintenance ? etc... Qu’en est-il du sentiment de maîtriser la situation ?

La santé
Quel est le vécu des salariés qui garantissent la sûreté des sites industriels à risque pour la santé et l’environnement ? Où et comment s’exprime-t-il ? Quelle visibilité a-t-on des conséquences de la sous-traitance sur la santé des salariés (entreprises utilisatrices et entreprises sous-traitantes, salariés et encadrement) ? Quel rôle jouent les CHSCT dans ce domaine ? Quelles sont les observations des professionnels et des scientifiques de la santé au travail ? Comment les syndicalistes interviennent-ils sur ces questions ?

L’action
Quelle est la place du point de vue de ceux qui travaillent dans les choix d’organisation ? Quel est l’impact des choix organisationnels sur la qualité et la sûreté ? L’appel à « participer », « s’engager » et « se responsabiliser » dans le travail s’accompagne-t-il de véritables espaces permettant à chacun d’apporter son expérience, son avis... ? Comment s’organise le débat sur le travail ? Quelles démarches syndicales ? Comment s’opère la réflexion et comment se construisent les « contre-pouvoirs » ? Les sous-traitants : quelle place dans ces actions et dans ces débats ?

Films projetés dans le cadre de la journée d’études du 6 mars 2003, « Nucléaire et risques industriels » en présence de :

Michel Llory, ingénieur-consultant, auteur de « Accidents industriels : le coût du silence »
Annie Thébaud-Mony, sociologue, spécialiste des questions de sous-traitance, auteure de « L’industrie nucléaire : sous-traitance et servitudes »
Dominique Huez, médecin du travail
Michel Lallier, syndicaliste CGT, secrétaire de CHSCT, co-auteur des films


SUR LE FIL DU REFUGE
Réalisé par Jean-Michel CARRE
Produit par : Les films du Grain de Sable

Les travailleurs sociaux du Refuge, centre d’accueil de jour situé à Pantin, sont des bénévoles-professionnels « de l’écoute, de l’aide et du soin » auprès d’un public « en galère ».
Ce film, sans commentaires, nous livre les interrogations de cette équipe saisie en situation selon un parti-pris cinématographique atypique. En ne filmant jamais leur visage, le réalisateur a fait le choix de garder parfaitement anonymes ces exclus, parfois « habitués » parfois « de passage », venus finir une mauvaise nuit ou chercher un peu de réconfort. Le film s’attarde par contre sur les travailleurs sociaux, et nous laisse ainsi concentrés sur leur activité et sur le regard qu’ils portent tant sur leur travail (à quoi servent-ils « vraiment » ?) que sur ces personnes en souffrance que Jean-Michel Carré, par son choix filmique dérangeant, nous laisse symboliquement penser qu’elles constituent « une population que l’on refuse de voir ».

Ce film a été projeté le 28 janvier 2003 en présence d’un ex-salarié du Refuge, et d’une assistante sociale.


TU SERAS MANUEL, MON GARS
Film réalisé par Catherine POZZO DI BORGO
Produit par : CAURY Film

Dans ce film consacré aux situations d’apprentissage, la réalisatrice a fait le choix de suivre quelques élèves du lycée professionnel Jean Monnet de Montrouge durant leur scolarité en 97-98.
Les uns préparent un BEP de menuiserie-charpente, les autres un « bac pro » bâtiment-travaux publics. Ils sont filmés en classe, dans les ateliers et pendant leurs stages en entreprise. Au fil des mois, leur personnalité s’affirme. Leurs espoirs et leurs craintes aussi.
Leurs témoignages, l’expression de leurs interrogations, ainsi que des discussions entre leurs professeurs permettent de soulever quelques questions sur le rôle des lycées professionnels, sur leurs liens avec le monde du travail et les acteurs-clé qui constituent – ou non – leurs interlocuteurs privilégiés dans ce travail de transmission « du métier ».
Diffusé par ARTE en 2002


Ce film a été projeté le 10 Décembre 2002 en présence de la réalisatrice, d’un enseignant ayant participé au film, et deux élèves d’un lycée professionnel.


AFFAIRE À SAISIR
Réalisé par Eric SANDRIN, 2002
Produit par : BEKA et soutenu par l’ANACT

Ce film raconte la fin d’une entreprise familiale...
Après 30 ans de travail consciencieux et passionné, un chef d’une entreprise de 130 employés passe la main à un de ces deux fils qui a appris le travail.
L’ambiance est familiale et chaleureuse, le savoir-faire des ouvrières aux mains d’or assure une qualité unique de produits nouveaux (à destination des hôpitaux), mais la standardisation et le volume croissant des productions font bouger le rapport à la rentabilité et la concurrence...
Lorsque l’entreprise commence à aller mal, les propositions se succèdent pour un rachat : le projet d’un homme d’affaire qui aurait des capitaux à l’étranger retient l’attention de la direction.
Mais l’argent n’arrive pas, et les salariés, comme « anesthésiés » par cette attente et cet espoir, cherchent à comprendre pourquoi ils ne sont plus rentables alors que les commandes affluent...


Ce film a été projeté le15 octobre 2002 en présence du réalisateur, de deux salariés de l’entreprise, et d’un expert auprès des CE.


AUCUN RISQUE ! PAROLES DE COMPAGNONS
Film réalisé par René BARATTA
Co-scénariste Damien CRU, chargé de mission à l’ARACT Ile de France
Produit par L’OUVRE BOITE

Face aux risques, il est courant de voir que les ouvriers ne respectent pas toutes les consignes de sécurité. Leurs manières de faire semblent traduire un véritable déni du danger : l’existence du risque semble niée, comme s’il y avait une absence de représentation du danger encouru. Dans ce film, René Baratta a cherché à « rendre visible » ce qui reste bien souvent caché dans le travail, c’est-à-dire, les rapports que les ouvriers entretiennent dans leur activité avec la prise de risque, la peur, le danger.

Ce film a été projeté le 4 juin 2002 en présence de Damien Cru, ergonome et co-auteur du film, et d’un préventeur dans le secteur du BTP.


UNE POSTE À LA COURNEUVE
Film réalisé par Dominique CABRERA
Produit par : ISKRA

Dans la continuité de la séance du 12 mars 2002 consacrée à la précarité, « Une poste à la Courneuve » propose de s’intéresser aux salariés confrontés dans leur travail à un public « précaire » (par l’emploi et/ou par le travail). C’est aux guichets de la Poste à la Courneuve que nous conduit la réalisatrice, là où l’activité des postiers les rend témoins des difficultés quotidiennes d’une clientèle « en marge » ou en voie de marginalisation. Dans ces situations, les postiers deviennent en quelque sorte les « récepteurs » des problèmes de la société.

Ce film a été projeté le 23 avril 2002 en présence de la co-scénariste et d’un salarié de la Poste.


DOUBLE ENJEU
Film réalisé par Alain SAULIERE
Produit par :

Ce film a été projeté le 12 mars 2002 en présence du réalisateur et de Philippe Davezies, chercheur en santé au travail.


RÉJANE DANS LA TOUR
Film réalisé par Dominique CABRERA
Produit par : ISKRA

Deux regards différents pour cette séance consacrée à la précarité : d’une part, l’expression des jeunes embauchés en emploi-jeunes dans la banlieue nord de Paris, et d’autre part, la situation de précarité d’une femme employée à l’entretien dans des logements sociaux.

Ce film a été projeté le 12 mars 2002.


AU DELÀ DU RÊVE
Film réalisé par Daniel Kupferstein
Produit par : Les films du village

Ce film évoque le travail des salariés de Disneyland à Marne la Vallée. Derrière les barbes à papa, les gentils personnages des films de notre enfance, s’impose un envers du décor déconcertant : délations, harcèlement, pressions, faux témoignages de l’encadrement, flexibilité maximale... au fil de l’image, les témoignages viennent lézarder le rêve...

Ce film a été projeté le 29 janvier 2002 en présence du réalisateur, d’un syndicaliste CFDT, et d’un ex-salarié de Mac Donald.


INFIRMIÈRES
Film réalisé par Jenny KEGUINER, 1995
Produit par QUARK Productions

Dans ce film, la réalisatrice a suivi des infirmières d’un service de réanimation : elle les filme de façon sensible dans leurs activités. Entre les gestes quotidiens du travail, elles parlent des joies et des difficultés de leur métier, de leur rapport aux malades, à la souffrance, à la mort... A l’heure où les infirmières sont en nombre insuffisant, où les contraintes du travail se font plus dures et où la reconnaissance du métier se fait attendre, le public a été invité à débattre.
Diffusion ARTE : mars 95 et juin 98

Ce film a été projeté le 11 décembre 2001 en présence de la réalisatrice, d’une salariée et d’une psychologue du travail.


CHANGEMENT À GARE DU NORD
Film réalisé par Christian LALLIER
Produit par

A partir de recherches réalisées sur la relation de service par une équipe de chercheurs à La Gare du Nord, Christian Lallier a réalisé un film sur la vie des agents et l’errance des voyageurs dans le labyrinthe des échanges métro-train-RER-bus.
Lors du débat les réalisateur et chercheurs aborderont l’intérêt de ces regards croisés et ce que le film révèle de la relation de service au public dans ces univers du transport urbain où les relations entre voyageurs et agents ne sont pas toujours faciles du fait de la complexité générée par l’intrication des différents modes de transport.

Ce film a été projeté le 29 mai 2001 en présence du réalisateur, d’un syndicaliste SUD et d’une psychologue.


ARRÊT DE TRANCHE, LES TRIMARDEURS DU NUCLÉAIRE
Film réalisé par Catherine POZZO DI BORGO, 1995
Produit par : Les Films du Village, Paris et soutenu par l’ANACT

L’envers du nucléaire ?
Ce film traduit la vie de ces salariés qui n’apparaissent pas à l’effectif des centrales nucléaires. Leur travail consiste à intervenir au cœur des zones à risques (radiation et contamination), mais leur emploi est condamné à rester à l’extérieur depuis la politique d’externalisation des travaux de maintenance des centrales. Ils vivent en nomade, au rythme des chantiers, dans des caravanes, avec femme et enfants, sans toujours savoir où ils interviendront demain ... ils partagent la peur de la dose et l’angoisse de la maladie, de la mort. Ils sont souvent déchirés entre l’envie de changer de métier et la nécessité de continuer...
La réalisatrice nous commentera la manière dont elle a pu produire, construire et réaliser ce film dans un contexte aussi "sensible" que celui du nucléaire et notamment avec l’interdiction de « filmer le travail » à l’intérieur des sites. L’issue trouvée fut de recourir aux témoignages des salariés concernés et leur entourage.

Ce film a été projeté le 24 avril 2001 en présence de la réalisatrice, le secrétaire du syndicat CGT de la centrale de St Alban, et un intérimaire travaillant dans une entreprise sous-traitante.


MON TRAVAIL, C’EST CAPITAL
Film réalisé par Marie Pierre BRETAS, Raphaël GIRARDOT et Laurent SALTERS
Produit par : ISKRA, Montreuil

L’histoire des effets d’une restructuration sur un groupe d’ouvrières de Moulinex. Le film nous invite à connaître leurs différentes destinées après leur licenciement économique.
En mai 1997, la presse informe la fermeture imminente de l’usine Moulinex de Mamers, dans la Sarthe. 411 employés concernés pour une ville de 6000 habitants. Chacun bâtissait sa vie autour de l’usine et à cet instant tout chavire....
Ce film traduit comment le personnel va lutter contre l’effet destructeur du licenciement. Nous voyons également apparaître la place ambivalente du travail dans la vie de ces personnes... sans travail <i>elles ne sont rien</i>, mais le travail ne garantit pas obligatoirement leur santé... les maladies professionnelles en témoignent...
Ce film est également l’histoire peu commune d’une rencontre entre un groupe d’ouvrières (un homme aussi est dans le groupe) et une équipe de réalisation...

Ce film a été projeté le 13 mars 2001 en présence des réalisateurs et de 2 ex-salariées de Moulinex.


VOYAGES AU PAYS DE LA PEUGE
Film réalisé par Samir ABDALLAH
Produit par : le réalisateur

Ce film réalisé dans les années 90 chez Peugeot à Sochaux, ouvre notre programmation 2001, autour des évolutions du travail. Il pose des questions d’actualité : nouvelles organisations du travail, précarité et statut des salariés, mondialisation, sens du travail et dignité au travail.
Composé de documents d’archives, de témoignages, le film met en perspective les discours des différents acteurs de l’entreprise (patrons, salariés, syndicalistes) confrontés à l’usine restructurée.

Ce film a été projeté le mardi 30 janvier 2001 en présence d’un salarié de Peugeot et d’un sociologue.





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