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Historique des films projetés |
« On n'est pas des machine »
Réalisation : Sophie Averty et de Nelly Richardeau
Comment changer le travail pour qu'il ne soit plus un lieu de souffrances mentales et/ou physiques ? Comment débattre collectivement au sein de l'entreprise de ce que chaque salarié vit, isolé comme un drame personnel ? Comment penser le travail pour mieux le transformer ? Comment concilier deux logiques, l'une centrée sur la prise en compte du fonctionnement humain au travail, l'autre sur la productivité ? C'est là tout le défi auquel doivent répondre des consultants d'un nouveau genre : les psychodynamiciens du travail. Le film retrace le travail de deux d'entre eux sur une mission de plusieurs mois au sein de l'entreprise SKF, installée à Saint-Cyr-sur-Loire, près de Tours.
Ce film a été projeté le mardi 25 Mai s 2010, A la médiathèque du Bachut .
Projection suivie d’un débat en présence de Sophie Averty, réalisatrice et de Damien MERIT, consultant.
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« « ça travaille » »
Réalisation : Louis Salignat
« « les impactés » »
Réalisation : Thibault Dufour, film réalisé par la compagnie Naje à le demande du CE de France Telecom
« l'aliénation »
Réalisation : film extrait de la trilogie "la mise à mort du travail" de Jean-Robert Viallet
Ces films ont été projetés le vendredi 10 avril 2010 : « De la souffrance.au travail :
quelles représentations dans l'espace public ? », journée d'étude proposée par
Ciné Travail , en présence de Louis SALIGNAT, réalisateur,
Jean-Robert VIALLET, réalisateur,
Fabienne BRUGEL, directrice de la compagnie NAJE,
François DESRIAUX, rédacteur en chef de la revue Santé & Travail
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« Les femmes de la Bruckman »
Réalisation : Isaac Isitan
Décembre 2001, une crise
économique profonde frappe l'Argentine. À Buenos Aires, les patrons de
la Brukman abandonnent leur usine de vêtements pour hommes. Les
employés, pour la plupart des mères de famille, se retrouvent sans
travail. Dans un geste audacieux, elles prennent possession de l'usine
et lui redonnent vie à leur manière.
Ce film a été projeté le jeudi 18 Mars 2010, à la MJC Vieux Lyon.
Projection suivie d’un débat.
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«
La chaîne du silence »
Réalisation : Agnès Lejeune et Eric Monami (2000)
Parler du suicide au travail n’est pas chose facile. Agnès Lejeune, par
une investigation résolument tournée vers la recherche de
compréhension, non pas tant d’un « geste », mais du silence qui l’a
suivi, nous conduit à la réflexion sur le lien pouvant être établi
entre travail – collectif de travail – et prise en compte de la
souffrance (physique et psychique) au travail. Réalisé dans une
entreprise de production d’automobiles en Belgique, ce film relate
l’histoire de cette volonté de comprendre, à partir de l’étonnement
suscité par le déni collectif du drame qui s’est produit sur le lieu de
travail, devant les collègues et la hiérarchie. En allant chercher du
côté familial, la réalisatrice découvre non sans stupéfaction, que ce
salarié a raconté durant plusieurs années, une souffrance qui s’origine
dans un accident du travail et qui le conduit, peu à peu, à un
isolement social caractérisé par l’incompréhension, comme stratégie
d’occultation de son vécu par le collectif (y compris les syndicats),
et par une organisation dans l’impasse...
Durée du film : 1h06
Ce film a été projeté le mardi 9 Mars 2010, à la Médiathèque du Bachut.
La projection a été suivie d’un débat en présence du Dr Font le Bret, psychiatre spécialiste de la souffrance au travail.
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« Les quais »
Réalisation : Denis Gheerbrant (2009)
Les Quais est l'un des sept films composant La république Marseille réalisé par Denis Gheerbrant.
La république Marseille nous emmène à travers différents univers, celui
d'un docker, de militants ouvriers, des femmes d'une cité jardin ou des
habitants d'une énorme cité ghetto et, dans ses replis, à la rencontre
de tout un peuple, celui des quartiers nord de la cité phocéenne. Au
sein de cet ensemble, le film Les Quais part à la rencontre de Rolf,
"docker de l'Estaque" qui porte en lui une double identité, celle du
port et celle d'un quartier populaire, ouvrier, toutes immigrations
brassées. Blessé au travail, il reprend son activité après deux ans
d'arrêt. Mais, les projets immobiliers et la désindustrialisation
aidant, l'Estaque de Rolf est en train de bien changer et l'avenir du
port est en jeu. « Derrière la simplicité des questions posées par Gheerbrant à
tous ceux qu'il rencontre, ce qui peu à peu se dévoile est immense : un
même exil intérieur, une commune expérience de la défaite, la nostalgie
du collectif ou d'un ailleurs disparu, raccordant chacun à beaucoup
plus grand que lui - classe sociale, peuple, mémoire des luttes ou
Histoire. Entre le cinéaste et ceux qu'il filme frappe d'abord la
qualité des échanges, de l'ordre d'une reconnaissance immédiate et
spontanément fraternelle » (Patrick Leboutte)
Durée du film : 46 mn
Ce film a été projeté le mardi 23 Février 2010, à la bibliothèque municipale Jean-Macé.
Une rencontre-débat a suivi la projection en présence du réalisateur.
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« En service »
Réalisation : Cyril Brody (2006)
Dans le cadre d'un
contrat d'insertion lié au RMI, Cyril Brody a proposé à une vingtaine
de personnes de son entourage de leur rendre un service et de le faire
filmer : « Ce qui vous dépanne - ce qui vous arrange - ce que vous ne
savez pas faire - ce que vous faites tous les jours - ce que vous ne
pouvez pas faire seul - ce que vous voulez faire depuis longtemps - ce
dont vous vous passeriez - ce qui vous emmerde la vie - ce qui vous
dégoûte - ce qui vous ressemble - ce que vous oubliez - ce qui vous
dérange, vous soucie, vous travaille - ce qui vous plait - ce qui vous
passe par la tête - ce que vous avez sur le bout de la langue - ce que
vous aimeriez que je fasse avec vous, pour vous... je le ferai ».
Ces situations alternent avec ses rendez-vous récurrents chez une
conseillère d'insertion, dans un parcours qui interroge le travail, le
lien social, la demande, la gratuité et la générosité.
Durée du film : 59 mn
Ce film a été projeté le vendredi 29 janvier 2010, à la médiathèque de Vaise.
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur et de
Pierre-Alain Four, docteur en sciences politiques, spécialiste de la
place des productions artistiques dans la société.
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« « Yu » »
Réalisation : de Manon Ott
Yu, une jeune fille
d’origine birmane, a fui son pays en espérant se construire une vie
meilleure à l’étranger. Dans une lettre, elle annonce à ses parents
qu’elle compte demander l’asile en France. Attentes, incertitudes et
rêves se mêlent alors entre hier et « bientôt »…
« «Un autre jour sur la plage » »
Réalisation : de Jeremy Gravayat
Nous avons rencontré
Rashid durant l'été 2002. Comme tant d'autres il attend, assis sur le
sable, les yeux rivés vers l'horizon où brillent les lumières de la
côte anglaise. Comme chaque soir, il espère passer de l'autre côté.
Mais, sur la plage de Sangatte, seuls les jours passent et ces hommes
continuent d'attendre, à la frontière d'une nouvelle vie
« « N’entre pas sans violence dans la nuit » »
Réalisation : de Sylvain George
La rage au cœur. De
plein fouet. Gueules ouvertes. Rafles. Octobre 2005. Un quartier de
Paris se révolte, spontanément. Et l’écho du désespoir et de la colère
n’a d’égal que l’injustice qui frappe les habitants jour après jour.
Gestus historique qui renvoie aux luttes populaires les plus belles,
les plus ténues, les plus fragiles : esclaves de Spartacus, insurgés de
la Commune, Noirs et Latinos américains…
« « La demande d’asile » »
Réalisation : de Caroline Buffard
Dans le parcours
d'Anna, jeune Soudanaise de 17 ans qui demande l'asile à l'État
français, la première confrontation aux institutions est le début d’une
autre épreuve. Il lui faut « rebondir », même si pour elle, après un
départ précipité, violent et des conditions de voyage inhumaines, un
but semblait atteint. Le saisissant dialogue qui s’instaure entre la
jeune femme et ceux qui, pour elle, représentent l’État français (une
association d’aide aux demandeurs d’asile), pose sans compromis la
question des moyens d’accueil mis en œuvre pour les demandeurs d’asile
au "pays des Droits de l’homme".
« « En quête d’asile » »
Réalisation : de Anne Georget
La Convention de Genève
de 1961 définit un réfugié comme une personne persécutée par les
autorités de son pays "du fait de sa race, de sa religion, de sa
nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses
opinions politiques". La France, signataire de ce texte, s'engage à
offrir l'asile à quiconque répond à cette définition. L'Office Français
pour la Protection des Réfugiés et des Apatrides est chargé de
déterminer si les demandeurs fuient réellement les persécutions prévues
par la Convention. Pour la première fois les portes de cette
institution nous ont été grandes ouvertes et par là même la possibilité
d'explorer l'application concrète d'une valeur fondatrice de la
République
Ces films ont été projetés le vendredi 27 novembre 2009 : "D’UN TRAVAIL A L’AUTRE", journée d'étude proposée par
Ciné Travail dans le cadre du festival SCIENCE &
CINEMA " A nous de voir" à Oullins , en présence de Caroline BUFFARD, Anne GEORGET, Jéremy GRAVAYAT, réalisateurs
et d'Alexis SPIRE, sociologue.
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« Rien de personnel »
Réalisation : de Matthias Gokalp (fiction) (2009)
La
société Muller organise une réception à l'occasion du lancement d'un
nouveau produit. Au cours de la soirée, on découvre qu'il s'agit en
réalité d'un exercice de coaching pour les cadres de l'entreprise.
Progressivement, les rumeurs sur le rachat prochain de la société vont
bon train et chacun se retrouve à tenter de sauver sa place.
Durée du film : 91 mn
Ce film a été projeté le dimanche 4 octobre 2009, au Zola, .
Séance "Autres Regards", Projection en présence du réalisateur
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« Travail et démocratie »
Réalisation : Cédric Bottero, Mathias Blanc (2007)
"L'entreprise ne peut pas être un no man's land où le patron a tous les
droits." Le processus décisionnel dans l'entreprise se trouve
exclusivement entre les mains des actionnaires et des technostructures.
Ainsi, bien que bénéficiaires, les usines Lustucru à Arles et Nestlé à
Marseille sont délocalisées malgré la résistance des travailleurs. Sans
état d'âme, pour accaparer plus de profits, les actionnaires ont décidé
de jeter à la rue des centaines d'employés. Pourtant, les usines ATEM à
Marseille et ACCM à Vitrolles, deux Sociétés Coopératives de Production
(SCOP), présentent un fonctionnement où chaque salarié sociétaire
dispose d'une voix pour élire le conseil d'administration et
sanctionner sa gestion en assemblée générale…
Durée du film : 52 mn
Ce film a été projeté le jeudi 1er octobre 2009, à la MJC Monplaisir .
Séance "Autres Regards", projection suivie d’un débat en présence des
réalisateurs, de Kevin, militant et De l’autre côté du pont, restaurant
coopératif
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« Pour 300 appels par jour »
Réalisation : Christophe d’Hallivillé (1999)
Réalisé
en 2000 à Amiens , "capitale française" des centres d'appels, ce
documentaire est l’un des rares à tenter de rendre compte des
conditions de travail et d’emploi des salariés de ce secteur en pleine
expansion qui s’associe avec des écoles et les services de l’emploi
pour organiser leur propre filière. Alternant des entretiens avec
quelques « téléconseillers » et des images du travail, le film dresse
progressivement le tableau d’un nouveau taylorisme, combinant
flexibilité des horaires, bas salaires, cadences élevées et
surveillance permanente de la hiérarchie. L’engagement subjectif dans
ce travail de relation de service est à la fois requis et en même
temps, strictement encadré par des scripts standardisés. Il s’ensuit
une fatigue nerveuse chez les salariés qui se traduit par un turn-over
important.
Durée du film : 58 mn
Ce film a été projeté le mardi 12 mai 2009, à la médiathèque de Vaise.
Débat en présence d’Annie MOSNIER, syndicaliste dans un centre d’appels, et de Christian TORRES, médecin du travail.
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« CULTIVONS LA TERRE »
Réalisation : Honorine Perino (2008)
"En prenant
comme fil directeur la présentation des OGM agricoles actuellement sur
le marché - des plantes transgéniques tolérantes à des herbicides et
des plantes insecticides - ce film propose des solutions pour
construire u ne agriculture durable, respectueuse de l'homme et de
l'environnement, et qui ne nécessite pas d'OGM ; chercheurs,
agriculteurs et consommateurs, main dans la main." Une bouffée d'air
frais pour comprendre les enjeux actuels auxquels l'agriculture doit se
confronter.
Durée du film : 90 mn
Ce film a été projeté le jeudi 30 avril 2009, en
partenariat avec la MJC du vieux Lyon, débat en présence de la
réalisatrice et de paysans.
« SMOKING ROOM et CASUAL DAY »
Deux films proposés par les réflets du cinéma ibérique et latino-américain au Zola
SMOKING ROOM
Espagne / 2002 / 1h33 / vostf
Réalisation : JulioWallovitz & Roger Gua
Avec : Eduard Fernández, Francesco Garrido, Antonio Dechent
Lorsque la succursale espagnole d’une entreprise américaine est obligée
de mettre en vigueur l’interdiction de fumer à l
’intérieur de ses locaux, Ramirez, un des employés, décide de faire
signer une pétition contre cette mesure qu’il estime injuste et
déplacée. Il souhaite qu’une salle inoccupée de la société serve
d’espace fumeurs. Cette pétition va révéler la réelle personnalité de
ses collègues…
Pour leur premier film, Julio Wallovitz et Roger Gual obtenait en 2002 le très prometteur Goya du Meilleur Nouveau Réalisateur
avec ce huis-clos tendu, réaliste, oppressant et parfois drôle, qui dépeint un milieu du travail masculin lâche et hypocrite.
CASUAL DAY
Espagne / 2007 / 1h34 / vostf
Réalisation : Max Lemcke
Avec : Juan Diego, Javier Ríos, Luis Tosar
Le « Casual Day » est une méthode de management de groupe venue des
Etats-Unis. Chaque vendredi, les employés sont invités à troquer leur
costume cravate contre une tenue plus décontractée et à participer à
des activités de groupe visant à améliorer les rapports entre collègues
et le rendement général de l’entreprise. Ruy est un jeune homme
intelligent d’une vingtaine d’années et qui a toujours vécu selon ses
envies. Aujourd’hui, il se trouve dans une situation délicate : José
Antonio, le père de sa fiancée, lui a obtenu un poste important dans
l’entreprise. Il veut faire de lui son successeur. Ruy aimerait dire
non à ce poste, à José Antonio, à Inés et même à cette farce de «
Casual Day »…
A l’instar de La Méthode (2005) ou de Smoking Room (2002), Casual Day
est un film doux amer sur le monde de l’entreprise. Alliée à des
dialogues ciselés, l’interprétation enlevée et inspirée de Juan Diego
et de Luis Tosar transcende ce film jubilatoire.
Ces film ont été projetés le lundi 9 mars 2009, au Zola.
En partenariat avec le Zola , soirée suivie d'un débat avec Jean-Luc Deochandiano et Nicolas Fraix , membres de [Ciné Travail]
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« Attaches »
Réalisation : François Ralla-Andreoli, Eli Commins, Joseph Confavreux, Vincent Lemire et Stéphanie Samson
Le documentaire Attaches s'intéresse à l'usine Mure qui, à Gerland,
fabriquait des armatures métalliques pour le béton armé. Elle a été,
pendant longtemps, la plus grosse entreprise et le plus gros employeur
du quartier avant de fermer ses portes à la fin des années 90.
Tout est parti d'une rencontre, en octobre 1998, entre de jeunes
historiens et l'usine, tout juste désertée et sur le point d'être
détruite : " Dans l'urgence, nous voulons faire notre métier et sauver
la mémoire d'un lieu promis à l'oubli. A notre besoin de savoir et de
souvenir, les anciens ouvriers de l'usine ont répondu par un désir de
raconter, de transmettre et d'expliquer. Si l'Histoire est belle, si
elle est bien une science humaine, si sa pratique est bien celle d'une
rencontre d'homme à homme et pas seulement la confrontation d'un
chercheur à son terrain, alors Attaches, film d'historiens est aussi un
film d'histoire ".
Durée du film : 86 mn
Ce film a été projeté le mardi 24 février 2009, à la bibliothèque municipale Jean-Macé.
Débat en présence de Vincent Lemire, co-réalisateur du film, historien,
Université de Marne-la-Vallée et de Daniel Colson, sociologue,
Université de Saint-Etienne.
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« Amiante : le prix du silence »
Réalisation : Daniel Cattelain (2003)
Le point de
départ de ce documentaire est l’usine Férodo de Condé sur Noireau en
Normandie où l’on a filé l’amiante dès la fin du XIX ème siècle. Le
thème essentiel de ce film réside dans le questionnement sur le
fonctionnement de la démocratie dans l’entreprise.
Si l’information sur les dangers relatifs à l’amiante existait bien,
les protagonistes de l’entreprise n’y avaient pas tous accès de la même
manière et n’avaient pas tous la même marge de manœuvre.
Ce documentaire se propose de regarder la notion d’information sous
différents angles : celui du contexte général, celui de la réaction
globale des « acteurs » de l’entreprise, celui des médecins en tant
qu’institution, celui des syndicats, celui de l’incidence sur la
liberté du citoyen en général.
Au-delà de cette problématique spécifique à l’amiante, c’est la
question plus générale de l’information autour des risques
professionnels et de leur prévention qui est posée.
Durée du film : 52 mn
Ce film a été projeté le mardi 3 février 2009, à la médiathèque du Bachut.
Débat en présence du réalisateur et de Francois Desriaux de la revue « Santé et Travail ».
« Le cirque : sur la plus haute branche »
Réalisation : Marianne Rigaud-Roy (1997)
Le film suit
les 9 élèves de la promotion sortante de la fameuse École Supérieure
des Arts du Cirque de Châlons-sur-Marne ; ils travaillent à la création
d'un spectacle qui mettra un point final à leurs études et leur ouvrira
les portes de la vie professionnelle. Cette année c'est le chorégraphe
François Verret, figure singulière de la danse contemporaine, qui a été
choisi pour être leur metteur en scène. Ainsi les jeunes artistes ont 4
mois pour forger leurs corps, le forcer à se mettre au service d'un
projet et couler leur rêve de cirque dans un monde qui n'est pas le
leur. Le film permet de s’interroger sur les enjeux de l’engagement du
corps dans un travail artistique où l’effort de celui-ci doit
disparaître derrière la magie du spectacle
Durée du film : 42 mn
Ce film a été projeté le vendredi 23 janvier 2009, à la médiathèque de Vaise.
Débat en présence de la réalisatrice, de Guillaume Bertrand et de Yann
Bernard anciens élèves de l' École Supérieure des Arts du Cirque.
« Ceux des fast-food »
Réalisation : Christophe d’Hallivillé (1999)
Ce film
est consacré aux jeunes qui travaillent dans les fast-foods. Étudiants
et lycéens, ils perçoivent une bourse ou une aide de leurs parents,
mais ils ont besoin d’un revenu complémentaire pour payer leur loyer,
s’alimenter, faire face aux frais de scolarité. Aussi, de temps
partiels en TD, de petits boulots en amphithéâtre universitaire, ils
sont des centaines de milliers à devoir combiner emploi et études. Ici,
à l’opposé d’une approche doloriste, ces jeunes décrivent leur travail
avec humour et causticité. Ils miment parfois les moments les plus
cocasses de leur activité. Ainsi, ce film se veut à la fois une satire
du travail dans les fast-foods et une plongée dans la vie quotidienne,
dans les débuts de la vie salariée d’une grande partie de la jeunesse
étudiante
Durée du film : 46 mn
Ce film a été projeté le jeudi 15 janvier 2009, en partenariat avec la MJC du vieux Lyon, débat en présence du réalisateur.
« Paroles de marins »
Réalisation : Jocelyne Mallet (2008)
Ces huit marins
hommes et femmes, qui témoignent de leur expérience de la navigation,
que nous disent-ils ? Ces gens du métier racontent dans un langage non
dépourvu de naturel, leur rythme de travail très spécifique, la mer et
les navires. Ainsi que les différences qu’ils ont rencontrées, selon
les pavillons des navires, sur lesquels chacun a embarqué. Car un
pavillon signifie une législation, donc des règles et des droits. Outre
un métier, modifier ces droits remet aussi en question tout notre
environnement. L’évolution de la marine marchande vers des législations
complaisantes nous amène à prendre conscience de la valeur de la
réglementation sociale française définie par le Code du Travail. Ce
Code du Travail, véritable colonne vertébrale de notre cadre social,
qu’il soit maritime ou général et si imparfait soit-il, existe encore.
Mais pour combien de temps ?
Ce documentaire n’est pas une information de plus : ces points de
vue nourris d’expériences fortes invitent à clarifier notre rôle, notre
responsabilité, la cohérence entre nos actes et nos aspirations, axes
fondamentaux sans lesquels il ne peut y avoir de changements concrets.
Durée du film : 56 mn
Ce film a été projeté le jeudi 27 Novembre 2008 à la MJC Monplaisir, Séance "Autres Regards"
Projection suivie d’un débat en présence de la réalisatrice, de Pierre
Mallet, capitaine au long cours et membre de la commission maritime
d’ATTAC national, et de Ian Dufour, inspecteur du travail
« Cherche toujours »
Réalisation : Mathias Théry et Etienne Chaillou. (2008)
Quelle est la façon de caractériser au mieux le désordre ? Pourquoi
l’huître est-elle nacrée ? Pourquoi h ne vaut pas lambda ? Pourquoi ça
chante ? D’où vient la forme des feuilles ? Et pourquoi là, ça ne
chante pas ? Pourquoi ce qui est dessous est toujours mieux que ce qui
est à côté ? Comment ça marche, un chariot ? Et les tatamis, c’est pour
quelle manip ? Est-ce que c’est possible d’écrire un article si l’on
n’a pas de preuves ? Pourquoi il ne faut surtout pas être pédagogique ?
Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à travailler ? Pourquoi faut-il
faire des photos au Jardin des plantes ?... Pourquoi un chercheur
cherche ?
Durée du film : 52 mn
Ce film a été projeté le mercredi 26 Novembre 2008 au
théâtre de la Renaissance dans le cadre du festival SCIENCE &
CINEMA " A nous de voir" à Oullins
Projection suivie d’un débat en présence de Mathias THÉRY réalisateur,
Stéphane DOUADY chercheur au CNRS et protagoniste du film, et Olivier
GRANDRILLON, chercheur au centre de génétique moléculaire et cellulaire
au CNRS
« Le théâtre des opérations »
Réalisation : Benoît Rossel (2007)
Le théâtre des
opérations est un film documentaire sur le rituel d'initiation d'un
apprenti chirurgien dans le bloc opératoire d'un hôpital universitaire.
Suivre les différentes étapes de cette initiation, c'est pénétrer un
univers étrange et étranger, où le citoyen ordinaire ne fait que
passer. Le bloc est un microcosme caché au coeur de la machine
hospitalière où chirurgien, anesthésistes, instrumentistes, infirmiers
et aide de salle travaillent chaque jour à réparer des vies. Les
histoires qui s'y écrivent mettent en scène la mort, l'ingéniosité de
l'homme, ses ambitions, ses mesquineries, sa générosité, ses peurs et
son humour noir. Au bloc, il se joue en permanence des choses vitales,
des choses de la vie. Tout en décrivant le quotidien du novice et
d'autres "opérateurs", ce film cherche à mettre en lumière les
différents enjeux humains, sociaux et scientifiques qui s'entremêlent
ou s'entrechoquent dans ce "théâtre des opérations".
Durée du film :86 mn
Ce film a été projeté le samedi 22 Novembre 2008 au théâtre de la
Renaissance dans le cadre du festival SCIENCE & CINEMA " A nous de
voir" à Oullins
Projection suivie d’un débat en présence de Benoît ROSSEL réalisateur,
Michel GILLET professeur et chirurgien protagoniste du film, et de
Marie Christine POUCHELLE, directeur de recherche au CNRS (centre Edgar
Morin, IIAC Institut Interdisciplinaire d'Anthropologie du
contemporain), auteur de plusieurs ouvrages dont : "L'Hôpital ou le
théâtre des opérations. Essais d'anthropologie hospitalière" Recherches
actuelles: identités professionnelles et enjeux de pouvoir au bloc
opératoire »
« Entre
les murs »
Réalisation : Laurent
Cantet (2008)
Librement inspiré de
l'ouvrage
"Entre les murs" de François Bégaudeau (Editions
Gallimard,
Verticales, 2006), « Entre les
murs » met en scène François,
un jeune
professeur de français, et une classe de 4ème
dans un collège difficile. Il
n'hésite pas à affronter Esmeralda, Souleymane,
Khoumba et les autres dans de
stimulantes joutes verbales, comme si la langue elle-même
était un véritable
enjeu. Mais l'apprentissage de la démocratie peut parfois
comporter de vrais
risques.
Durée du film : 2h10
Ce film a été projeté le dimanche 5 octobre 2008 au cinéma Le Zola, en
présence de Christian LAVAL, docteur en sociologie, directeur adjoint
de l'Observatoire National sur les Pratiques en Santé Mentale-Précarité
(ONPSMP) à l'hôpital du Vinatier. Ses recherches ont porté, notamment,
sur le travail des travailleurs sociaux.
« Destin postal »
Réalisation : Daniel Ropars (2004)
Le Landy était un
centre de courrier international situé dans le 18ème arrondissement de
Paris. Il a fermé ses portes en 2002 laissant aux postiers un goût amer
: celui d’une liquidation aussi inutile que brutale. Pendant deux ans,
Daniel Ropars, postier au Landy, a filmé de l’intérieur les
transformations du travail ainsi que les luttes sociales dans la mise
en place des 35h et la lutte contre la fermeture du centre. A travers
des images du travail et du fonctionnement collectif des postiers, le
film donne à voir une face méconnue du service public, et permet de
s’interroger sur le destin d’une vie collective face à un processus de
privatisation
Durée du film : 76 min
Ce film a été projeté le mardi 22 avril 2008 à l'auditorium
de la Bibliothèque de la Part-Dieu, en présence du réalisateur, d’un
salarié de La Poste ayant participé au film, et d’une sociologue du
travail ayant étudié les transformations du travail à La Poste
« Ménager la distance »
Nicola Farina (2006)
Réalisé dans le cadre d’une
formation aux métiers du cinéma, ce film documentaire est une commande
de la Mission Recherche de La Poste, visant l'étude du fonctionnement
du « management à distance » auprès des petits bureaux de distribution
dans le Vaucluse.
Le film nous invite à suivre de près une cadre en charge de trois
petits bureaux de poste, se rendant successivement dans chacun d’eux
pour transmettre aux équipes les dernières informations ou leur donner
des coups de mains. A travers ses multiples déplacements, mais aussi
son travail de gestion du personnel, nous découvrons ainsi de quoi est
fait le travail quotidien d’un cadre dans une petite unité
opérationnelle.
Ce film permet à la fois de s’interroger sur la question du statut du
film de commande, de son usage privé dans l’entreprise et public à
l’extérieur, et de mettre en débat les conditions de travail de
l’encadrement de terrain dans des contextes de réformes.
Durée du film : 52 min
Ce film a été projeté le mardi 4 mars 2008 à l'auditorium de la
Bibliothèque de la Part-Dieu, en présence de deux salariées de la Poste
et de Nicola Farina
« Reprise »
Hervé Le Roux (1997)
Juin 1968. Les usines Wonder à Saint
Ouen. C'est l'heure de la reprise du travail. Dans la foule, deux
apprentis cinéastes de l'Idhec et cette jeune femme. Qui pleure. Qui
crie. Qui assure qu'elle ne rentrera pas, qui dit que non, elle ne
mettra plus les pieds dans cette taule dégueulasse...Trente ans plus
tard, où est cette femme? Qu'est devenue Jocelyne ? Où est passée la
classe ouvrière qu'on dit disparue. C'est l'heure de Reprise, le film
enquête d'Hervé Le Roux
Durée du film : 3h12
Ce film a été projeté le dimanche 2 mars 2008 Au Zola, Séance "Autres
Regards", projection suivie d’une discussion autour d'un verre.
« Génération Précaire »
Ruxandra Medrea (2006)
Au début de l’automne 2005, un
groupe de jeunes portant des masques blancs intrigue les médias. Leur
objectif : sensibiliser l’opinion à la précarité des jeunes diplômés,
mais aussi intervenir comme groupe de pression pour une réforme du Code
du Travail…
Durée du film : 52 min
Ce film a été projeté le jeudi 31 janvier 2008 à la MJC du vieux Lyon,
dans le cadre du cycle « les jeunes ont une histoire », en partenariat
avec FAC et la MJC du vieux Lyon.
« Les rêves de la main »
Réalisation : Jean-Luc Galvan et Renaud Verbois (1999)
A partir de la correspondance de Jules Libourel et des témoins vivant
encore aujourd’hui, Jean-Luc Galvan et Renaud Verbois reconstituent
l’histoire ouvrière de la ganterie de Millau, en particulier les
grandes grèves de 1935. Inspiré par "La Terre et les rêveries de la
volonté" de Gaston Bachelard, ce document est avant tout l'éloge d'un
métier d'art, qui nous est décrit ici en détail.
Autrefois, après quatre ans d’apprentissage, trois de compagnonnage et
la réalisation d’un chef d’œuvre, les maîtres-artisans gantiers
recevaient l’épée. Puis, vint le temps de l’industrialisation et des
exportations vers les Etats-Unis ; la ganterie de Millau employait
alors 7 000 salariés. La résistance des Américains à la concurrence
française entraîna la réduction des salaires qui déclencha les grèves.
Les années soixante-dix marquent le déclin : pour réduire encore le
prix de revient, les procédés de fabrication sont modifiés au détriment
de la qualité. Aujourd'hui, en raison d'un faible marché, ce métier est
plus que jamais redevenu un artisanat d'art : "L’ouvrier, poète à la
main pétrissante, travaille doucement cette matière à l’élasticité
paresseuse...", disait le philosophe.
Durée du film : 52 min
Ce film a été projeté le Vendredi 25 janvier à la Bibliothèque de la Part-Dieu
« Francky et Nicolas, au bord du travail »
Bernard Bloch (2003)
Ils habitent la Courneuve et sont
inscrits à l’ANPE. Leurs projets d’avenir se heurtent au regard de
l’autre, au poids de l’héritage familial. Portrait sans concession de
deux jeunes adultes pas tout à fait prêts à entrer dans le monde du
travail.
Durée du film : 90 min
Ce film a été projeté le jeudi 24 janvier 2008 à la MJC du vieux Lyon,
dans le cadre du cycle « les jeunes ont une histoire », en partenariat
avec FAC et la MJC du vieux Lyon.
« Les Lip, l'imagination au pouvoir »
Réalisation : Christian Rouaud (2007)
Le film donne à
voir et à entendre les hommes et les femmes qui ont mené la grève
ouvrière la plus emblématique de l'après 68, celle des usines LIP à
Besançon. Des récits entrecroisés, des portraits, une histoire
collective, pour essayer de comprendre pourquoi cette grève porta
l'espoir et les rêves de toute une génération.
Durée du film : 1h52
« Fils de LIP »
Réalisation : Christian Rouaud (2007)
À trente ans,
l’âge du conflit Lip, le réalisateur revient à Besançon pour tenter de
faire le bilan de Lip aujourd’hui, en donnant la parole à tous ceux
qu’on n’a jamais entendus, « les sans voix », dont ses propres parents
qui vécurent la fin du conflit comme un drame douloureux et déchirant.
Consacré au deuxième conflit Lip, le film apporte un éclairage nouveau
sur cet épisode.
Durée du film : 50 mn
Projection en « miroir » des 2 films, suivis d’un débat en présence des
deux réalisateurs.
Séance "Autres Regards", co-organisée avec Écran Libre. Ces films ont
été présentés le samedi 19 janvier 2008 à la MJC Monplaisir
« Le chômage a une histoire »
Réalisation :Gilles Balbastre (2001)
35 ans d’une
histoire jalonnée par des crises économiques, des mouvements sociaux et
l’évolution des politiques. Ce film nous aide à penser la question du
chômage telle qu’elle se pose aujourd’hui..
Durée du film : 52 min
Ce film a été projeté le jeudi 17 janvier 2008 à la MJC du vieux Lyon,
dans le cadre du cycle « les jeunes ont une histoire », en partenariat
avec FAC et la MJC du vieux Lyon.
«NOTRE PAIN QUOTIDIEN »
film de Nikolaus GEYRHALTER 2007 / Autriche / 92 minutes
Au rythme des tapis roulants et des immenses machines, le film se
déroule sans commentaires dans les lieux de production de la nourriture
en Europe, censés nous apporter notre pain quotidien. Seuls les gestes
méticuleux des travailleurs, les bruits des machines et les cris des
animaux nous guident dans ce voyage mécanique où tout est réglé et
chronométré. Dans cet univers particulier, la part de l’humain est
minime et pourtant là, des femmes et des hommes, des bêtes jouent un
rôle précis dans la logistique de ce système qui fournit à notre
société sa nourriture. Un film sans commentaires, sans voix off mais
dont les images parlent et demeurent
« SI LOIN DES BÊTES »
film de Manuela FRESIL 2003 / France / 56 minutes)
L’élevage, c’est dix mille ans d’histoire partagée entre l’homme et
l’animal. Mais depuis les années 70, la rationalisation agricole a
transformé l’élevage traditionnel en système industriel de production
de viande, de lait, d’œufs, etc. Ainsi, aujourd’hui, 26 millions de
porcs sont abattus chaque année en France. Si les conséquences
négatives de cette industrialisation sur la société (pollution, risques
pour la santé, ...) sont largement pointées du doigt dans les médias,
le travail de ceux et celles qui ont pour métier d’élever les bêtes est
moins connu.
Manuela FRESIL est allée enquêter en Bretagne et en Catalogne pour
montrer deux conceptions très différentes du métier : d’un côté, des
éleveurs qui travaillent « avec » des animaux, en essayant de leur
maintenir de bonnes conditions de vie. De l’autre, des producteurs de
viande qui exploitent des « machines » animales selon les prescriptions
de la zootechnie, et doivent faire comme si les animaux n’étaient plus
du vivant. Les « productions animales » ont construit un rapport aux
animaux d’élevage basé sur une exploitation sans merci et sur le déni
de cette relation de travail avec les bêtes.
Ce film témoigne non seulement des liens qui existent entre éleveurs et
animaux, mais aussi des liens qui existent entre la viande dans notre
assiette et nos choix de société, et plus largement entre le statut du
travail et l’avenir du vivant.
Ces films ont été projetés dans le cadre du festival SCIENCE
& CINÉMA « À NOUS DE VOIR » à Oullins
le jeudi 29 novembre 2007 au Théâtre de la Renaissance, en présence de
Manuela FRESIL, réalisatrice et de Jocelyne PORCHER chargée de
recherches à l’INRA-SAD/CNA
« Voyage au pays de la Peuge »
Réalisation : Samir Abdallah, Maurizio Lazzarrato, Angela Melitopulos, Raffaele Ventura. (1990)
Prix du patrimoine, festival du cinéma du réel 1991
Tourné durant la grève de 1989, ce film collectif remonte le cours des
luttes sociales et des transformations du travail qui ont marqué
l'histoire "des Peugeot", jalonnée par les « dégraissages » successifs,
les retraites anticipées ou les « retours au pays » des ouvriers
immigrés. Par une habile composition d’images du travail, de
témoignages et de documents d’archives, ce film met en perspective les
discours des différents acteurs de l’entreprise (patrons, salariés,
syndicalistes) et pose des questions d’actualité : nouvelles
organisations du travail, précarité et statut des salariés,
mondialisation, sens du travail et dignité au travail.
En partenariat avec la bibliothèque de la Part Dieu dans le cadre du mois du film documentaire
Durée du film : 60 min
Ce film a été projeté le Mercredi 7 novembre 2007 en présence de Samir
Abdallah et de Marcel Durand, ouvrier retraité de Sochaux, auteur de
"Grain de sable sous le capot".
« La Question humaine »
de Nicolas Klotz (2006)
Avec Mathieu Amalric, Michael Lonsdale, Jean-Pierre Kalfon ...
Paris de nos jours. Simon travaille comme psychologue au département
des ressources humaines d’un complexe pétrochimique. Au cours d’une
enquête que la direction lui confie sur un des dirigeants de l’usine,
les perceptions de Simon se désorganisent puis se troublent de manière
inquiétante. Simon vit cette expérience dans son corps, elle traverse
sa pensée mais aussi son intimité et sa sensibilité. La tranquille
certitude qui avait fait de lui un technicien rigoureux, vacille..
Durée du film : 2h 21min
Ce film a été projeté le dimache 28 octobre 2007, Séance "Autres
Regards", projection suivie d’un débat au Zola, 117 cours Emile Zola
69100 VILLEURBANNE
« La consultation »
de Hélène de Crécy (2007)
« La consultation » témoigne d’une pratique médicale, celle de Luc
Perino, médecin généraliste à Lyon, confronté quotidiennement à une
diversité de maux, face auxquels la médecine n’est souvent qu’une
réponse de pis-aller.
En alternant des consultations filmées au cabinet et parfois à
domicile, avec des commentaires du médecin sur son propre exercice, ses
doutes et ses convictions quant à son rôle, le film donne à voir avec
une étonnante simplicité ce qu’il en est des soucis de santé
ordinaires. On devine derrière cette simplicité l’important travail
préalable de la cinéaste pour trouver sa place dans l’intimité de cette
relation entre le médecin et les patients.
A travers une diversité de situations, comme par exemple le désarroi
d’une mère inquiète de la maladie de son fils, un jeune couple venu
pour une demande d’IVG, les regards interrogatifs d’un couple de
retraités venus faire interpréter une radio de la prostate, ou encore
l’angoisse soudaine d’une jeune femme face à la menace d’une maladie
grave si elle continue de fumer, le film restitue les manières de faire
du médecin, tantôt amusé, agacé ou ennuyé, face à chaque situation,
mais qui sont autant de révélateurs des rapports que nous entretenons
avec notre santé.
Durée du film : 90 min
Ce film a été projeté le vendredi 26 octobre 2007, Soirée-débat en
présence de Luc Perino et de Jean-Marc Grefferat, réalisateur de
documentaires.
« La part du chat (a verdade do gato) »
Un film de Jérémy Hamers (2006)
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur.
Carmo do Rio Verde, au Brésil, est un village qui vit de
l'exploitation de la canne à sucre. Une entreprise y gère
toute la fabrication d'alcool, possède ou loue tous les champs
et mobilise deux mille ouvriers, recrutés par "El Gato", "le
Chat". Le travail et l'exploitation de la canne à sucre
commencent. Entre sueur et cendres, le film aborde de façon
poétique le prix humain de la richesse du Brésil, son
carburant "propre".
Licencié en cinéma, Jérémy Hamers devient
assistant au service de cinéma et vidéo documentaire de
l'Université de Liège. Il vient de fonder, avec le
caméraman Laurent Van Eijs, la société Trikolon
Productions. Le court métrage Dehors, lui a valu, en 2003, le
prix Kieslowski du meilleur scénario de court métrage.
Durée du film : 52 min
Ce film a été projeté le mardi 17 avril 2007
Soirée Penarroya
Dans le cadre du cycle
« Autres regards »
Projection suivie d’un débat
9
février-13 mars 1972… les ouvriers de
l’usine Penarroya de
Lyon sont en grève. Ils sont algériens,
marocains, tunisiens employés à la
récupération et à la fusion du plomb,
du bronze et de l’aluminium.
La
grève a été dans de nombreux domaines
exemplaire. Elle a
en tout cas marqué l’histoire ouvrière
par les salariés concernés, les
revendications soulevées, la pratique collective, les formes
de soutien hors de
l’entreprise…
A
cette époque, et alors que la réalisation
d’un film ne
bénéficiait pas des moyens numériques
actuels, deux documentaires ont été
réalisés :
Un
premier film de 18 mn : Penarroya,
les deux visages du trust.
Film préparé avant la grève pour la
soutenir en cassant
l’image de marque du trust et expliquant les revendications
des ouvriers en
lutte
Un
deuxième film de 54 mn : Comment
se mettre d’accord.
Film réalisé après la grève
expliquant sa préparation
collective et unitaire
Il
n’existe pratiquement plus de copies de ces films qui
viennent d’être numérisés
pour nous permettre de nous replonger dans une
période pas si lointaine ce qui représente une
chance pour continuer à garder
en mémoire des événements de
l’histoire ouvrière locale.
La
soirée exceptionnelle que nous vous proposons le 15 avril
permettra de resituer ce conflit avec notamment la présence
de :
-
Laure Pitti qui travaille en tant qu’historienne sur cette
lutte
- (sous réserve) d’un ancien
délégué du personnel, animateur
de la grève de Penarroya qui sera présent si sa
santé le lui permet.
- Michel Leclercq qui a été un des animateurs du
comité de
soutien
- Philippe Davezies, enseignant chercheur en santé travail
qui nous éclairera sur les enjeux passés et
actuels de cette lutte
Ce film a été projeté le vendredi 15 avril 2007 au cinéma "Le Zola"
« Terre commune »
Un film de Yohann LAFFORT (2006)
Projection suivie d’un débat en présence du
réalisateur et d’un agriculteur ayant participé au
film
Autour du bourg de Marcillac, en plein cœur de l'Aveyron, nous
partageons, au cours des saisons, le quotidien de quelques petits
paysans qui résistent, chacun à leur manière, à l'effacement du monde
paysan.
Ils sont fiers de pouvoir encore vivre de leur métier aujourd'hui,
fiers de leurs racines. Ayant su rester en dehors de la course effrénée
au productivisme, ils résistent chacun à leur manière: Certains à la
recherche d'une relation plus directe avec les consommateurs, d'autres
en transmettant aux plus jeunes leur savoir et en valorisant l'entraide
de plus en plus indispensable, d'autres simplement en continuant à
aimer leurs vaches et leur métier et à travailler dans le respect de la
Terre, sans jamais céder aux sirènes d'une modernisation outrancière.
Ils se revendiquent ainsi comme de véritables «paysans» et nous
invitent à réfléchir à l'avenir de notre terre commune…
Durée du film : 1h27
Ce film a été projeté le vendredi 30 mars 2007
"POUR MEMOIRE (la forge)"
Un film Jean-Daniel Pollet (1979)
Projection suivie d’un débat
A l’orée des années 80, Jean-Daniel Pollet,
cinéaste hors norme, mort en 2004, a tourné pendant six
mois, jour après jour, les derniers jours d'une fonderie datant
de la fin du 19ème siècle. Par de lents mouvements de
caméra, des plans très rapprochés sur les gestes
quotidiens, l’alternance de paroles d’ouvriers et le
commentaire du cinéaste, par le choix de filmer dans
l’obscurité brumeuse du vieil atelier sans autre
lumière que celle du rougeoiement du métal en fusion, le
cinéaste a forgé avec ce film une œuvre unique sur
le travail et la disparition d’un savoir-faire ancien, à
la fois évocation poétique et réflexion politique.
« A partir du motif
de la possession du feu et de la transformation de la matière,
« Pour mémoire » nous entraîne tout à
la fois sur le terrain de la mythologie, du constat social et du film
en train de se faire. On y comprend que l'homme – ouvrier ou
cinéaste – est sur Terre pour donner une forme aux choses,
que non seulement la dignité mais encore la viabilité de
sa condition dépendent de la possibilité qui lui est
offerte d'accomplir cette tâche et qu'une société
qui la lui refuse au nom de l'accroissement forcené du profit et
de l'accélération du rendement est une
société qui se déshumanise et qui ne tardera pas
à retourner au chaos » (Jacques Mandelbaum, Le Monde).
Durée du film : 60 min
Ce film a été projeté le
jeudi 18 janvier 2007
“ Clics et déclics : s'implanter en Chine et au Japon"
Un film de Bernard Ganne, Jean-Paul Pénard et Yveline Lecler (2006)
Débat en présence des réalisateurs, d’une personne ayant participé au
film, et d’un spécialiste des coopérations internationales.
Ce film est le résultat d’un travail de plusieurs années, conduit par
une équipe de sociologues et économistes industriels, qui nous entraîne
sur les traces d'un équipementier automobile rhônalpin cherchant à
s’implanter en Chine et au Japon. L’entreprise A. Raymond, créée en
1865 à Grenoble, conçoit et fabrique des systèmes de fixation pour le
secteur automobile. Dans les années 90, l’entreprise va s’implanter au
Japon puis en Chine.
Retraçant les vicissitudes d’un parcours de longue haleine, le film
restitue la manière dont les acteurs surmontent les différences
culturelles dans les manières de travailler pour pouvoir coopérer (par
exemple lorsqu’il s’agit des conceptions différentes de la qualité des
produits), l’importance de l’innovation technique et l’évolution des
relations entre les donneurs d’ordre et leurs sous-traitants, les
réflexions des dirigeants sur la stratégie commerciale et leurs
implications en termes de collaborations avec d’autres partenaires et
de conséquences sur l’activité des sites industriels.
Durée du film : 60 min
Ce film a été projeté le
mercredi 20 décembre 2006
“ La chambre noire de Khuong-mê ”
un film de Samuel Aubin (2002)
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur et d’un spécialiste du cinéma politique. A 18h30, à la Bibliothèque de la Part-Dieu
Le cinéaste Khuong Mê a traversé la guerre d’Indochine contre la
France, puis la guerre contre les Etats-Unis. En pleine guerre, il a
installé un studio de cinéma au service de la propagande du régime
vietminh. Pourtant, ses films ne se résument pas à être des outils
idéologiques. Leur complexité est à l’image de ce vieil homme
insaisissable que Samuel Aubin est allé rencontrer pour tenter de
comprendre ce qu’ont été sa vie, son travail :
Qu’est-ce qui permet de continuer d’avoir envie de faire des films
malgré les contraintes d’un régime politique qui bride l’imagination ?
Comment travailler sous les bombardements quotidiens ? Et, plus tard,
qu’est-ce qui reste quand on a cru qu’on pourrait changer le monde en
faisant la révolution ? Samuel
Aubin nous invite à cheminer avec lui, entre le Vietnam d’il y a trente
ans et celui d’aujourd’hui, pour tenter de reconstituer le puzzle de la
vie de cet homme, et « pouvoir raconter cette vie qui m’est si
étrangère et qui me parle tant ».
Durée du film : 63 min
Ce film a été projeté le
jeudi 21 septembre 2006
“ La vie par les bords ”
de François Bon et Fabrice Cazeneuve (2005)
Projection suivie d’un débat en présence des réalisateurs (sous réserve), d’élèves et d’enseignants d’un lycée professionnel. A 18h30, à la Bibliothèque de la Part-Dieu
“ Le lycée professionnel est souvent considéré comme le symbole de
l’échec scolaire. Pourtant, malgré les difficultés de tout ordre, les
enseignants oeuvrent pour que les élèves trouvent les moyens de faire
leur place dans le monde du travail.
Une année durant, l’écrivain François Bon et le réalisateur Fabrice
Cazeneuve ont travaillé avec des enseignants et des élèves du lycée
professionnel Fernand-Léger d’Argenteuil, découvrant le monde du
travail à l’occasion d’un stage, dans une maison de retraite ou une
usine. S’appuyant sur les écrits produits par ces adolescents (lettres,
carnets de bords), et alternant des temps de discussion collective et
de suivi sur le terrain, le film nous propose une mosaïque de
témoignages sensibles où se mêlent la déconvenue face à une voie
professionnelle qu’ils n’ont pas choisie, mais aussi l’espoir
d’accéder, par le travail, à une condition de vie plus digne que celle
de leurs parents. "
Durée du film : 52 min
Ce film a été projeté le
mercredi 9 mai 2006
“ L 611-1 ” (au cœur de l’inspection du travail)
de Jean-Yves Cauchard (2005)
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur, d’une
inspectrice du travail participante au film, et d’un spécialiste en
droit du travail. A 18h30, à la Bibliothèque de la Part-Dieu
“ Les inspecteurs du travail sont chargés de veiller à l’application du
code du travail et de constater les infractions à ces dispositions ”
(article L-611-1 du Code du Travail). Comment
les 1300 inspecteurs et contrôleurs font-ils pour veiller au respect du
code du travail dans les 1,5 millions d’entreprises en France ? “ On se
débrouille comme on peut ” répond l’une d’elles. En suivant quelques
uns d’entre eux dans des visites sur les lieux de travail ou en
entretien avec des salariés, le film nous montre comment les
inspecteurs et contrôleurs doivent faire face aux explications des uns,
à l’animosité des autres, pour tenter de maintenir la force de la loi
dans les situations les plus compliquées (travail clandestin,
violences, harcèlement, …).
Durée du film : 55 min
Ce film a été projeté le
mercredi 5 avril 2006
FEMMES PRECAIRES
de Marcel Trillat (2005)
Projection suivie d’un débat en présence de Marcel Trillat (sous réserve), d’une participante au film, et d’une sociologue. A 18h15, à la Bibliothèque de la Part-Dieu
En France, plus de trois millions de salariés travaillent à temps
partiel et gagnent moins que le Smic. Et les trois quarts d’entre eux
sont des femmes, élevant seules leurs enfants pour la plupart. Pour
incarner ces chiffres, Marcel Trillat a voulu donner la parole à cinq
femmes. Elles
sont agent d’entretien, ouvrière agricole, intérimaire dans un centre
de tri de la Poste, caissière ou employée en contrat emploi solidarité,
et gagnent entre 500 et 1 000 euros par mois. Temps partiel imposé,
horaires morcelés, dureté des conditions de travail, chacune d’elles
partagent le lot des travailleurs précaires.
Filmées dans leur quotidien, au travail ou en famille, elles témoignent
à la fois de leur lassitude et de leurs espoirs.
Durée du film : 85 min
Ce film a été projeté le mercredi 8 mars 2006
J’AIME TRAVAILLER
de C. Comencini Dans le cadre du cycle “ Autres Regards ” organisé par le Zola, projection-débat autour du film Dimanche 15 janvier au cinéma LE ZOLA de Villeurbanne à 19h
Anna (Nicoletta Braschi) vit seule avec sa fille, Morgana (Camille
Dugay Comencini) et travaille au service comptabilité d’une grande
société. Aimant son travail, appréciée de ses collègues et des
fournisseurs, tout bascule le jour où son entreprise est rachetée par
une multinationale.
En
l’honneur de la fusion, une fête est organisée; Anna est la seule
employée à ne pas être saluée par le nouveau chef du personnel. Un
incident banal, ou peut-être seulement un oubli ?
A partir de
ce petit évènement, lentement mais inexorablement, le "groupe" se
déchaîne contre elle. Les vexations commencent, petites,
imperceptibles, mais réitérées quotidiennement. Ses collègues se
détournent d’elle, Anna est laissée seule à table à la cantine de
l’entreprise, personne ne l’invite plus à prendre le café le matin,
elle n’est plus conviée aux réunions...
Quand ses directeurs
la changent de poste et l’obligent à recommencer en bas de l’échelle,
Anna tente de prendre cette modification de façon positive mais le
comportement malveillant des salariés la déstabilise complètement.
Malade, incapable désormais d’affronter son quotidien, elle ne trouve
même plus le courage de s’occuper de Morgana, qui néanmoins est la
seule à soutenir et entourer sa mère. Il faudra alors qu’Anna rassemble
son courage pour parler à quelqu’un de ce qu’elle traverse…
Présenté le dimanche 15 janvier au cinéma LE ZOLA de Villeurbanne à 19h Dans le cadre du cycle « Autres Regards » et des RAM (Rencontres pour une Autre Mondialisation) La
projection sera suivie d’un débat sur les questions de harcèlement, de
pressions au travail avec notamment Serge Dufour (CGT). Francesca COMENCINI est invitée pour cette soirée |
Ce film a été projeté le 15 janvier 2006
PORTRAITS AU TRAVAIL (SUR FOND BLANC)
Film issu d’un atelier d’initiation au film documentaire conduit par Béatrice DUBELL Débat en présence de la réalisatrice et de participants de l’atelier cinématographique. Durée du film : 55 min Bibliothèque de la Part Dieu, à 18h30
A Vaulx-en-Velin, pendant deux ans, s’est conduit une expérience
artistique singulière, une exploration du monde du travail avec les
habitants. Cette expérience a pris corps à travers la réalisation de
deux pièces de théâtre et d’un atelier de cinéma documentaire, animé
par Béatrice Dubell. Un petit groupe est ainsi allé à la rencontre des
gens au travail dans cinq entreprises de Vaulx-en-Velin. “
Il y a par chez nous des mondes cachés, où des gens passent beaucoup de
temps, dans des postures étonnantes. Ils cultivent, cuisinent,
creusent, construisent, assemblent, emballent, nettoient, transportent,
trient. Ces petites ou grandes enclaves laborieuses battent à leur
rythme propre, et composent la rumeur de la ville…Peu de mots sortent
de ces lieux, peu d’humains racontent comment ils vivent là. Nous avons
donc voulu aller écouter et voir de près…Alors nous avons tenté de
saisir l’esprit du lieu, rapidement, mais précisément. Le vacarme des
machines, le silence des bureaux. Des visages fatigués, lumineux,
dignes. Quelques mots lâchés dans un souffle, un soupir, un rire, une
petite histoire…Ainsi nous questionnant sur ce que travailler veut
dire, tout en collectant des fragments visuels et sonores, nous
composons une fresque sur le monde du travail. ”
Par une
réalisation qui cherche à rendre compte des conditions matérielles du
travail, et à laisser advenir une parole sur ce travail de la part des
personnes rencontrées, cette réalisation collective nous propose autant
de fils possibles pour débattre de la place du travail dans la société
d’aujourd’hui et des manières d’en rendre compte.
Ce film a été projeté le 11 janvier 2006
« TERRE D'EXIL »
de Yohan Laffort (2002) Débat en présence du réalisateur,
d’un ou deux salariés ayant participé au film, et d'un membre de
l'association TRACES, co-organisateur de cette soirée qui s’inscrit
dans le cadre du 3 ème Forum régional des mémoires de l'immigration.
Bibliothèque de la Part Dieu, à 18h30
Ils ont été recrutés à Agadir en 1975. Sélectionnés "On étaient en ligne, déshabillés, ils nous choisissaient comme des moutons...".
Tous se sont retrouvés dans les mines du Nord, sans leur famille,
vivant en centres pour célibataires, 5 à 6 par "baraques". Ils disent :
"C’est le travail qui nous a fait venir !"
Le film
nous fait retrouver quelques-uns de ces moracains, travaillant à
présent dans une des dernières briqueteries traditionnelles. Le travail
y est dur. Sortir les briques du four, écarter les "brûlées", les
transporter sur les chariots, les empiler, les déstocker… de la
poussière partout. Un travail à la tache et des horaires sans fin. "Les jeunes ne veulent pas venir, ils disent que c’est un travail d’esclave...". La fatigue, ils en plaisantent, "ici, il ne faut pas être moyen !",
mais les plus anciens évoquent les douleurs aux jambes et aux bras.
L’un d’entre eux parle de ses disques usés et de ses 4 vertèbres
écrasées…
Ils sont à présent d’ici, mais aussi de là-bas. Beaucoup ont fait venir leur famille avec beaucoup d’appréhension. La peur "que les fils tournent mal...",
l’absence de lieu de culte et la nostalgie qui ne s’efface jamais. Où
choisiront-ils de finir leur vie ? Ils tergiversent sur ce point. Un
d’entre eux atteint de silicose dit qu’il sera obligé de rester... pour
être soigné.
Durée du film : 59 min
Ce film a été projeté le 22 novembre 2005
DES EXCEPTIONS À L’ABSOLU
Film de Florence Miettaux (95 minutes) Production : JFR Productions et Cités Télévision
Séance à la Bibliothèque de la Part-Dieu à 18h15
Des associations de défense des droits de l’homme se mobilisent sur
la question de la double peine… Débats, élaboration de positions
communes, interventions, organisations d’actions collectives,
discussions avec le pouvoir politique…Le film retrace l’historique des
mobilisations sur cette question, et présente les enjeux politiques de
la double peine (inégalité de traitement pénal entre français et
étrangers, criminalisation de l’immigration...) . Ce faisant, il montre
les difficultés du militantisme associatif à faire évoluer la Loi, et
les tensions qui traversent le mouvement contre la double peine :
difficulté à rendre publiquement légitime la cause d’individus
doublement stigmatisés (étrangers et délinquants), divergences
tactiques dans la définition des revendications (abolition complète de
la double peine ou d’abord de celle frappant les étrangers dont les
attaches avec la France sont les plus solides), légitimité éthique du
recours à certaines formes d’action… Par une caméra légère et
attentive, loin de l’urgence des communiqués de presse, le film nous
permet de comprendre en quoi une négociation politique est un vrai
travail, , avec ses jeux de rôle et ses contraintes. Il nous invite à
réfléchir sur les frontières entre militantisme et travail.
Ce film a été projeté le 14 octobre 2005,en présence de Florence
Miettaux, réalisatrice, Bernard Bolze, association « Une peine . / »,
participant au film, et Dominique Dessors, chercheur au Laboratoire de
Psychologie du Travail et de l’Action (CNAM).
ENTRE ACTIVITÉ ET SUBJECTIVITÉ [ Journée d'études ]
Journée d’études “ Filmer le travail avec Jean Michel CARRÉ A l’Institut des Sciences de l’Homme
« FEMMES TOUTES MAINS » et « LE REGARD D’UNE FEMME DE CHAMBRE SUR SON TRAVAIL
», films de Camille MAURY (10 min et 15 min) - Cinedoc films et Candela
production. Films proposés par l’INRS dans le cadre des formations sur
la prévention des risques liés à l’activité professionnelle.
Dans
un hôtel de trente chambres, Valérie, « femme toutes mains », nettoie,
aspire, change les draps. Le premier film dépeint avec minutie son
activité. Deux ans plus tard la réalisatrice retrouve Valérie, lui
demande de visionner le film et de commenter son travail.
Ces
films ont été projetés au cours de la journée d’études du 13 Septembre
2005, «Entre activité et subjectivité : filmer le travail », avec le
réalisateur Jean-Michel Carré.
« J’AI MAL AU TRAVAIL : Stress, harcèlement moral et violences », trois films de Jean-Michel CARRE – 49 min - 2004 - Les films Grain de sable.
Cet
ensemble, commandité par l’INRS, est composé de trois films comprenant
chacun un ou deux témoignages de personnes ayant vécu des situations de
stress, de harcèlement ou de violences au travail – récits qui sont
ensuite commentés par des chercheurs (un ergonome, une psychanalyste,
une psychosociologue).
Ce film a été projeté au cours de la
journée d’études du 13 Septembre 2005, «Entre activité et subjectivité
: filmer le travail », avec le réalisateur Jean-Michel Carré.
« ON VA PAS SE LAISSER FAIRE
», 1ère partie de la série LES BATISSEURS D’ESPOIR, trois films de
Jean-Michel CARRE, 26 min – 2002 – Les films Grain de Sable. Les
travailleurs sociaux du Refuge, centre d’accueil de jour situé à
Pantin, sont des bénévoles-professionnels « de l’écoute, de l’aide et
du soin » auprès d’un public « en galère ». Ce film, sans
commentaires, nous livre les interrogations de cette équipe saisie en
situation selon un parti-pris cinématographique atypique. En ne filmant
jamais leur visage, le réalisateur a fait le choix de garder
parfaitement anonymes ces exclus. Le film s’attarde par contre sur les
travailleurs sociaux, et nous laisse ainsi concentrés sur leur activité
et sur le regard qu’ils portent tant sur leur travail (à quoi
servent-ils « vraiment » ?) que sur ces personnes en souffrance. Cette
première partie trace le portrait de la directrice et fondatrice du
centre d’accueil.
« CHARBONS ARDENTS », film de Jean-Michel CARRE – 90 min - 2000 - Les films Grain de sable Les
mineurs de Tower Colliery, au Pays de Galles, ont racheté la mine,
promise à la fermeture et en ont fait une entreprise rentable, avec des
conditions d’emploi et de travail améliorées. Le film montre comment ce
succès s’appuie sur le difficile exercice de la démocratie dans une
entreprise organisée en coopérative.
Ce film a été projeté au
cours de la journée d’études du 13 Septembre 2005, «Entre activité et
subjectivité : filmer le travail », avec le réalisateur Jean-Michel
Carré.
Ce film a été projeté le 13 septembre 2005
LES ROUTES DU SILENCE
de Jean-Luc Cohen, Arnaud Jouve et Louis Bastin (2004) A 18h30 à la Bibliothèque de la Part Dieu
Débat en présence du réalisateur, d’Emmanuel Poirier, et d’un spécialiste des risques toxicologiques au travail.
Emmanuel Poirier, syndicaliste, ancien chef de chantier d’une
entreprise de travaux publics, mène depuis plusieurs années un combat
pour faire reconnaître les risques liés aux fumées du bitume lors de
son épandage, et les conséquences dramatiques sur la santé des
travailleurs qui construisent et entretiennent les routes. Le film
retrace son enquête auprès d’experts scientifiques, de médecins du
travail, d’organisations syndicales et patronales, mais aussi auprès
des travailleurs eux-mêmes sur les chantiers. Sa démarche part du
constat qu’il y a une surmortalité par cancer chez les salariés de ces
entreprises. Dès lors, il cherche à faire reconnaître en maladie
professionnelle le type de cancer du poumon à l’origine de cette
mortalité. Mais c’est un chemin long et difficile : les entreprises
pétrochimiques font bloc pour affirmer l’innocuité du bitume et surtout
se replient derrière le manque de preuves, évitant ainsi l’application
de mesures de prévention. Par ailleurs les résultats des expertises
scientifiques sont sujets à interprétation. Enfin les salariés
eux-mêmes ne sont pas prêts à reconnaître les risques qu’ils encourent
pour leur santé, même si parmi eux certains sont habités par le doute.
À
l’instar de ce qui s’est passé pour l’amiante, ce film nous montre
comment la question de la lutte contre les inégalités face à la santé
est prise entre rapports sociaux, enjeux économiques et expertise
scientifique.
Durée du film : 50 min
Ce film a été projeté le 24 mai 2005
CLASSE DE LUTTE
Film du Groupe Medvedkine de Besançon, 1969, 37 minutes, Slon-Iskra. Séance à la bibliothèque de la Part-Dieu à 18h30 Débat
en présence de Michel PIALOUX sociologue, auteur de "Retour sur la
condition ouvrière" (sous réserve), Patrick LEBOUTTE, rédacteur en chef
de la revue "L’image, le monde" (sous réserve), et un syndicaliste.
Débat animé par Philippe DAVEZIES.
Mars 1967, l’usine Rhodiaceta de Besançon est secouée par une grande
grève, avec occupation d’usine. En fin d’année, Chris Marker se rend
sur les lieux pour filmer les grèves, il réalise « À bientôt, j’espère
». Montré aux salariés de l’usine, le film essuie quelques critiques,
notamment d’être plus proche du documentaire ethnologique que d’un
documentaire sur des salariés en lutte. De là naît l’envie chez des
ouvriers de réaliser eux-mêmes des films sur le travail pour leur
permettre « de prendre la parole et de dire leurs conditions d’OS ».
Produit de la rencontre entre des cinéastes, des techniciens et des
ouvriers, les Groupes Medvedkine (en référence au cinéaste russe) ont
donné aux ouvriers/ouvrières, qui ne parlaient pas d’habitude, la
possibilité de s’exprimer avec des mots qui étaient les leurs. «
Classe de lutte » est le premier film réalisé par les ouvriers du
Groupe Medvedkine de Besançon. Il suit la lutte des ouvrières de
l’usine d’horlogerie Yéma et dresse le portrait de Suzanne Zédé, jeune
femme qui s’engage dans le militantisme syndical.
Film de
lutte, film d’engagement, portrait-trajectoire d’une salariée, « Classe
de lutte » aborde également les relations de la culture, de l’art et du
travail. Ce regard en arrière nous permettra, au cours du débat,
de réfléchir aux évolutions du rapport au travail, de l’image et de la
place des ouvriers dans la société, et des modalités de l’action
syndicale d’aujourd’hui.
Ce film a été projeté le 12 avril 2005
LE CHÔMAGE A UNE HISTOIRE
de G. Balbastre (2001) Soirée organisée dans le cadre du cycle Autres Regards avec le cinéma Le Zola A la MJC Montplaisir, à 19h30.
Débat en présence du réalisateur et de Philippe DAVEZIES, enseignant-chercheur en médecine et santé au travail.
1967
: la France compte 250.000 chômeurs. L’ANPE est créée dans un contexte
de crise industrielle. Mais à l’époque, une majorité de chômeurs
retrouve du travail rapidement. 1993 : la barre des 3 millions de chômeurs est franchie (12 % de la population active).
Le
film de Gilles Balbastre, construit à partir d’interviews et d’extraits
de films, retrace 35 ans d’une histoire jalonnée par des crises
économiques, des mouvements sociaux. Ce faisant, il nous montre les
transformations des entreprises, les évolutions des politiques de lutte
contre le chômage ou pour l’emploi, mais aussi les changements dans les
représentations sociales sur le chômage et les rapports sociaux.
En
faisant œuvre de mémoire, ce film nous permet de mieux comprendre cette
part de notre histoire économique et sociale récente et devrait nous
aider à penser la question du chômage telle qu’elle se pose
aujourd’hui.
Durée du film : 1h45 min
Ce film a été projeté le 24 mars 2005
VIOLENCE DES ÉCHANGES EN MILIEU TEMPÉRÉ
de J.M. Moutout Soirée organisée dans le cadre du cycle Autres Regards avec le cinéma Le Zola Au cinéma Le Zola, à 19h.
Débat en présence du producteur (sous réserve) et d’un consultant.
A
25 ans, Philippe arrive à Paris pour intégrer un grand cabinet de
conseil en entreprise. Le matin de son premier jour de travail, il
rencontre Eva, jeune mère célibataire dont il s’éprend. Sa première
mission, qu’il aborde avec enthousiasme, est de préparer le rachat
encore confidentiel d’une usine par un grand groupe. Ses premiers
rapports étant convaincants, il gagne la confiance de son chef qui lui
confie une nouvelle responsabilité : sélectionner le personnel qui
travaillera dans la future organisation de l’entreprise. Dès lors,
Philippe doit se convaincre et convaincre Eva du bien fondé de sa tâche
et faire face aux hommes et aux femmes dont il prépare le licenciement.
Ce film permet d’aborder de nombreuses questions liées au
travail, notamment la question de l’identité et de sa construction à
travers les rapport entre la vie intime amoureuse et la vie sociale du
travail, ainsi que la question des tensions et des contradictions dans
lesquelles chacun peut se retrouver pris. Jean-Marc Moutout nous
propose une « fiction documentée » particulièrement stimulante pour
penser et débattre de la place du travail dans notre vie, et de la
dimension éthique de tout travail.
Durée du film : 1h39 min
Ce film a été projeté le 20 mars 2005
AFRICASCOP
(histoires d’économie solidaire) Film de Denys Piningre et Pierre Guiard-Schmidt (2002) Durée 53 min
Ce film, tourné au Burkina Faso, présente plusieurs histoires de
solidarité qui ont pris la forme d’entreprises coopératives dans
différents secteurs (artisanat textile, réparation automobile, commerce
alimentaire, tannerie) et qui non seulement fournissent du travail à
des personnes, mais jouent également un rôle social par des formes de
prise en charge des plus démunis.
«
La solidarité génère de l’économie et l’économie engendre de la
solidarité » disent ceux qui se sont lancés dans cette aventure. Mais
cela ne va pas de soi. En effet, si l’appui d’organisations
internationales leur ont permis d’obtenir des crédits au démarrage, il
leur faut souvent trouver des débouchés à l’étranger car le marché
local est insolvable et l’état n’honore pas les contrats qu’il passe.
Dès lors on voit comment la question de la rentabilité vient percuter
les valeurs initiales qui ont présidé à la création de ces entreprises
solidaires.
Ce film a été projeté le 2 février 2005 en présence d’un des
réalisateurs (D. Pyningre), d’un membre d’une société coopérative
lyonnaise de restauration Bio, et de Bernard Husson, enseignant au
CIEDEL (Centre International d’Etudes sur le Développement Economique
Local).
SI LOIN DES BETES
Film de Manuela FRESIL (2003). Durée 52 min
L’élevage, c’est dix mille ans d’histoire partagée entre l’homme et
l’animal. Mais depuis les années 70, la rationalisation agricole a
transformé l’élevage traditionnel en système industriel de production
de viande, de lait, d’œufs, .... Ainsi, aujourd’hui, 26 millions de
porcs sont abattus chaque année en France. Si les conséquences
négatives de cette industrialisation (pollution, risques pour la santé,
...) sur la société sont largement pointées du doigt dans les medias,
le travail de ceux et celles qui ont pour métier d’élever les bêtes est
moins connu.
Manuel
Fresil est allée enquêter en Bretagne et en Catalogne pour montrer deux
conceptions très différentes du métier : d’un côté, des éleveurs qui
travaillent « avec » des animaux en essayant de leur maintenir de
bonnes conditions de vie. De l’autre, des producteurs de viande qui
exploitent des « machines » animales selon les prescriptions de la
zootechnie, et doivent faire comme si les animaux n’étaient plus du
vivant.
Ce film permet de questionner cette organisation du
travail désincarnée qui contraint les éleveurs à réprimer la part
affective et relationnelle de leur travail. Il permet aussi, par la
parole donnée aux éleveurs, de nous interroger sur nos comportements,
souvent contradictoires, de citoyens et de consommateurs.
Ce film a été projeté le 11 janvier 2005 en présence de la réalisatrice et de Jocelyne Porcher, chercheure à l’INRA.
MAIS QU’EST-CE QU’ELLES VEULENT ? [ Journée d'études ]
Film de Coline Serreau (1976)
Elles sont ouvrières,
paysannes, mères de famille... Elles s’interrogent sur leur vie, leur
place dans la société... Elles sont clivées entre ce que l’on attend
d’elles et ce qu’elles veulent être... Elles se battent à leur manière
contre les inégalités, les préjugés, les conditions qui leur sont
faites... Elles ne renoncent pas, et se livrent à la caméra les yeux
grands ouverts sur le monde. Coline Serreau dans ce film dérangeant,
dresse des portraits de femmes à une époque où elles cherchent les
voies d’une émancipation la plus élémentaire : gagner en autonomie,
être reconnue, « empoigner sa vie »... C’est dans ce contexte que les
femmes construisent leur rapport au travail, et les questions qui se
posent dans cette quête d’identité sont peut-être encore d’actualité...
Film projeté lors de la journée d’études du 6 Décembre 2004, « Le travail au féminin ».
Ce film a été projeté le 6 décembre 2004
OUVRIÈRES DU MONDE [ Journée d'études ]
Film de Marie France Collard (2000)
Derrière la nouvelle
évangile de la compétitivité, se cachent des vies singulières : celles
d’ouvriers, d’ouvrières qui, dans les pays du Nord comme dans ceux du
Sud, en font l’expérience directe. C’est leur parole, leur rencontre, leur vie quotidienne que le film nous propose de suivre. En
Belgique et en France, Rosa et Marie-Thérèse vivent leurs derniers mois
de travail dans les usines Levi’s. Leur histoire se conjugue à celle de
Yanti et d’ouvrières anonymes du secteur textile pour qui, en Turquie,
en Indonésie, aux Philippines,… le seul horizon semble représenté par
10, 12 ou 14h d’âpre travail par jour, pour un salaire plus que
dérisoire…
Film projeté lors de la journée d’études du 6 Décembre 2004, « Le travail au féminin ».
Ce film a été projeté le 6 décembre 2004
LES SUCRIERS DE COLEVILLE
Film d’Ariane DOUBLET (2004). Durée 1h30 Produit par Quark Productions
En 2003, la sucrerie de Coleville en Normandie ferme ses portes après
une ultime campagne, laissant une centaine de salariés sans emploi. «
Il y 34 sucreries en France. Dans 10 ans il n’y en aura plus que 25.
Coleville est la plus petite d’entre elles, donc elle doit fermer ». Et
pourtant, l’usine est rentable. Que faire face à cette logique
apparemment inéluctable ? Contre qui se battre ? Et se battre pour
sauver quoi ? Ici,
pas de longue lutte mais un plan social qui semble satisfaire
globalement les salariés. Mais c’est bien la disparition d’une
communauté de travail qui bouleverse chacun d’eux.
Ariane
Doublet commence à tourner au moment des premières rumeurs de
fermeture. Par une attention respectueuse qui se lit dans chaque image,
le film nous invite à prendre le temps de la rencontre avec ces hommes
en bleus et nous fait toucher du doigt à la fois le quotidien,
l’intimité des travailleurs à leur travail, leur fierté du travail bien
fait et la manière dont ils sont pris par l’attente lancinante de la
perte de ce travail.
Ce film a été projeté le 10 novembre 2004 en présence de deux ex-salariés de la sucrerie.
LE CLIENT ROI
(Europcar : 7000 serviteurs pour 5,5 millions de rois...) Réalisé par René Baratta Produit par Cinétévé
Le client est roi. L’entreprise est à son service et les salariés
doivent répondre avec célérité à ses exigences. Tout en maintenant un
haut niveau de productivité. Ce film nous emmène à Orly, chez Europcar,
loueur de voitures, pour observer dans quelles conditions les salariés
de cette entreprise relèvent jour après jour le défi. Huit
salariés nous font ainsi découvrir l’impressionnante logistique mise en
œuvre pour que « tout se passe bien ». « Quoi qu’il arrive, le client
doit repartir avec le sourire », affirme la formatrice qui expose aux
salariés stagiaires les dix commandements de cette loi. Le client est
roi ? « Bien sûr, jusqu’à une certaine limite, jusqu’à un manque de
respect », affirme Karine, familière des états d’âme des quelques
dizaines de souverains qu’elle sert quotidiennement. Le client est roi
? Bien sûr. Mais ce documentaire montre aussi que les dures lois de la
rentabilité inspirent à Europcar un dimensionnement « au plus juste »
des ressources mises à son service. Là n’est pas la moindre des
contradictions...
Ce film a été projeté le 25 mai 2004 en présence du réalisateur, d’une
salariée du centre commercial de la Part-Dieu, et d’un médecin du
travail.
PORTO MARGHERA
Réalisé par Paolo Bonaldi Produit par
Depuis plus de 40 ans, l’usine pétrochimique de Porto Marghera déverse
sur la lagune vénitienne, aux abords de la ville, ses fumées, ses
odeurs, ses déchets. A l’intérieur de l’usine, de nombreux ouvriers
sont victimes d’expositions quotidiennes à des toxiques non reconnus
comme tels : nombreux sont ceux qui, dans le silence et l’indifférence,
sont atteints d’un cancer... Le film relate et témoigne de la lutte
menée par Gabriele, un des ouvrier de l’usine chimique, pour dénoncer
la situation et tenter d’y mettre fin. Son investigation minutieuse et
sa bataille, isolée mais sans concession, vont déstabiliser les patrons
et autres responsables du système de reconnaissance... Après
AZF, ce film est une véritable invitation à réfléchir au droit
d’expression des salariés dans le monde du travail, notamment lorsque
la production est dangereuse pour les salariés et pour
l’environnement... Il nous invite aussi au débat sur la citoyenneté
dans la cité, et sur le silence que fait peser, de part et d’autre du
périmètre de l’usine, la peur du chômage, le chantage à l’emploi...
Ce film a été projeté le 29 avril 2004 en présence du réalisateur, d’un
élu de la liste Motivés au conseil municipal de Toulouse, et d’un
syndicaliste CGT.
SOS HÔPITAL
Réalisé par Marcel Trillat Produit par France 2
Tourné à l’hôpital intercommunal de Créteil, ce reportage réalisé par
Marcel Trillat, journaliste connu pour son intérêt pour le travail,
tire la sonnette d’alarme sur l’état de « délabrement » du système
hospitalier... Cette investigation menée avant l’été 2003 et sa
meurtrière canicule, donne au film un caractère prémonitoire : la crise
de l’hôpital ne date pas d’hier et le reportage met le doigt sur de
nombreux signaux d’alerte. Il montre comment les professionnels dans
l’action, face au manque de moyens, assurent néanmoins leur mission. Ce
film donne un aperçu saisissant des conséquences multiples (pour les
salariés et pour les patients) des changements successifs et profonds
du secteur de santé en France. Sur le terrain, de haut en bas de la
hiérarchie, on s’insurge, on est « désolé » du gâchis, on lutte comme
on peut, et on s’étonne que les décideurs aient tant de mal à voir et
entendre l’urgence de la situation. Les professionnels de la santé, de
plus en plus exaspérés, doivent gérer un quotidien parfois jusqu’à
l’absurde...
Ce film a été projeté le 4 mars 2004 en présence du co-réalisateur,
d’un médecin ayant participé au film, d’un syndicaliste CFDT du secteur
hospitalier, et de Francis Chateaureynaud, sociologue.
APPARTENANCES [ Journée d'études ]
Film de Bernard Ganne et Jean-Paul Pénard
Une usine, le
village, le domaine, les ouvriers : un patron « impérator », un métier
éprouvé, un ordre social totalisant ; immuable ? Rattrapée par le
temps, confrontée à la crise, l’entreprise familiale doit « serrer les
boulons ». Plus qu’une simple transformation, les heurts d’un
changement de mondes.
Film projeté dans le cadre de la
journée d’études du 30 janvier 2004 : « Le film comme outil d’analyse
sociale : 40 ans de transformations industrielles (autour des films de
Bernard Ganne) »
Ce film a été projeté le 30 janvier 2004
RUMEURS D’ATELIER [ Journée d'études ]
Film de Bernard Ganne et Jean-Paul Pénard
Le « management
participatif », la « flexibilité », ces maitres-mots des années 90,
quelle réalité ont-ils eu dans les entreprises ? Avec ce film de 110
mn, suite directe du précédent qui voit l’entreprise observée s’adonner
au participatif, supprimer les contremaîtres, développer les ERE
(Equipes à Responsabilité Elargie), c’est bien le temps qui guide et
fonde l’approche délibérément choisie par le chercheur. Ici, on ne
surfe pas sur « la question », mais on la construit par de
l’observation longue et patiente des ateliers afin de rendre « visible
» et « observables » les transformations industrielles : gageure ?
Film
projeté dans le cadre de la journée d’études du 30 janvier 2004 : « Le
film comme outil d’analyse sociale : 40 ans de transformations
industrielles (autour des films de Bernard Ganne) »
Ce film a été projeté le 30 janvier 2004
ANNONAY QUINGDAO [ Journée d'études ]
Film de Bernard Ganne et Jean-Paul Pénard
Après s’être «
flexibilisée », au tournant des années 2000, l’entreprise se
mondialise... Dans ce troisième volet, dernière et ultime étape
observée de cette évolution industrielle, l’usine s’exporte ou plutôt
exporte son savoir-faire en Chine... Nouvel éclatement, nouveaux
bouleversements : la mondialisation vue ici et là-bas. Analyse et
écoute des anxiétés : une plongée dans notre aujourd’hui...
Film
projeté dans le cadre de la journée d’études du 30 janvier 2004 : « Le
film comme outil d’analyse sociale : 40 ans de transformations
industrielles (autour des films de Bernard Ganne) »
Ce film a été projeté le 30 janvier 2004
PAROLES D'INTERMITTENTS
Réalisé par Philippe Baron Produit par ACTIONS 11 avenue du Chardonnet 35000 RENNES
Les intermittents du spectacle ont, notamment depuis l’été 2003,
multiplié les actions pour interpeller l’opinion publique sur la
réforme de leur statut et les conséquences pour la culture. Mais
au-delà des questions sur " la création en danger ", qui sont les
intermittents ? Comment parlent-ils de leur travail ? Ce
document tourné en juillet 2003 à Rennes leur donne la parole. Un récit
sensible, à plusieurs voix, un film choral, 35 femmes et hommes,
salariés de l’audiovisuel et du spectacle vivant,... témoignent devant
un rideau noir de leur activité et de leurs conditions de travail.
Ce film a été projeté le 15 janvier 2004 en présence d’une
intermittente ayant participé au film, du responsable de la
coordination des intermittents du spectacle de Lyon, et de Thomas
Coutrot, sociologue.
AU BOUT DES DOIGTS
Réalisé par Alban Cappello Produit par Atypik Productions
C’est dans un hôpital en région parisienne au sein du centre de
kinésithérapie qu’ont été recrutés Rachel et Guillaume, kinés mal
voyants. Leur recrutement n’a pas posé de problème... sauf qu’ils ont
fait le choix, l’un et l’autre, de ne pas faire apparaître « leur
handicap », cette « faiblesse », dans le CV retraçant leur expérience
professionnelle. Plutôt « miser sur le positif »... et comme ils le
disent eux-mêmes : de toute façon, à l’entretien d’embauche, « ça se
voit ». De
la même manière, ils considèrent « au bout du compte », être bien
intégrés au sein du collectif hospitalier... tout en témoignant l’un et
l’autre, chacun à sa manière, des efforts consentis avant l’accès à des
moyens adaptés... Ce film sensible retrace ainsi le travail
nécessaire à l’intégration de personnes déficientes visuelles, et
laisse à la discrétion du spectateur, tous ces savoir-faire
particuliers, nécessaires à l’exercice du métier « comme tout le monde
».
Ce film a été projeté le 17 juin 2003 en présence du réalisateur, d’une
salariée ayant participé au film, et de Michel Viossat médecin du
travail.
LA CHAÎNE DU SILENCE
Réalisé par Agnès Lejeune et Eric Monami Produit par RTBF
Parler du suicide au travail n’est pas chose facile. Agnès Lejeune, par
une investigation résolument tournée vers la recherche de
compréhension, non pas tant d’un « geste », mais du silence qui l’a
suivi, nous conduit à la réflexion sur le lien pouvant être établi
entre travail – collectif de travail – et prise en compte de la
souffrance (physique et psychique) au travail. Réalisé
dans une entreprise de production d’automobiles en Belgique, ce film
relate l’histoire de cette volonté de comprendre, à partir de
l’étonnement suscité par le déni collectif du drame qui s’est produit
sur le lieu de travail, devant les collègues et la hiérarchie. En
allant chercher du côté familial, la réalisatrice découvre non sans
stupéfaction, que ce salarié a raconté durant plusieurs années, une
souffrance qui s’origine dans un accident du travail et qui le conduit,
peu à peu, à un isolement social caractérisé par l’incompréhension,
comme stratégie d’occultation de son vécu par le collectif (y compris
les syndicats), et par une organisation dans l’impasse...
Ce film a été projeté le 13 mai 2003 en présence de Michel debout,
professeur de médecine légale, auteur du rapport parlementaire sur les
violences au travail, et de Anne Flottes, consultante, membre associée
du laboratoire de psychologie du travail du CNAM (équipe de C. Dejours).
FIGURES DE PATRON, VISAGES D’ENTREPRISE
Réalisé par Jean-Paul PENARD et Bernard GANNE, co-auteur, et Directeur de recherche en sociologie du travail, GLYSI-ISH, Lyon
Utilisant le film dans ses recherches, Bernard Ganne filme depuis 20
ans des entreprises de l’intérieur, afin de mieux comprendre et pouvoir
montrer leurs transformations internes : qu’est-ce qui a changé dans
les rapports de travail et les rapports au travail (rapport aux outils
de production, aux objets produits, aux autres...) ? comment a évolué
l’autorité et le mode de gouvernance ? quel impact a la mondialisation
du marché et de la finance sur l’organisation de l’entreprise et son
organisation du travail, etc...? Réalisé
dans une entreprise de la région Rhône Alpes, ce film présente 3
portraits de dirigeants qui se sont succédés : du patron « paternaliste
» au patron « mondialiste » en passant par une direction basée sur un « management participatif » des années 80, ce film explore les divers visages que l’entreprise a pu se donner au fil du temps.
Ce film a été projeté le 11 mars 2003 en présence du réalisateur, d’un
représentant du MEDEF, et du directeur de l’Agence Rhône-Alpes pour
l’amélioration des conditions de travail (Aravis).
LE TRAVAIL, LA SANTÉ, L’ACTION [ Journée d'études ]
3 films de René Baratta, réalisés pour le compte du Comité Central d’Entreprise d’EDF (2002)
Films projetés dans le cadre de la journée d’études du 6 mars 2003, « Nucléaire et risques industriels »
Le travail Quelle est la réalité du travail dans
le nucléaire et dans les industries à risques ? Les objectifs de sûreté
ne sont-ils pas mis en concurrence avec les objectifs de production (et
de rentabilité) ? Comment les salariés, individuellement et
collectivement, parviennent-ils à résister à une organisation du
travail qui « oppose » les salariés de l’entreprise et les
sous-traitants ? les agents de « terrain » et l’encadrement ? la
production et la maintenance ? etc... Qu’en est-il du sentiment de
maîtriser la situation ?
La santé Quel
est le vécu des salariés qui garantissent la sûreté des sites
industriels à risque pour la santé et l’environnement ? Où et comment
s’exprime-t-il ? Quelle visibilité a-t-on des conséquences de la
sous-traitance sur la santé des salariés (entreprises utilisatrices et
entreprises sous-traitantes, salariés et encadrement) ? Quel rôle
jouent les CHSCT dans ce domaine ? Quelles sont les observations des
professionnels et des scientifiques de la santé au travail ? Comment
les syndicalistes interviennent-ils sur ces questions ?
L’action Quelle
est la place du point de vue de ceux qui travaillent dans les choix
d’organisation ? Quel est l’impact des choix organisationnels sur la
qualité et la sûreté ? L’appel à « participer », « s’engager » et « se
responsabiliser » dans le travail s’accompagne-t-il de véritables
espaces permettant à chacun d’apporter son expérience, son avis... ?
Comment s’organise le débat sur le travail ? Quelles démarches
syndicales ? Comment s’opère la réflexion et comment se construisent
les « contre-pouvoirs » ? Les sous-traitants : quelle place dans ces
actions et dans ces débats ?
Films projetés dans le cadre de la journée d’études du 6 mars 2003, « Nucléaire et risques industriels » en présence de :
Michel Llory, ingénieur-consultant, auteur de « Accidents industriels : le coût du silence » Annie Thébaud-Mony, sociologue, spécialiste des questions de sous-traitance, auteure de « L’industrie nucléaire : sous-traitance et servitudes » Dominique Huez, médecin du travail Michel Lallier, syndicaliste CGT, secrétaire de CHSCT, co-auteur des films
SUR LE FIL DU REFUGE
Réalisé par Jean-Michel CARRE Produit par : Les films du Grain de Sable
Les travailleurs sociaux du Refuge, centre d’accueil de jour situé à Pantin, sont des bénévoles-professionnels « de l’écoute, de l’aide et du soin » auprès d’un public « en galère ». Ce
film, sans commentaires, nous livre les interrogations de cette équipe
saisie en situation selon un parti-pris cinématographique atypique. En
ne filmant jamais leur visage, le réalisateur a fait le choix de garder
parfaitement anonymes ces exclus, parfois « habitués » parfois « de
passage », venus finir une mauvaise nuit ou chercher un peu de
réconfort. Le film s’attarde par contre sur les travailleurs sociaux,
et nous laisse ainsi concentrés sur leur activité et sur le regard
qu’ils portent tant sur leur travail (à quoi servent-ils « vraiment »
?) que sur ces personnes en souffrance que Jean-Michel Carré, par son
choix filmique dérangeant, nous laisse symboliquement penser qu’elles
constituent « une population que l’on refuse de voir ».
Ce film a été projeté le 28 janvier 2003 en présence d’un ex-salarié du Refuge, et d’une assistante sociale.
TU SERAS MANUEL, MON GARS
Film réalisé par Catherine POZZO DI BORGO Produit par : CAURY Film
Dans ce film consacré aux situations d’apprentissage, la réalisatrice a
fait le choix de suivre quelques élèves du lycée professionnel Jean
Monnet de Montrouge durant leur scolarité en 97-98. Les
uns préparent un BEP de menuiserie-charpente, les autres un « bac pro »
bâtiment-travaux publics. Ils sont filmés en classe, dans les ateliers
et pendant leurs stages en entreprise. Au fil des mois, leur
personnalité s’affirme. Leurs espoirs et leurs craintes aussi. Leurs
témoignages, l’expression de leurs interrogations, ainsi que des
discussions entre leurs professeurs permettent de soulever quelques
questions sur le rôle des lycées professionnels, sur leurs liens avec
le monde du travail et les acteurs-clé qui constituent – ou non – leurs
interlocuteurs privilégiés dans ce travail de transmission « du métier
». Diffusé par ARTE en 2002
Ce film a été projeté le 10 Décembre 2002 en présence de la
réalisatrice, d’un enseignant ayant participé au film, et deux élèves
d’un lycée professionnel.
AFFAIRE À SAISIR
Réalisé par Eric SANDRIN, 2002 Produit par : BEKA et soutenu par l’ANACT
Ce film raconte la fin d’une entreprise familiale... Après 30
ans de travail consciencieux et passionné, un chef d’une entreprise de
130 employés passe la main à un de ces deux fils qui a appris le
travail. L’ambiance est familiale et chaleureuse, le savoir-faire des ouvrières aux mains d’or
assure une qualité unique de produits nouveaux (à destination des
hôpitaux), mais la standardisation et le volume croissant des
productions font bouger le rapport à la rentabilité et la
concurrence... Lorsque l’entreprise commence à aller mal, les
propositions se succèdent pour un rachat : le projet d’un homme
d’affaire qui aurait des capitaux à l’étranger retient l’attention de
la direction. Mais l’argent n’arrive pas, et les salariés, comme «
anesthésiés » par cette attente et cet espoir, cherchent à comprendre
pourquoi ils ne sont plus rentables alors que les commandes affluent...
Ce film a été projeté le15 octobre 2002 en présence du réalisateur, de
deux salariés de l’entreprise, et d’un expert auprès des CE.
AUCUN RISQUE ! PAROLES DE COMPAGNONS
Film réalisé par René BARATTA Co-scénariste Damien CRU, chargé de mission à l’ARACT Ile de France Produit par L’OUVRE BOITE
Face aux risques, il est courant de voir que les ouvriers ne respectent
pas toutes les consignes de sécurité. Leurs manières de faire semblent
traduire un véritable déni du danger : l’existence du risque semble
niée, comme s’il y avait une absence de représentation du danger
encouru. Dans ce film, René Baratta a cherché à « rendre visible » ce
qui reste bien souvent caché dans le travail, c’est-à-dire, les
rapports que les ouvriers entretiennent dans leur activité avec la
prise de risque, la peur, le danger.
Ce film a été projeté le 4 juin 2002 en présence de Damien Cru,
ergonome et co-auteur du film, et d’un préventeur dans le secteur du
BTP.
UNE POSTE À LA COURNEUVE
Film réalisé par Dominique CABRERA Produit par : ISKRA
Dans la continuité de la séance du 12 mars 2002 consacrée à la
précarité, « Une poste à la Courneuve » propose de s’intéresser aux
salariés confrontés dans leur travail à un public « précaire » (par
l’emploi et/ou par le travail). C’est aux guichets de la Poste à la
Courneuve que nous conduit la réalisatrice, là où l’activité des
postiers les rend témoins des difficultés quotidiennes d’une clientèle
« en marge » ou en voie de marginalisation. Dans ces situations, les
postiers deviennent en quelque sorte les « récepteurs » des problèmes
de la société.
Ce film a été projeté le 23 avril 2002 en présence de la co-scénariste et d’un salarié de la Poste.
DOUBLE ENJEU
Film réalisé par Alain SAULIERE Produit par :
Ce film a été projeté le 12 mars 2002 en présence du réalisateur et de Philippe Davezies, chercheur en santé au travail.
RÉJANE DANS LA TOUR
Film réalisé par Dominique CABRERA Produit par : ISKRA
Deux regards différents pour cette séance consacrée à la précarité :
d’une part, l’expression des jeunes embauchés en emploi-jeunes dans la
banlieue nord de Paris, et d’autre part, la situation de précarité
d’une femme employée à l’entretien dans des logements sociaux.
Ce film a été projeté le 12 mars 2002.
AU DELÀ DU RÊVE
Film réalisé par Daniel Kupferstein Produit par : Les films du village
Ce film évoque le travail des salariés de Disneyland à Marne la Vallée.
Derrière les barbes à papa, les gentils personnages des films de notre
enfance, s’impose un envers du décor déconcertant : délations,
harcèlement, pressions, faux témoignages de l’encadrement, flexibilité
maximale... au fil de l’image, les témoignages viennent lézarder le
rêve...
Ce film a été projeté le29 janvier 2002 en présence du réalisateur, d’un syndicaliste CFDT, et d’un ex-salarié de Mac Donald.
INFIRMIÈRES
Film réalisé par Jenny KEGUINER, 1995 Produit par QUARK Productions
Dans ce film, la réalisatrice a suivi des infirmières d’un service de
réanimation : elle les filme de façon sensible dans leurs activités.
Entre les gestes quotidiens du travail, elles parlent des joies et des
difficultés de leur métier, de leur rapport aux malades, à la
souffrance, à la mort... A l’heure où les infirmières sont en nombre
insuffisant, où les contraintes du travail se font plus dures et où la
reconnaissance du métier se fait attendre, le public a été invité à
débattre. Diffusion ARTE : mars 95 et juin 98
Ce film a été projeté le 11 décembre 2001 en présence de la réalisatrice, d’une salariée et d’une psychologue du travail.
CHANGEMENT À GARE DU NORD
Film réalisé par Christian LALLIER Produit par
A partir de recherches réalisées sur la relation de service par une
équipe de chercheurs à La Gare du Nord, Christian Lallier a réalisé un
film sur la vie des agents et l’errance des voyageurs dans le
labyrinthe des échanges métro-train-RER-bus. Lors
du débat les réalisateur et chercheurs aborderont l’intérêt de ces
regards croisés et ce que le film révèle de la relation de service au
public dans ces univers du transport urbain où les relations entre
voyageurs et agents ne sont pas toujours faciles du fait de la
complexité générée par l’intrication des différents modes de transport.
Ce film a été projeté le 29 mai 2001 en présence du réalisateur, d’un syndicaliste SUD et d’une psychologue.
ARRÊT DE TRANCHE, LES TRIMARDEURS DU NUCLÉAIRE
Film réalisé par Catherine POZZO DI BORGO, 1995 Produit par : Les Films du Village, Paris et soutenu par l’ANACT
L’envers du nucléaire ? Ce film traduit la vie de ces
salariés qui n’apparaissent pas à l’effectif des centrales nucléaires.
Leur travail consiste à intervenir au cœur des zones à risques
(radiation et contamination), mais leur emploi est condamné à rester à
l’extérieur depuis la politique d’externalisation des travaux de
maintenance des centrales. Ils vivent en nomade, au rythme des
chantiers, dans des caravanes, avec femme et enfants, sans toujours
savoir où ils interviendront demain ... ils partagent la peur de la
dose et l’angoisse de la maladie, de la mort. Ils sont souvent déchirés
entre l’envie de changer de métier et la nécessité de continuer... La
réalisatrice nous commentera la manière dont elle a pu produire,
construire et réaliser ce film dans un contexte aussi "sensible" que
celui du nucléaire et notamment avec l’interdiction de « filmer le
travail » à l’intérieur des sites. L’issue trouvée fut de recourir aux
témoignages des salariés concernés et leur entourage.
Ce film a été projeté le 24 avril 2001 en présence de la réalisatrice,
le secrétaire du syndicat CGT de la centrale de St Alban, et un
intérimaire travaillant dans une entreprise sous-traitante.
MON TRAVAIL, C’EST CAPITAL
Film réalisé par Marie Pierre BRETAS, Raphaël GIRARDOT et Laurent SALTERS Produit par : ISKRA, Montreuil
L’histoire des effets d’une restructuration sur un groupe d’ouvrières
de Moulinex. Le film nous invite à connaître leurs différentes
destinées après leur licenciement économique. En
mai 1997, la presse informe la fermeture imminente de l’usine Moulinex
de Mamers, dans la Sarthe. 411 employés concernés pour une ville de
6000 habitants. Chacun bâtissait sa vie autour de l’usine et à cet
instant tout chavire.... Ce film traduit comment le personnel va
lutter contre l’effet destructeur du licenciement. Nous voyons
également apparaître la place ambivalente du travail dans la vie de ces
personnes... sans travail <i>elles ne sont rien</i>, mais
le travail ne garantit pas obligatoirement leur santé... les maladies
professionnelles en témoignent... Ce film est également l’histoire
peu commune d’une rencontre entre un groupe d’ouvrières (un homme aussi
est dans le groupe) et une équipe de réalisation...
Ce film a été projeté le 13 mars 2001 en présence des réalisateurs et de 2 ex-salariées de Moulinex.
VOYAGES AU PAYS DE LA PEUGE
Film réalisé par Samir ABDALLAH Produit par : le réalisateur
Ce film réalisé dans les années 90 chez Peugeot à Sochaux, ouvre notre
programmation 2001, autour des évolutions du travail. Il pose des
questions d’actualité : nouvelles organisations du travail, précarité
et statut des salariés, mondialisation, sens du travail et dignité au
travail. Composé
de documents d’archives, de témoignages, le film met en perspective les
discours des différents acteurs de l’entreprise (patrons, salariés,
syndicalistes) confrontés à l’usine restructurée.
Ce film a été projeté le mardi 30 janvier 2001 en présence d’un salarié de Peugeot et d’un sociologue.
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